On demande une SMIP (Super Maman Indigne et Parfaite) ?

Parfaitement indigne ou indignement parfaite, c’est comme voul’voul. Une chose est sûre, c’est que « Super » ne sort pas de l’expression et reste bien à sa place, en première position, car c’est bien ce que nous sommes avant tout. Oui, on ne se refait pas non plus, économe jusqu’au bout des rognures d’ongles de pied, on maintient l’état enflé de nos chevilles pour que les chaussettes y tiennent encore toutes seules, avec leur elastique détendu depuis la naissance du premier, pour les plus multipares d’entre nous, ou la naissance du donneur-de-titre-malgré-lui, bien chanceux d’être encore seul, pour les plus intelligentes. Voilà comment débute l’histoire d’une Super Maman Indigne et Parfaite, que je nomme familièrement les SMIP.

Je suis donc une SMIP, dans toute sa splendeur, et à défaut d’être une BIP. Ben oui, pas donné à tout le monde non plus d’être une BIP (une SMIP non plus, mais là n’est pas le débat, pas dans ce paragraphe toujours). Je pleure sur une bande de copines qui pourraient partager les bons et les mauvais moments avec moi. Seulement voilà, mes ex, je les ai tous largués en premier (j’en suis pas forcément fière hein). Et sans griefs majeurs. Sauf un. Mais c’est le père de mes enfants, il compte pas. Encore qu’après réflexion, comme c’est aussi moi qui suis partie dans l’histoire, je vais pas non plus lui casser du sucre sur le dos avec ce que nous avons en commun encore aujourd’hui. Enfin, bref.

BIP, je ne pourrais l’être qu’à sens unique (et je croise les doigts pour que ça reste comme ça), mais j’aime bien le concept, peut-être qu’on pourrait faire une exception pour moi ? Je vois déjà Ma Cocotte, propriétaire du concept BIP, comme je le suis de celui du SMIP, me railler en m’expliquant que non, être une BIP ce n’est pas QUE râler contre la gente masculine autour de milliers de verres d’alcool en tous genres et en crachant un venin particulièrement intellectualisé pour l’occasion pendant toute une soirée. D’ailleurs, elle a déjà écrit sur le sujet Ma Cocotte, cliquez sur les liens, c’est drôlement rigolo, je vous assure que c’est hilarant, malgré le sujet tendu : c’est bien écrit, c’est pour ça.

Bon, revenons à nos moutons. On demande une SMIP ? Me voilà ! Même si je n’en fais pas mon fond de commerce bloguesque, je ne suis pas en reste des mamans dont c’est le thème principal sur la toile. J’ai visité plusieurs adresses, blogs et sites, certains très drôles, d’autres plus sarcastiques, mais tous remplis de sentiments bien réels malgré la virtualité de la visite et j’avoue que j’aime bien leur rendre hommage par quelques petits coms par-ci par-là, juste pour contribuer au mouvement de masse qui doit certainement les motiver à continuer les jours de flemmingite aigüe, ce qu’il leur permet de nous abreuver de billets rigolos sur la manière de gérer leur progéniture et les dégâts invariablement occasionnés par ce simple fait.

Alors que vais-je faire, me demanderez-vous, si ce n’est pas orienter mon blog vers ce thème hype et tendance ? Et bien je vais juste parler, de temps à autre, de ma petite vie bien remplie de maman. Au milieu de quelque influence musicale, production pour les Impromptus ou délire culturello-administratif. Et comme je ne suis pas une maman comme les autres (comprendre je suis une SMIP), il y aura certaines anecdotes à raconter, passées ou futures, pour partager, faire sourire, et même rire quelques fois (et ne riez pas là, en lisant ces mots, c’est vexant), montrer que même avec tout l’amour et toute la meilleure volonté du monde, on ne peut être que maman. Et c’est déjà pas mal.

