Impromptus : Aprés l'amour…

 

Après l’amour… vient le beau temps.

 

Tout commence par une tension dans l’air. Imperceptible au départ, elle enfle jusqu’à rendre l’atmosphère étouffante. Il faut relâcher la vapeur. L’électricité est là, elle parcourt chaque parcelle des deux corps face à face, hérissant le plus petit poil, faisant tressaillir le moindre pore, distillant sa chaleur au plus profond d’eux.

 

Le courant passe. Par les regards d’abord. De brefs, ils deviennent appuyés pour finir par ne plus se quitter. Lorsque le contact visuel est rompu, c’est que le toucher a pris le relais. Les doigts se posent un à un sur la peau encore frémissante. Ils réalisent de douces arabesques en frôlant l’épiderme, réveillant les autres sens qui seraient encore endormis.

 

Quand la bouche entre en scène, les mains deviennent pleines, elles attrapent ce qu’elles trouvent sur leur passage. Les baisers légers se muent rapidement en une exploration fiévreuse, humidifiant les corps, comme le ferait une pluie fine et tiède.

 

L’intensité augmente. Des éclairs de désir jaillissent des yeux, alors que le tonnerre gronde sourdement dans les entrailles. Tout se fait feu, s’embrase au moindre geste. Un nuage de soupirs flotte dans l’air, augmentant encore la température des corps.

 

Enfin, le ciel s’ouvre en deux quand vient l’extase commune, agitant les corps, qui restent un moment remués par les soubresauts de l’intensité du plaisir. La foudre est tombée. Là où le coeur est marqué. A vie.

 

Après l’amour… vient le beau temps.

Je viens de voir…

Shane Black’s Kiss Kiss Bang Bang

Tout simplement e-xce-llent !

Attention, il ne s’agit pas là d’un film d’auteur (pas trop mon truc en général, but I’m open), ni d’une « super » production américaine (là je suis cliente de temps à autre… ok, souvent…) et c’est pas non plus du cinéma français (que j’aime beaucoup), mais avec le titre, vous le saviez déjà.

C’est un pur « buddie movie« , avec deux acteurs que j’affectionne particulièrement et qui ici, s’en donnent à coeur joie dans le jeu décalé. Val Kilmer et Robert Downey Jr (mamma mia) mènent ce film vraiment rock’n’roll, avec quelques cascades un peu tirées par les cheveux, d’autres actions plus convaincantes et surtout, surtout, des dialogues à faire mourir de rire.

En plus, trés honnêtement, si le scénario n’est pas d’une brillance extrême, l’histoire accroche et il ne faut pas en louper 5 mn, sinon on ne sait plus qui est qui ainsi que qui fait quoi. Mais c’est aussi un des charmes du film. Des retournements de situation rocambolesques, un poil de sensibilité et beaucoup d’humour.

A voir. Absolument.

Palladium VS Converse

Palladium  Je me souviens encore aujourd’hui, de mes fameuses Palladium Pampa Low couleur Lie-de-Vin, une teinte que j’affectionnais particulièrement à l’époque, tout comme le Bleu Nuit, le Noir, le Camel… des couleurs d’ado des 90’s !

Mes « Palla », jusqu’à leur belle mort, trouées de partout qu’elles étaient et pleines de souvenirs de ballades et autres crapahutages de gamine (pas) boutonneuse, me donnaient l’impression justifiée d’être « in » et surtout, se mariaient véritablement avec l’ensemble de ma garde-robe, de mes jeans à mes petites jupettes d’été.

Je me sentais tellement bien dedans que je ne voulais rien porter d’autre et surtout, pas les jeter comme des malpropres, malgré l’air pitoyable qu’elles ont fini par me donner !

C’est mon mec de l’époque qui les a sauvagement jetées à la poubelle, sous mes yeux plein de larmes, n’arrivant pas à se détacher de cette terrible condamnation sans possibilité d’appel que représentait la benne à ordure. Ben oui, fallait aller jusqu’à la benne, car la poubelle de la cuisine ne me faisait pas peur : je les avais déjà repêchées pour les passer à la machine et les remettre tendrement sur mes mignons petits pieds.

