Entretien avec un rêveur

Entrée en matière

Tu es décidément quelqu’un de très particulier et j’avoue être intriguée…

Tu dis être parti en vrille après le choix de ta formation, tu voulais parler de tes premiers émois ou de tes choix professionnels (ou des deux) ?

L’Afrique, les voyages à répétition… je ne vais certes pas être très originale sur ce coup là, mais j’aimerais bien en savoir plus, les endroits où tu es parti, ce que tu en as retiré…

Tu parles de tes théories, de ta vision de la vie, d’une philosophie qui t’est propre, et que l’on écoute avec attention mais qui ne se partage (visiblement) pas si facilement… mais penses-tu avoir trouvé les bons gestes, les bonnes images pour faire passer l’envie, la distiller à celles que tu convoitais et/ou qui partageaient ton quotidien ?

Je me suis interrogée sur ma position aujourd’hui, dans l’hypothèse où je serais libre de mes mouvements plus d’une semaine d’affilée (!), donc sans enfants, sans engagement professionnel, et te rencontrant, avec tes belles histoires (dans le sens noble du terme) et tes rêves à vivre… et je pense comprendre (au moins un peu) les femmes qui freinent des quatre fers devant la réalisation de ce qui ne représentait pour elles que de jolis contes à idéaliser (ou un cadre à admirer au dessus de la cheminée)… je ne les connais pas, bien sûr, je ne te connais pas beaucoup plus à vrai dire !

Mais disons que tu sois sans défaut (?) et que le seul handicap dans ton projet de vie soit ton désir de vivre l’intense, ta boulimie d’expériences si possible enrichissantes… mettons nous à leur place une seconde… tout cela est synonyme d’envies à assouvir, de tourbillon d’émotions, de constante nouveauté… et cela peut aussi induire que ce qu’elles apportent, à votre relation et à toi même, ne suffit pas… pour peu que la plupart soit des génitrices dans l’âme et l’étincelle doit à tout jamais rester sous verre…

A 20 ans, je t’aurais suivi sans une seconde d’hésitation, géographiquement, spirituellement… tant qu’on me laissait (laisse) mon libre arbitre, j’étais (je suis) à l’affût de nouvelles expériences… aujourd’hui donc (je continue le fil de ma pensée), je sais que, alors même que mes projets de procréation sont déjà (bien !) réalisés, l’âge, l’expérience (la vie en somme) font que je ne me jetterais plus à corps perdu dans une aventure, pour en vivre le meilleur comme le pire, car c’est aussi ça vivre le jour présent, redécouvrir le sens de la vie, encaisser le bon comme le moins bon (ce que je vis aujourd’hui, à une moindre échelle je te l’accorde, mais qui n’en enlève pas moins le piment aux situations).

Alors oui… à 17/25 ans, le temps des copains, des amourettes et de la vie au jour le jour… arrive ensuite le temps de la trentaine, des projets de vie qui finissent de se dessiner et qui se conforment pour la plupart à « metro/boulot/dodo… enfants »… et puis il y a les « marginaux », qui n’ont en fait de marginal que le mérite de ne pas avoir oublié leurs rêves, leurs envies et ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue… il n’en existe pas qu’un, de ces rêveurs… mais la probabilité pour que des représentants des deux sexes se rencontrent et fusionnent se réduit avec les années qui passent pour chacun d’eux… cela n’empêche qu’il en existe toujours… et qu’à 34 ans, une vie est très loin d’être terminée…

Pour finir, les Pyrénées, un break loin de tout ce qui peut te peser, c’est vraiment la bonne opportunité pour te recentrer, tu es un chanceux dans ta peine… as-tu déjà eu l’occasion de faire ce genre de « point » ?

Plume au rêveur

4 réponses sur “Entretien avec un rêveur”

  1. Lire ce premier billet et être dans l’émotion, être à chaque fois si proche et si loin de toi, laisser tes mots envahir mon cerveau et écouter rebondir en moi les émois. J’adore ta plume…

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