S comme Super, Super comme « franchement, j’assure comme une bête » : une maman, nos loupiots, ils n’en ont qu’une. Et même si parfois on s’énerve, on est quand même la plus belle des mamans. Ben oui, ils n’ont que faire des bourrelets sur les hanches et des valises sous les yeux, eux. Tu peux te trimballer en t-shirt dégueulasse et en survêt’ (c’est même pas que tu peux d’ailleurs, tu dois, surtout quand t’as un marmot en âge de te vomir dessus et/ou de coller ses pattes toutes sales de nutella sur toi) et pas épilée de frais, ils t’en voudront pas. Tout ce qu’ils demandent, c’est de l’attention et de la tendresse, rigoler un peu et s’amuser de temps en temps avec toi, et réussir à manger des cochonneries quand tu cèdes aux pressions des demandes lancinantes.

M comme Maman, Maman comme « viens prendre ton câlin crapaud » : ils sortent de ton corps, ils en sentent encore l’odeur même, quand tu es suffisamment aware pour le réaliser. Et quand ils ont besoin d’être réconfortés, c’est là qu’ils veulent être, se blottir, au creux de tes bras, dans ton giron, cette partie du corps qui permet de recevoir sur ses genoux n’importe quel loupiot en détresse, mais surtout le(s) sien(s). Parce que les bras d’une maman, en général (je n’inclue donc pas la mienne ici), c’est doux, c’est chaud, c’est sécurisant. Et à ses heures, le giron d’une maman, c’est ludique (bande de dépravés, je ne parle pas de ça voyons), parce que ça peut donner des batailles de chatouilles (j’ai dit que je ne parlais pas de ça ! pervers, dehors !) à faire pleurer de rire les plus grands, des « A dada sur mon baudet » qui font rire à gorge déployée les moyens et plus petits.

I comme Indigne, Indigne comme « on s’en fout ! à mort les convenances » : 5 fruits et légumes par jour, check. Une toilette quotidienne, check. Lavage de mains régulier, check. Des vêtements propres le matin, check. Des soins réguliers chez le doc, check. Pas de télévision en mangeant, check. Après, et bien, moi j’dis que tout ce qui est bien au quotidien pour mon enfant ne l’est que parce qu’il y a des exceptions. Savez, l’exception qui confirme la règle ? Genre le plateau-repas, prévu ou non, devant LE film qu’il ne faut pas rater ou mieux, le match de foot qui nous donnera les sueurs froides de la journée. Genre la petite partie de Need for Speed jouée un mardi à la sauvette alors qu’à la maison, les jeux vidéo c’est mercredi, samedi et dimanche et pis c’est tout. Genre on a mangé des pizze ce midi ? Oh non ! J’avais prévu de la quiche pour ce soir… ben on la mangera quand même ! Etc… (exemples concrets et vécus à venir dans des articles ultérieurs).

P comme Parfaite, Parfaite comme « c’est une évidence, je suis imperfectible » : on aura beau se démener comme des diablesses, on ne peut pas chasser le naturel, il revient au galop. Alors inutile d’oeuvrer pour nous rendre moins parfaites (compris les belles-mères ? c’est peine perdue ! Ca vaut aussi pour les belles-soeurs, hé hé…), nous sommes, nous les SMIP, des mères naturellement et complètement dans l’ère du temps, constamment à la page, in, hype, dans le vent et tout ce que vous voulez. C’est comme ça, c’est dans nos gènes, on est comme le vin, parfaites dès le début, on ne fait que se bonifier avec le temps. On arrive sans mal à soigner les petits bobos juste après avoir rigolé comme des bossues à la vue de la cascade responsable. On est capable de saper nos loupiots comme des petits roumains juste pour faire râler la grand-mère qui nous les brise. On peut aussi faire un repas de crêpes et proposer sans une once de culpabilité des glaces pour le dessert.

Et ça, c’est la classe. La grande classe.