Meuh non je ne suis pas folle. J’ai des goûts prononcés et je sais ce que je veux, nuance. Le problème résidait d’ailleurs plus dans le fait que je ne trouvais pas les soeurs jumelles de mes Palladium chéries et que donc, je n’avais pas de solution intermédiaire pour satisfaire tout le monde. Mon mec de retrouver une jeune fille aux pieds regardables, mon entourage de ne plus se prendre murs et réverbères pour cause de focalisation sur un point bas, et moi… ben moi ça allait !

Finalement, après que la benne ait eu raison de mes chaussures adorées, dont je garderai toujours au fond de mon coeur l’odeur particulière (mmhhh), j’ai commencé à farfouiller dans les magasins des Halles, à la recherche des nouvelles stars de mon meuble à chaussures. Et justement :

 Converse quoi de mieux que des All Star pour remplir le rôle ? La perfection même (odeur comprise) ! Le style, l’élégance, la chaussure qui collait parfaitement aux jeans (un peu moins aux jupettes, j’en conviens, mais devinez quoi ? c’est pile à ce moment que j’ai arrêté de mettre des jupettes) et surtout, à mon goût immodéré pour le « out-fashion », courant que je privilégie depuis mon plus jeune âge (sur lequel j’avais fait une croix temporaire le temps de mes Palla, je l’admets…).

J’avais trouvé la perle rare. Ma première paire de Converse toujours dans les tons bordeaux, montante, a duré presque deux ans. La seconde, basse et rouge, un peu plus d’un an. Et depuis, j’use les All Star comme je change la couleur de mes rideaux, c’est à dire environ une fois tous les deux ans, car je ne suis plus une gamine (non, non), je sais mettre d’autres chaussures que mes baskets… au moins pour les garder plus longtemps !

Aujourd’hui, je gravite une nouvelle fois avec des All Star bordeaux, montantes… et mon oeil lorgne sur une petite paire basse et blanche… à moins que je ne me tourne vers Palladium, qui sort des modèles sympas pour l’été 2008… mais rien n’est moins sûr !

Les Feux de la Blogosphère (et d’ailleurs)

Je visite quotidiennement (environ 30/45 mn de mon temps passé sur l’ordi, je l’améliore chaque jour d’ailleurs) plusieurs blogs sur lesquels j’ai accroché, que ce soit au niveau du style d’écriture, des sujets abordés… ou les deux.

Donc dans la matinée, comme tous les jours, entre un devis et un coup de fil, je vais faire un petit coucou à mon ami Nicolas. Je me trouve nez à nez avec son dernier article (tiens, encore un !), publié la nuit ou tôt ce matin, on ne sait jamais avec lui. Aprés tout, on s’en fout d’ailleurs, tant qu’il publie quelque chose (car il n’y a rien de plus terrible qu’un blog laissé à l’abandon, sans message d’avertissement au préalable, j’ai remarqué ça en visitant des blogs livrés à eux-mêmes et aux visiteurs désappointés. Bref, je m’égare…).

A la lecture de son billet, je reconnais un thème traité régulièrement ces temps-ci sur toute la blogosphère, avec plus ou moins d’humour, plus ou moins de détachement, mais des avis souvent bien tranchés. Dans cette nouvelle affaire qui ravage la communauté à laquelle nous, blogueurs, appartenons tous, j’ai commencé à me faire une opinion. En fait, j’y avais pensé lors de mes premiers pas dans le domaine des sites à commentaires, mais comme toute petite nouvelle qui se respecte, j’ai fermé ma bouche.

Aujourd’hui, mon opinion s’étant donc affirmée, ainsi que ma position dans la communauté, je vais à mon tour publier sur le sujet. Si ça vous intéresse, c’est en dessous. Si ça ne vous intéresse pas, vous avez des liens sympas sur lesquels cliquer dans la colonne de droite (arrivederci !).

