Je viens de lire…

Nos étoiles contraires, de John Green

Oui, j’ai bien une montagne de livres à lire, (pas toujours) sagement posés sur, sous et pas loin de ma table de nuit. Oui, je dois avoir encore une année de lecture devant moi. Oui, quand on me conseille un livre, je dis « au diable l’avarice » et « je lirai même quand je serai morte » et je prends ledit livre pour le dévorer dès l’actuel terminé. Merci ma Fanny pour ce joli prêt. Car honnêtement, des enfants cancéreux, qui vivent une adolescence au coeur de la maladie, c’est super sexy n’est-ce pas ? (C’est bien ce que je me suis dit en acceptant le livre, pour ne rien vous cacher. Et puis la quatrième de couv’, plutôt engageante, les yeux qui pétillent de la propriétaire du livre, bref…)

En bref : Hazel « Grace » fréquente un groupe de paroles pour enfants atteints du cancer et y fait la rencontre d’Augustus, qui deviendra son meilleur ami et… plus si affinités. Sur la même longueur d’onde, le couple d’adolescents va découvrir les prémices de l’amour et surtout, creuser la piste d’une suite réelle au roman qui a subjuguée Hazel lorsqu’elle l’a lu, et dont l’auteur a arrêté le dernier chapitre en plein milieu d’une phrase, jusqu’à le retrouver aux Pays-Bas, où l’écrivain s’est exilé.

Le plus : Une romance légère sur fond de maladie grave, il fallait oser et surtout la mener avec brio. C’est chose faite car le livre dépeint mille émotions qui ont une chacune une large part sans qu’aucune en éclipse une autre. On ne sait pas vraiment qui va devenir quoi, et c’est plutôt bien puisque nous sommes de suite amenés dans l’univers des enfants cancéreux, avec tous les possibles que cela peut générer, positifs comme moins agréables. Facile à lire, avec juste ce qu’il d’intrigues, les personnages sont touchants… bref, un bon roman à mes yeux.

Le moins : C’est une ambiance particulière que John Green nous dépeint dans ce livre et si on n’y entre pas rapidement, on peut rester au bord de la route et lire le roman avec un certain détachement qui gâche légèrement l’investissement émotionnel que l’on a l’opportunité d’avoir. J’ai personnellement eu du mal à adhérer au ton donné, malgré son charme indéniable. Pas sûre que dans la réalité, les choses puissent se dérouler ainsi. Et lorsque l’on parle cancer, on ne peut s’empêcher de faire des parallèles avec la réalité.

Immersion #1 – 1

Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Nîmes
Audience à juge unique d’un lundi de septembre 2014
19 dossiers au rôle

Mue par la curiosité universelle qui flotte autour des faits de société et l’envie de rencontrer mes pairs, je pousse doucement la porte de la salle d’audience, déjà si familière sous mes doigts. Je suis étonnée par le public peu étoffé sous mes yeux : à peine une douzaine d’âmes gravite autour des bancs et du bureau de l’huissier, derrière lequel patiente déjà une file de cinq personnes. Quatre avocats, sagement posés sur les banquettes en bois qui leur sont réservées en première ligne, discutent le bout de gras et échangent de la paperasse. L’ambiance est toujours bon enfant, avant la séance, entre les robes noires. Même après, le plus souvent, ce qui peut parfois surprendre suite aux débats. Une escorte flâne, un léger sourire aux lèvres et l’esprit visiblement ailleurs. Il passera les deux premières heures d’audience assis sur un des sièges « presse », collé sur la gauche de la salle. La greffière, quant à elle, est déjà sur les starting-blocks. Je m’installe sur le tout dernier banc au fond de la salle, proche de l’allée centrale.