Impromptus : les jours de la semaine

– lundi –

Cher journal,

J’ai encore merdé. Je lui ai fait croire des choses complètement fausses. Et pourtant, tu es bien placé pour le savoir, je n’ai pas envie qu’il garde ces impressions de nos conversations. Mais c’est plus fort que moi. Je ne peux m’en empêcher. J’ai besoin qu’il exprime ses douleurs pour me sentir rassurée. Ne pas être seule sur le bateau en somme. Qu’il me dise que oui, ça lui fait mal, que oui, il en souffre, que oui, m’aimer est bon, mais difficile. J’ai besoin de l’entendre, de le lire, parce que lorsque je le lis, lorsque je l’entends, c’est moi qui écris ces mots, c’est moi qui les pleure.

– mardi –

Cher journal,

J’ai encore merdé. Elle m’a dit qu’un homme comme ça on ne le laissait pas filer. Qu’une perle de cet acabit méritait que l’on se batte pour lui, qu’on défende bec et ongles la relation qui nous lie à lui. Elle me l’a dit comme on apaiserait un enfant, comme on chercherait à prouver qu’une situation n’est pas désespérée, comme on tendrait à faire croire que demain est toujours meilleur. L’enfer est pavé de bonnes intentions dit-on. Alors c’est dit, je suis le trajet des flammes éternelles. Je ne lui veux que du bien, mais je ne lui fais que du mal. A force de préserver, je cache, je tais, je mens.

– mercredi –

Cher journal,

J’ai encore merdé. Il me fait penser à ces hommes blessés qui ne veulent plus se laisser atteindre, mais qui ne peuvent faire autrement parce qu’ils sont sensibles aux belles choses. Cette race d’humains qui décide de vivre en marge des sentiments, parce que ceux-ci sont trop intenses, trop chargés. Ces mêmes hommes qui pourtant s’abandonnent dans les songes les plus irréels dès lors qu’ils se sentent en sécurité. Mangeuse d’hommes. J’ai faim. Je suis tenace. Je suis obsessionnelle. Je suis obsédée. Et obsédante.

– jeudi –

Cher journal,

J’ai encore merdé. Je suis la petite fille la plus capricieuse du monde. Je mets un point d’honneur à ne jamais directement demander ce dont j’ai envie sur l’instant, j’exige intérieurement de l’obtenir. Par crainte de ne pas être écoutée, considérée, respectée. Et ce dont j’ai envie, ce que je demande silencieusement, il me le faut vite. Très vite. Ne jamais verbaliser. Trop de risques de ne pas être comprise. Faire ressentir, voire culpabiliser, endurer, tel est mon mode d’échange. Et rester sur le qui-vive pour ne pas être frappée par le retour de bâton.

– vendredi –

Cher journal,

Je crois que j’ai merdé. Il est résistant. Il m’aime. Il me veut. Je l’aime aussi. Et je ne veux que lui. Mais j’ai quand même écrit l’inverse il y a quelques secondes, au vu et au su de tout le monde, de manière impersonnelle et déplacée. Je distille mon poison malgré moi. Je laisse ma part d’ombres gérer les affaires et étouffer celle qui voudrait vivre. Et j’attends. Lentement, que tout cesse. Vouloir et renoncer. Désirer et gâcher. Construire et démolir. Rêver et être baisée. Je l’ai espéré, je l’ai eu, je l’ai malmené, je l’ai épuisé.

– samedi –

Cher journal,

Je crois que je ne sais plus rien. Il est revenu. Il revient. Encore. Il a réussit à ouvrir une porte, minuscule, à peine plus grande que l’estime que j’ai de moi. Mais il a trouvé l’ouverture, a posé sa main sur (mon épaule) le bouton de cette porte, a posé son regard (sur le mien) sur la peinture défraîchie et a tenté d’entrer (en moi). Il m’a fait du bien, partout, il m’a inondé de sa chaleur, partout. Mais c’était trop fort, trop éblouissant pour moi. J’ai donc refermé la porte sur (son cœur) ses doigts et l’ai verrouillée à double tour.