Donc, entrons dans le vif du sujet, car pour ceux que la curiosité n’étreint pas, et qui n’ont donc pas cliqué sur le premier lien de cet article, ou même ceux qui n’auront pas compris la subtilité du titre de ce billet, je vais parler, pas longtemps ne vous inquiétez pas, des relations entre humains, cachés derrière un écran, ou non.

En préambule (oui ok, on en est à la moitié de l’article et je parle encore de préambule… et alors ?), je vous envoie par là, chez les ménagères, qui ont elles aussi,un avis sur la question, lequel je dois bien avouer, me fait saliver d’envie car j’aurais aimé écrire le même texte, surtout avec la même métaphore !

Bon, vous êtes revenus ? Non, non revenez ! Je sais, leur site est attractif, mais c’est ici que ça se passe ! Reprenons. Tout ceci, oui, tout ceci chers lecteurs, me fait penser à… mon départ du lycée, juste avant la première partie des exams (que j’ai quand même été passer).

Je ne supportais plus l’ambiance puérile, les gnagnagnas et autres imbécilités du genre adolescent… les greluchettes qui se plaignaient de ne pas m’avoir eu à côté d’elles au déjeuner, les superficielles qui me cotoyaient à la récré parce que j’avais les dernières pompes à la mode, les petits mecs qui lorgnaient sur mon décolleté avec des visées bien précises et sans être capables d’aligner deux phrases de français correct, se foutant royalement qu’à l’époque, il était nécessaire pour moi d’au moins échanger deux ou trois mots avant de… enfin. Je me suis donc dit que pour me sentir bien, en harmonie avec les autres et moi-même, je devais passer à l’étape supérieure, la vie active, chagée de gens intéressants et de relations enrichissantes.

Et puis j’y suis entrée, dans la vie active, et là… grosse déception ! Le monde des grands, soit-disant adultes, était pareil… non, pas pareil, pire ! Les grognasses qui me reluquaient de la tête au pied parce que je copinais avec le Chef, les trouillards qui ouvraient leur bouche pour me descendre dès que je gravissais un échelon de plus dans ma branche, les envieurs de bas étage qui ne comprenaient pas pourquoi la nouvelle allait sur le salon et pas eux, etc… sans parler de la cafet’ de l’une des boites, dans laquelle se déroulait le feuilleton le plus savoureux de ma carrière professionnelle, digne de Dallas et des Feux de la Blogosphère, mélangeant mesquinerie des filles et coups bas des gars.

Je suis donc passée par plusieurs étapes dans mon épanouissement personnel et ma réussite professionnelle, passant au travers de ces histoires… humaines on peut dire, mais franchement peu attrayantes.

Et cela ne vous étonnera pas si je vous dis (alors que vous l’avez certainement constaté par vous même) que les relations blogosphèriques sont dans la même veine.

En fait, mettez des êtres humains en collectivité, il en ressortira ces histoires à coucher dehors. Et dans le monde merveilleux des blogs, ça donne : kikimemé1kom ? kikivi1voarmonsit ? kikiféatentssionamoa ? tavusuivenuvoartonblog ! étoatuvi1kanvoarlemi1 ? ti1jtemé1li1 !

(phrases codées pour ne blesser aucun(e) blogueur(ueuse) qui pourrait se reconnaitre)

Ok, tenir un blog tient forcément un minimum du nombrilisme. Attention, nombrilisme actif (j’y tiens, parce que c’est quand même moins laid que le nombrilisme passif. Non, trouvez pas ?). Encore que ma toute toute première fois était collective et visait à défendre une cause juste. Point de regard tourné vers le nombril dans ses conditions. Quand la cause réunificatrice a été entendue et réglée, le blog a cessé, tout naturellement.

Par contre, en ce début d’année, forte d’une introspection particulièrement efficace menée courant 2007 (donc nombrilisme à donf’), j’ai ressenti le besoin de coucher certaines choses, certaines émotions, certaines histoires, réelles comme fictives. J’ai alors créé ce que vous trouverez derrière Circonstances Atténuantes. Je ne sais plus pourquoi j’ai eu envie de mettre ces écrits en ligne. Aujourd’hui, je répondrais « pour créer un espace, proposer une alternative à la pensée, susciter un échange, ou pas ». Oui, c’est pompeux hein ? Ben c’est comme ça, c’est tout.