Beaucoup d’allers et retours, la porte qui s’ouvre sans bruit pour laisser entrer un brouhaha joyeux de sonneries de téléphone, de discussions animées et de marches sonores dans la salle des pas perdus. Contraste certain avec le silence feutré de la salle d’audience dans laquelle quelques fourmis s’activent pourtant, chuchotant pour certains, écoutant attentivement pour d’autres. Des clients rencontrent leur avocat, des personnes se perdent dans la mauvaise salle d’audience et subitement, une sonnerie retentit. Nul doute, la cour est à la porte. L’huissier le confirme en l’annonçant, demandant au public de se lever. Le substitut du procureur s’installe. Dans la salle, un adolescent, ou pas beaucoup plus vieux, fait de la résistance et reste assis. Ses collègues le sermonnent à voix basse, jetant des coups d’œil gênés à droite et à gauche. Ils partiront quelques minutes plus tard, sans aucune discrétion, vers la salle d’audience dans laquelle ils devaient finalement se trouver. La jeune femme qui est entrée pour s’installer sur le siège de la présidence prononce son délibéré, décision de justice d’une audience antérieure -février 2014- qui nécessite une étude approfondie avant que le président ne se prononce. La culpabilité du prévenu est reconnue, pour une récidive de CEA (conduite sous l’empire d’un état alcoolique) : 3 mois fermes. Elle informe que la composition du tribunal change pour la suite de l’audience. Tout le monde se lève, au départ de la magistrate et à l’arrivée du nouveau juge.

Je remarque une dame d’une cinquantaine d’années, avec un voile aux motifs dorés, qui semble pétrifiée et en pleine interrogation sur sa présence en ces lieux. Un avocat s’entretient vivement avec l’un de ses clients. Un officier affichant une grimace comique entre par la porte qui jouxte le box des prévenus sous escorte, pour disparaître aussitôt. Il est 14h10 et la salle de remplit doucement. Un couple s’installe devant moi, discret et mal à l’aise. A ma droite se chamaille un duo édenté d’une soixantaine d’années. Un couple dont l’homme, nonchalant, n’arrive pas à chuchoter semble être satisfait de leur programme de l’après-midi. Sur ma droite, un couple maghrébin est clairement inquiet, l’un se tord les doigts, l’autre regarde avec anxiété vers l’estrade. Un homme fait jouer des élastiques autour de ses dossiers rouges roulés serrés, indifférent aux regards courroucés de ses voisins d’audience. Un homme est assis à mes côtés, répandant une forte odeur d’alcool qui devient un grand classique des bancs du fond d’une salle d’audience. Un mouvement de foule incessant, avec la porte battante comme point central, accompagne la présentation du premier dossier.

(…)

L’influence musicale du jour

La découverte 2014, que je ne cesse de creuser depuis, parce que franchement, il a tout pour plaire celui-là. Il est bon chanteur, il est roux, il est plutôt pas mal, il est roux, il improvise du tonnerre, il est roux, il a de supers copains (cf. dernière vidéo :p ), bref, tout pour plaire je vous dis. Un univers à la fois rythmé et poétique, c’est rare et c’est Ed Sheeran, mesdames et messieurs.

http://ww.youtube.com/watch?v=nSDgHBxUbVQ

Pour un petit moment à deux, c’est juste magique.

Atelier d’écriture – 5

Bon, z’êtes prêts ? Nan parce que les choses sérieuses commencent, là… Déjà qu’on a perdu les trois quarts des effectifs de base, je sens que je vais être seule sur le final !
Allez, on y croit ! On boucle notre atelier d’écriture pour la fin du mois ! Hop, hop, hop !

Il s’agit cette fois-ci, attention, avant-dernière étape… de rédiger. Oui, vous m’avez bien lue. Le truc de fou : un atelier d’écriture qui fait écrire. Du jamais vu !

Poème, prose, bref, le style que vous voulez, mais il vous faut employer au moins 5 des mots de chacune de vos listes préalablement réalisées.

Alors, cap’ ou pas cap’ ?

(pour reprendre du début, c’est par ici ! Et la dernière étape… le 30 juin prochain !)

L’influence musicale du jour

Une magnifique découverte, qui accompagne mes journées de travail, surtout celles pendant lesquelles je dois être au top de ma concentration créative. Le piano a un rôle important dans ma vie, parce que j’aime en jouer, qu’il est arrivé tard dans ma vie d’adulte, mais surtout, à l’écoute, c’est plus qu’une source d’inspiration. Je vous laisse découvrir son travail, car c’est juste sublime (idéalement avec une petite tasse de thé chaud)… Envoûtant.

 

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