– dimanche –

Cher journal,

Je crois qu’il a réussi. Avant que je ne le mette dehors, il avait pris soin de partir avec une chose précieuse. Il l’a trouvée là, par hasard, en ouvrant les yeux, en observant ce qui l’entourait et il s’est baissé pour la ramasser, certain qu’elle lui servirait plus tard. Une clé. Pas n’importe laquelle. « La » clé. Celle qui ouvre tout. Mon âme, mon cœur, mon corps. Celle qui lui permet de me faire profiter et de profiter, de m’attendrir quand il sent que j’en ai besoin, quand il en a besoin aussi, de me faire vibrer quand il me donne tout ce qu’il a. « Sa » clé.

L’influence musicale du jour

J’ai grandi en l’écoutant à la radio, le voyant à la télé, l’entendant sur la platine familiale et cette voix… comment dire… comment trouver les mots justes (copyright je sais plus qui (ou quoi) )… je la trouve magnifique, touchante et marquante. J’ai toujours aimé et dès qu’il a sorti un album avec ses meilleurs titres, toutes périodes confondues, j’ai foncé l’acheter. Que du bonheur.

Petite entorse… parce que vous savez quoi ? Ben moi, ce que je préfère chez Bronski Beat, c’est Jimmy Somerville… alors quand il change de crèmerie, je fais pareil :

Ami lecteur du soir, bien le bonsoir !

Je te vois en train de frétiller rien qu’à l’ouverture de ce blog, devant ce mot qui te semble maintenant si doux et exclusif, je parle bien entendu du terme « ami » (celui qui a crié « lecteur » n’a pas encore compris qu’il n’y avait pas de specimen du genre dans le coin, nous ne sommes que d’infâmes ignares sur ce blog, tenancière incluse).

Me revoilà, avec des morceaux de moi (oui, y’en a pas mal de « moi », alors me débarrasser de quelques morceaux comme ça, par ci par là, ni vue ni connue, histoire d’alléger un peu l’actif tu vois, ben ça peut le faire moi j’dis, mais attention hein, je voudrais pas t’éclabousser en jetant les bouts, écarte toi un peu de la trajectoire couillon) et je suis intimement persuadée que tu n’attends que ça.

Alors ne sautille plus sur place, enlève les mains de ton slip et arrête de te ronger les ongles (ah ? j’ai pas précisé qu’en plus, y’avait que des aliens dans le coin ? Trois mains ! Oui, parfaitement ! Thomas a bien des lectrices poulpées décérébrées, j’ai bien le droit d’avoir des aliens analphabètes, non mais !), tu vas être servi, et dans les grandes largeurs qui plus est (euh… c’est pas une tournure un peu trop léchée pour le concept de l’article ça ? hein ? Ok, je la ferme et je continue, désolée d’avoir interrompu ta transe).

Plume les a vues. Tout a commencé il y a deux jours, quand elles ont débarqué chez elle. Des filles. Oué, t’as bien lu, t’as pas de crotte dans les yeux : des filles. Comment te dire, comment t’expliquer ma fébrilité quand je suis face à ce genre de phénomène qui m’est complètement étranger ? Oui, oui, tu as bien déduit (tu dois être bien équipé de l’encéphale toi !). Mes trois loupiots sont bien des mâles. Des vrais en plus. Alors, quand ces créatures d’un autre sexe sont arrivées dans les parages, voilà ce que ça a donné :



Ouiiiiiiiiiiiiii ! Du rooooooooooooooooose ! Du rose partout ! Et encore, je te fais grâce des autres objets, car j’ai pitié (à mes heures, si, si, je t’assure, la preuve). Et c’est pas tout ! Des paillettes, des chouchoux, des élastiques, des barrettes à n’en plus finir, à t’en faire perdre la tête !