J’ai fini tout naturellement par découvrir l’univers des autres blogs, et de fil en aiguille, de clics en clics, je suis arrivée sur certaines pages qui méritaient vraiment qu’on s’attarde sur elles. Enfin non, j’ai d’abord appris que je n’étais pas girly (du tout), que je supportais mal l’écriture usitée par bon nombre aujourd’hui (kiki, c vré, etc.) et que l’humour faisait vraiment la différence. Ah oui, j’ai pris une bonne claque dans la figure également : moi qui me croyais intelligente, j’ai découvert des blogs à vous filer des complexes sur votre nombre de neurones et ce, à vie. D’ailleurs, j’y retourne plus, suis pas maso, j’aime pas me rappeler sans cesse qu’il existe des endroits où je dois relire 6 fois un texte avant d’en comprendre la teneur.

Puis j’ai découvert des blogs simples, qui donnent envie de lire, de voir, d’écouter… et de donner son avis ! J’ai commencé à poster des commentaires, avec mon blog en lien dans mon identité virtuelle. Je me suis vite rendue compte que j’étais souvent en décalage avec les blogs que je visitais, par rapport à ce que je mettais moi-même en ligne. Ca ne facilitait pas les échanges (et le tonus de mon égo virtuel chutait à vue de clic). Mon côté bavarde et ma curiosité ont accentué la chose : il me fallait continuer à nombriler dans la blogosphère, avec un blog plus léger, et dans lequel je pourrai faire passer autre chose que l’émotion des mots.

Voici donc la création d’En Aparté (je mets pas de lien là, vous y êtes déjà ! Si ? Vous voulez quand même ? Bon, d’accooooord). Et là, éclate totale de mon nombril : les 3 premiers jours, 3 vues quotidiennes du blog. 25 vues deux jours plus tard. 50 le lendemain. 130 une semaine plus tard. Je ne fais donc pas partie des blogs influents et j’en suis bien contente. Car ce que j’aime avant tout, c’est échanger, pas devenir populaire (ça c’est la phrase pour faire bien). Mais ce que j’aime par dessus tout, c’est de constater que mes petites choses légères intéressent des lecteurs (ça c’est la phrase pour de vrai de vrai). Mon égo virtuel est à son top !

Aprés les guéguerres de blogueurs et blogueuses, de celle qui a piqué le concept de l’autre, de celui qui laisse jamais de com’ mais qui veut en recevoir, de celui qui laisse plein de com’ mais qui n’en laisse jamais, etc. etc. c’est carrément puéril. Et plaisant à lire de l’extérieur, je vous l’accorde !

Bon, je peux comprendre que l’on apprécie un petit mot gentil sur ce que l’on pond, de manière assez régulière pour générer une fidélité de lecture (enfin, si elle est un minimum intéressante, la lecture, pas comme ce billet inutile et à rallonge, hé hé). Je fais même partie des personnes à qui ça fait plaisir (le message est passé ? c’est pas avec mes 2 à 4 coms/article que je vais péter les scores hein !), comme tout un chacun je suppose.

Je mets un point d’honneur à répondre à ceux qui font l’effort de cliquer sur « ajouter un commentaire », mais je n’en attends pas plus de fidélité de leur part (je vous assure ! Mais revenez quand même hein, ça m’embêterait de gâtifier toute seule comme une vieillote que je suis… pas encore). De même, je pense réellement que les trolls et autres sabreurs de blogs n’ont que l’utilité et l’importance qu’on leur prête (merci la modération des coms… remarque j’ai bien essayé de l’enlever sur ce blog pour y ajouter un peu de piquant -j’aime le danger- mais j’ai pas trouvé où ça se passait… une bonne âme wordpresseuse pour m’aider ?)

