Je viens de lire…

Game of Thrones T.14, de George R.R. Martin

Depuis que je suis tombée dedans il y a plusieurs années, je ne me lasse pas de vivre et revivre les aventures de nos familles royales et sauvages, d’un autre temps et d’autres contrées. La saga peut paraître très longue aux yeux de non-connaisseurs, mais si ces derniers savaient à quel point la fantasy mise en oeuvre par Martin peut être chronophage tout autant que délicieuse… Sans parler, pour la gourmande que je suis, des références plus que régulières aux mets cuisinés autrefois et qui me donnent envie de tout relire pour noter scrupuleusement chaque recette, ingrédient et cuisson (ça existe peut-être déjà sur le net, ça ?)… Non, non, je ne suis pas folle…

En bref : Plusieurs familles se tirent la bourre pour savoir à qui reviendra la couronne de Westeros, enfin, plutôt le trône, tout en fer qui fait mal s’il vous plaît, comme vous pourrez le constater par vous-mêmes (ne cherchez pas, certains n’ont pas la même notion du confort que nous). Alors à grand renfort de héros trucidés et de perfidies, autant masculines que féminines, explorées jusqu’au bout de ce qui est possible, le Jeu des Trônes (littéralement) fonctionne à merveille, même au-delà des mers et du Mur. Les Stark, les Lannister, les Greyjoy et autres peuples de l’Est, Ouest, Nord et Sud s’entretuent ou s’associent joyeusement, la plupart du temps dans des bains de sang (oui, pour les deux) et pour le plus grand bonheur des lecteurs avides de rebondissements que l’auteur, ce cher George, ne manque pas de nous offrir. Le tome 14 s’axe particulièrement sur la Reine Daenerys et ses choix stratégiques, l’installation d’un Bolton dans la patrie Stark et… comment ça je parle chinois ? Et bien lisez braves gens ! Amateurs d’histoires à l’eau de rose, fervents défenseurs de romans historiques ou lecteurs de polars bien ficelés, il y en a pour tout le monde dans cette saga….

Le plus : L’univers, assurément. Toujours aussi transportée par les détails et particularités des lieux, des personnages, des us et coutumes. C’est là l’oeuvre d’un fou qui sait écrire avec brio et monter des intrigues qui tiennent toujours la route. Inutile de fermer les yeux, vous entendez couler la rivière enjambée par tel chevalier ou sentez le parfum de la rose cueillie par telle courtisane. Les personnages deviennent rapidement attachants et la cruauté de l’auteur n’y est pas étrangère. Mais je n’en dirai pas plus sur le sujet. Il y aurait de quoi faire un roman, pour vous convaincre de vous lancer dans la lecture du tome 1, impérativement avant de sombrer dans l’adaptation télévisée, pourtant révélée plus que correcte par la critique comme les fans et surtout, esthétique. Mais vous savez bien qu’une lecture offre un voyage bien plus palpitant qu’un écran de télévision…

Le moins : Jusqu’à présent, il n’y en avait pas beaucoup, malgré l’envie irrépressible de baffer l’auteur à la lecture de certains passages (motus !) En revanche, le tome 14 devient un peu longuet sur deux ficelles de la trame (Arya et Daenerys, pour les lecteurs) et j’avoue m’être un peu ennuyée. Heureusement que l’une des deux situations citées en référence évolue, car mon entrain s’était un peu calmé depuis la fermeture de ce tome et comme le prochain mettra un certain temps à arriver en France, cela aurait été dommage, quand même. Donc vous avez compris… foncez !

Il m’aura fallu près de deux mois…

Pour me remettre à l’écriture. Mais j’y suis !

J’écris pour d’autres blogs, articles que je relaierai ici, mais également, comme toujours, sur ce que j’ai lu/vu/entendu. Je vais oser caresser l’espoir de croire être en mesure de rêver de pouvoir reprendre les impromptus, également.

Un lectorat, autre que les irréductibles qui se comptent sur les doigts d’une, oh peut-être deux mains, sera-t-il sensible à mes mots ? Carpe diem…

C’est parti !

A nouvelle année…

…nouveau départ !

Cette année est placée sous le signe de l’acceptation de ce que l’on peut offrir à l’autre, aux autres.

Pour ma part, j’ai décidé d’enfin assumer être en mesure de donner quelque chose de précieux et original à mon prochain, via l’écriture.
Donc le blog reprend un peu de souffle, pour m’aider dans ma tâche.

Première étape, un atelier d’écriture (jeté comme un pavé dans la mare ici-même en fin d’année dernière sans me soucier d’affoler ou non ma vingtaine de lecteurs encore présente -courageux que vous êtes !). Les réponses des participants (virtuels comme dans la « vraie vie ») seront lisibles en commentaires de chaque article. Rendez-vous en fin de semaine.

Prêts ? Lisez… écrivez… vibrez… vivez !

