Les Foutaises de Plume (Gem/Gempa Epidemik)

Ecrit pour Epidemik, sur proposition de Cholera

J’aime l’odeur du café italien, surtout à mon réveil. Et même si je n’en bois plus. Celle du pain chaud, de la tarte aux fruits en train de cuire et des plats mijotés par mes grands-mères.

J’aime bien le cliquetis que fait le clavier quand je tape dessus, surtout rapidement, ainsi que les animations sonores des vieux jeux vidéo Atari. Je n’aime vraiment, mais alors vraiment pas les mails à répétition avec .pps, chaines et tutti quanti.

Je n’aime aucune attentes. Enfin, si. Uniquement celles qui précèdent les fêtes, les vacances, les rencontres. Elles sont à mon sens le meilleur de l’évènement.

J’aime sentir l’odeur nichée dans le cou de ma progéniture, entendre leur respiration portée à mon oreille grâce aux calins distribués sans compter. Et je n’aime pas les soubresauts qui agitent un enfant après un gros chagrin ou une colère, comme si l’apaisement ne viendrait jamais.

J’aime sentir le vent dans mes cheveux, sur mon visage, en restant immobile, les yeux fermés, pour ressentir. J’aime aussi quand une brise vient chatouiller les arbres aux feuilles musicales, surtout lorsque je suis allongée dans mon lit, dans des draps frais, au tout début du matin ou en plein aprés-midi, les volets mi-clos…

J’aime la musique. Toute la musique. Celle qui délivre, qui dit, qui force, qui donne, qui initie. Qui divertit et change les idées également. Je n’aime pas les slams et les textes récités par saccades sans rythme. Ni la musique créé avec des machines électroniques, enfin, pas trop longtemps quoi.

J’aime par dessus tout l’éclat de rire d’un enfant. Les lieux empreints d’Histoire(s), les maisons avec du vécu, les meubles chargés de souvenirs. J’aime me sentir en sécurité, à l’abri, lorsqu’un orage gronde, au chaud et protégée. Les effluves des sous-bois et l’odeur du sable mélangée à la sueur de ma peau à la plage.

Je n’aime pas les cons. Non parce qu’ils sont cons, mais parce que je n’aime pas l’idée d’être moi-même « le con » de quelqu’un. Et paradoxalement, ne pas plaire à tout le monde, j’aime beaucoup.

Je n’aime pas avoir froid aux pieds, qu’on parle fort à mon oreille, qu’on gifle un enfant devant moi, ne pas savoir comment vont les gens que j’aime.

J’aime la chaleur de mon corps quand il sort du sommeil, les contacts rapprochés et le plaisir des sens. Je n’aime pas ce qui est tiède, je préfère l’air glacial mais honnête. J’aime le cash, dans tous les domaines.

Je n’aime pas l’odeur de la pluie sur les trottoirs de la ville, ni l’odeur d’oeuf pourri qui sort des égoûts parisiens. J’aime, à petite dose, celle des hydrocarbures et du marker indélébile. J’aime aussi les lumières de la grande ville, le périphérique à 2 heures du matin et les bistrots qui ouvrent à l’aurore.

J’aime les papillons. Ceux aux couleurs pastels, qui volent au printemps dans mon jardin. Ceux, plus abstraits, qui sont capables de déclencher des tempêtes à l’autre bout du globe. Ceux, vraiment concrets, qui tourbillonnent dans le ventre quand l’envie et/ou l’amour s’installe.

Et si aprés cette lecture, vous ne l’aviez pas encore deviné, j’aime les mots, ansi que leur pouvoir.

2 réponses sur “Les Foutaises de Plume (Gem/Gempa Epidemik)”

  1. Bonne idée que de l’avoir publié ici ! Je ne l’ai pas fait dis donc… Si je le fais maintenant, tu vas m’accuser de plagiat ! 😉

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