Alors chers lecteurs, je vais mettre un terme à ce poncif, mais avant cela (oui c’est pas fini), je souhaite à mon tour relayer le message de paix et d’amour que Nicolas, mon cher ami, a commencé à distribuer ce matin. Enfin, non, je vais le nuancer quand même : il n’est pas nécessaire de nous aimer tous, les uns et les autres. Fouttons-nous simplement la paix. Commentons lorsque nous en avons envie, ne nous formalisons pas quand personne ne réagit à un article, évitons les agressions inutiles et puis… pour les amateurs de sensations fortes question volume de commentaires, vous pouvez toujours aller par . Chaque mercredi, c’est plus de 200 coms, obligé.

Une comédie de bon voisinage

Voici un court métrage réalisé en 2006 par Jean Pascal Gautier. Ce dernier, acteur célèbrement inconnu qui a joué dans le film Alissa vers la fin des années 90 (il y incarnait un contrôleur SNCF) a donc porté ces images dans le cadre de sa nouvelle casquette, réalisateur. Bon, depuis, il n’a rien réalisé, d’accord. Mais nous lui souhaitons bonne chance (quand même) !

De toute manière, c’est pas lui, planqué derrière sa caméra, qui est drôle. Plutôt les acteurs, Axelle Laffont (minimale), Claudia Tagbo (fatale) et Laurent Bateau (hum…)

Enjoy !

Suspens…

Si les points de suspension pouvaient parler,
ils pourraient en dire des choses et des choses… (
Pierre Dac)

J’aime beaucoup cette maxime, autant que j’aime les points de suspension…!

J’use et abuse de cette ponctuation, tour à tour pour nuancer mes propos, qui peuvent parfois être mal interprétés à la lecture, également pour laisser planer le doute, histoire de ne pas briser une ambiance, mais aussi pour donner la possibilité au lecteur d’imaginer la suite, à sa guise… suivant la complicité qui nous lie ou le sujet exploité…

J’aime les points de suspension, car comme le disait si justement Pierre Dac, ils peuvent tout dire… ils laissent libre cours à l’inspiration du moment, au désir qui nait et à l’envie qui pointe. Utilisés autour d’un thème sans équivoque, les points de suspension donnent de l’intensité aux échanges, ils les réhaussent d’un petit quelque chose d’indéfinissable…

En abordant des sujets plus sérieux, ils permettent de casser une phrase lourde de sens, afin de la rendre plus digeste. Ils peuvent aussi atténuer la portée d’un propos, difficile à exprimer par l’écrit.

Dans le cadre d’un échange plutôt amusé, il donne la possibilité au correspondant de reprendre la main, d’ajouter son grain de sel à la joute qui se déroule virtuellement, puisque les points de suspension, vous en conviendrez, sont bien difficiles à utiliser dans la vie réelle !

Je veux bien entendu parler des conversations de vive voix : il n’est pas aisé de placer la ponctuation dont il est sujet ici… encore que… un silence dosé, un regard explicite, un geste en attente… oui… finalement…

Les points de suspension peuvent si bien se transposer en face à face…

Impromptus : J’aimerais devenir…

J’aimerais devenir…
… ce que j’aurais dû être.

Un brillant journaliste, un talentueux écrivain,
un homme sachant manier les mots avec conviction, en respectant leur poids, leur insufflant la vie, un sens, une dimension. Déplaçant des montagnes à leur seule évocation.

J’aimerais devenir…
… ce que je ne serai jamais.

Un chef d’entreprise respecté, un politicien extraordinaire,
un homme engagé dans des valeurs (in)estimables, protégeant les siens, proches comme inconnus. Révélant la vraie nature de l’Homme, celle du fond, idéale et spectrale.

J’aimerais devenir…
… ce que j’aurais pu être.

Un pilote de course automobile, un sportif de haut niveau,
un homme solide, compétiteur forcené, atteignant les sommets à la seule force du poignet, conjuguée à un mental d’acier. Relevant tous les défis, accomplissant les prouesses avec volonté.

J’aimerais devenir…
… ce que je ne devrai jamais être.

Un goûteur de vie, un faiseur d’émotions,
un homme vrai, qui ne se ment pas à lui même, qui ne touche pas à l’intégrité de ses sentiments, même si ceux-ci n’entrent plus dans le moule imposé par les Autres. Réussissant à aimer, tout simplement.