Je viens d’aller voir…

Guillaume et les garçons, à table !, de et avec Guillaume Gallienne

Une envie subite de me retrouver dans le noir et plongée dans une histoire qui ne serait pas la mienne, associée à un plaisir coupable en plein après-midi de travail, cocktail des champions pour savourer un film plébiscité par beaucoup de monde, critiques comme spectateurs. C’est ce qui a décidé le titre du film qui répondrait à mon besoin d’évasion du jour. Et franchement, je ne suis pas déçue. Inclassable pour moi, ce long métrage est truffé d’émotions que l’on sent vraies et sans chichi. J’ai aimé me questionner sur la véracité des faits, sans trop creuser non plus, afin de garder cette petite magie que confèrent les images sur grand écran.

En bref : C’est l’histoire d’un mec… Non mais vraiment ! C’est l’histoire d’un MEC, que l’on veut formater, qu’ELLE veut formater. Une histoire d’amour filiale, familiale même, fabuleuse, racontée avec beaucoup d’humour et qui nous fait réfléchir, forcément. La profonde analyse d’un jeune homme que l’on étiquète très rapidement et qui se bat comme un beau diable pour sortir de la case dans laquelle on a essayé de le faire rentrer avec conviction.

Le plus : Avant tout, l’image. C’est filmé avec beaucoup de classe, d’originalité et de modernité. Les lumières, les jeux d’acteurs, les choix de plans, tout est réuni pour un film qui est esthétiquement réussi, à mes yeux. Ensuite, l’humour étroitement mêlé à la sincérité de l’auteur. C’est une histoire loin des clichés qu’on nous livre ici, avec en même temps de sérieuses références à ces lieux communs que l’on nous sert régulièrement. J’ai ri, beaucoup ri, j’ai eu la larme à l’oeil, aussi et je suis épatée qu’un film puisse être aussi juste dans les sentiments et la retenue. Juste ce qu’il faut. Guillaume Gallienne nous propose un film divertissant mais profond, un peu voyeur mais philosophique. Oui, tout ça à la fois. Il joue le rôle de sa mère avec amour et respect, et j’ai pris plaisir à imaginer les traits, le comportement, de cette personne. Courez le voir.

Le moins : Le malaise, léger, que l’on peut éprouver quand on se demande si vraiment, tout ceci est autobiographique, car si c’est le cas… pauvre garçon. Je me suis également mise à la place de la matriarche et forcément, ça dérange. Mais c’est aussi un formidable témoignage d’amour, que de réussir à mettre en mots, puis en images, cette relation loin d’être évidente à (di)gérer.

Impromptu de la semaine : Ca a débuté comme ça

Ça a débuté comme ça. Moi j’avais jamais rien dit. Rien. Mais ça m’est tombé dessus, d’un coup. Pourtant, pas un mot plus haut que l’autre, jamais. Mais ça a débuté comme ça. Des regards perdus, des soupirs légers, des sourires qu’on oublie et l’enthousiasme qui se meurt. Alors on pense qu’on le perd, on le voit partir, mais on ne sait pas trop où. Alors on essaie de savoir, on questionne, on bouscule un peu, on titille, souvent. Moi j’avais jamais rien dit. Rien. J’essayais juste de comprendre, de saisir ce qui se jouait, là, sous mes yeux, invisible cruauté. Je tentais, à maintes reprises, de reprendre la main, de conserver ce petit bout de tissu tiède, qui endort si facilement le soir, quand on a besoin de réconfort. Je croyais à des lendemains chantants, ensoleillés, où tout le monde retrouverait sa place, juste comme avant. Ça a débuté comme ça. Un détachement sourd et sournois, une affection que l’on vit et que l’on vide de toute substance, petit à petit, une alchimie qui se perd dans la réalité et perdure dans les souvenirs, insaisissable cruauté. Mais moi, j’avais jamais rien dit, rien ! Je ne demandais qu’à donner, offrir, toujours, toujours plus, toujours plus fort. Je voulais partager cet océan d’amour doucereux niché à l’intérieur de moi, cet océan peut-être un peu écoeurant, à force, mais toujours sincère. Mais on n’en a plus voulu. On l’a regardé sans dédain, juste avec de l’indifférence. Le niveau de l’eau est alors monté. Et le ressac, de plus en plus pressant, m’a rendue malade. J’ai creusé, creusé loin, pour écoper cette amère eau salée, pour éviter de me noyer dans ces sentiments qui finissaient par stagner, là, tout au fond. Ça a débuté comme ça. J’ai fini par me perdre dans le bleu de son âme et goûter le fer du sang de son coeur. J’ai fini par vomir cet amour, ces douleurs, ce trop-plein de lui. Ça a débuté comme ça. Moi j’avais jamais rien dit. Rien.

Pour prendre connaissance du thème de la semaine, c’est par là.

Pour savoir ce qu’est un impromptu, c’est par ici.

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