Remords et Regrets s’emmêlent et s’éclipsent…
… pour ne laisser que la trace de leur morsure commune.

Foutaises

Je vous laisse le découvrir ce court-métrage, si ce n’est déjà fait…

Spéciale mention à Marc Caro qui s’est occupé des bruitages additionnels, ils ont tout particulièrement attiré mon attention…. de même, le comédien qui n’est plus à présenter et dont j’adore la gueule…

Régalez-vous !

3ème catégorie

En réponse à un billet particulièrement attrayant et écrit sur les Pestes, posté sur Epidemik voilà quelques jours maintenant (et à l’invitation de l’auteur, Lau, de ce même billet à me lâcher sur la catégorie à laquelle j’appartiens, et dont je n’avais pas vu la trace dans l’article original -reprenez votre respiration- ), je déclare officiellement ouverte la 3ème catégorie de Pestes : la Peste Attachiante (copyright « Sainte Ango ayez pitié de nous pauvres pécheurs »)

Et bien oui chers lecteurs je vous le dis, il n’y a pas que les Petites Joueuses (P.J.) et les High Levels (H.L.) dans le monde des Pestes ! Vous pouvez être entourés, vous, pauvres mortels, de membres dignes ou se flattant de faire déjà partie de cette catégorie hors norme que forment les Pestes Attachiantes !

Loin des faux airs que prennent les P.J. ou de l’idée fixe d’aller emmerder le monde qu’affectionnent tout particulièrement les H.L., les P.A. (Pestes Attachiantes, donc) se flattent d’être non pas juste intelligentes, mais brillantes (et modestes cela va de soi). De plus, les P.A. n’ont pas besoin d’attirer l’attention, le public est envoûté d’office.

Pas besoin de surjouer, elles ont en elles le véritable charisme que mérite le terme de Peste. les gens viennent à elles commes les abeilles butinent les fleurs. Les simples mortels se nourrissent de l’aura naturel de la Peste Attachiante et celle-ci les remercie de maintenir le niveau d’égocentrisme nécessaire à toute Peste qui se respecte à flots, en accordant à ces pauvres brebis inconscientes le peu d’attention que la P.A. est en mesure d’accorder à une autre personne qu’elle-même.

La Peste Attachiante ne mâche pas ses mots, mais reste polie. Elle met les pieds dans le plat quand le sujet l’interpelle au plus haut point, mais reste sage quand il s’agit d’échanger des banalités : inutile de perdre son énergie en civilités.

Attachante et chiante, oui. Sincère et directe, la P.A. ne peut que s’attirer la sympathie de son oratoire. Fidèle à ses principes, la franchise est son arme absolue, la morsure (au sens propre comme au figuré) son arme fatale. Tandis que sa sociabilité à toute épreuve lui font rencontrer moult personnages intéressants, elle sait raison garder et fera fonctionner son sixième sens sans égal pour diriger ses conquêtes, virtuelles comme réelles.

Car la Peste Attachiante, c’est aussi une femme (et non une fille, on ne joue pas dans la même cour, hein les P.J. ? n’est pas les H.L. ?) qui sait se donner les moyens de ses envies, et les crier haut et fort ces envies, voire convertir les plus sceptiques à une cause noble et juste, ou purement nombriliste quand le besoin s’en fait sentir. Oui la P.A. reste une Peste, sa gueule avant celle des autres voyons.

Pour finir, la Peste Attachiante ne peut pas laisser indifférent. Sa méthode « j’me la joue cool » peut irriter les véritables H.L., mais elle s’en fout. Sa nonchalance et sa classe innée peuvent déstabiliser les P.J., mais elle s’en contrefout. Sa manière d’être toute entière peut exaspérer les non-Pestes et brebis égarées, mâles comme femelles, mais elle s’en carre complet.

La Peste Attachiante, c’est celle qui ne vous laissera jamais indifférent, la Peste à côté de laquelle vous ne pourrez pas passer sans dire un mot, de quelque nature que ce soit, gentil comme méchant. Et voilà son unique plaisir : susciter.