Soyons tout de même bon joueur (ou bonne joueuse en l’occurence, ben oui, même si j’ai pas l’habitude d’en avoir à mes côtés, je suis quand même une nana, qu’on se le dise), ils ne sont pas venus qu’avec deux filles et tout plein de rose. Nan. Ils ont aussi amené ça :

Ok, j’en bois pas, mais c’est très utile dans la région, si tu veux pas te retrouver avec ta maison bazookée le lendemain d’une non présentation de toute boisson anisée lors d’un apéritif. Vrai de vrai. On est pas en Corse mais c’est tout comme ici.

Et puis, ils avait ça aussi, les bougres :

Là tout de suite, ça me parle mieux tu vois. Oué, je me doute bien qu’à toi, ça doit pas te parler. Ou si, mais pas du bon côté : je t’arrête tout de suite, ce ne sont pas les excrèments d’un animal, ni les prothèses mammaires pourries d’une fétichiste qui aurait regretté son geste à plusieurs reprises, non ! Ce sont des figues ! Fraîches ! Mûres à point (d’accord, très mûres pour certaines), absolument succulentes… gorgées de soleil, un régal pour les papilles…

Et puis il y avait ça aussi :

Des bonbons, espagnols, terribles… pour les enfants, les bonbons. Ben heureusement que j’aime pas trop ça, parce que vu comme ils sont supercalifragilistisexpialidocious, il n’y en aurait déjà plus (comment ça cette phrase n’a ni queue ni tête ? va te coucher, va !)

Y’a pas à dire quand même, quand on a du monde à la maison, ça bouscule un peu les habitudes, même quand on en a pas trop (en période estivale, dans le coin, c’est pas trop ça, les habitudes). Mais quand même quoi, quand y’a du monde, ben… y’a du monde et… ça se voit. Les chambres ne ressemblent plus à des chambres mais à des dortoirs optimisés, comme ici :

Photo sur laquelle tu vois même qu’on optimise les paires de draps moches achetées 5 euros l’ensemble à l’opération blanc de la supérette du coin, mais qui en attendant sont bien pratiques pour faire des lits vite faits sur lesquels les gamins arrêtent pas de sauter parce que c’est rigolo, voire se lâcher quand ils sont pas en âge d’aller sur le pot mais que leur mère parfaitement indigne s’en cogne (en fait, si, il est en âge, le n°3, mais veut rien savoir. Et le premier qui dit « fils à sa mère »… il aura raison… (part pleurer sa misère dans un coin du blog)).

C’est aussi ça, les réunions d’amis ou de famille l’été, dans le Sud :

Des platrées de pâtes qui ressemblent pas à grand chose, mais lesquelles dans l’assiette rendent toute la saveur qu’elles avaient caché jusque là. Tu sais pas toi, mais ça peut être vachement romantique une platrée de pâtes. La preuve.

Et puis, les vacances entre amis, la visite de la famille, le Sud, la chaleur, le soleil, ce sont aussi… les barbecues. Alors moi, j’aime pas ça. La viande, bof bof. J’en mange, mais je peux m’en passer. Jusqu’à ce que mon corps réclame sa dose minimale. Toutes les semaines quoi. Alors le barbecue… Et depuis que l’ex n’est plus dans les parages, forcément, les barbecues sont en berne. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot : il ne sera pas prouvé que Plume ne réussisse pas son premier barbecue finger in the nose. Regarde bien ça :

Et bien tu vois, là, c’est le tout premier barbecue… où j’ai retourné la viande avec mes blanches mains, munies d’une fourchette. J’avoue, inculte en la matière, j’ai du redemandé à l’ex (enfin, il l’a fait de lui même, même pas eu besoin de verbaliser, si c’est pas beau) de me montrer, une seule et unique fois, comment on préparait la base qui sert à cuire les aliments, j’ai nommé, ici bas, les ceps de vigne et autres charbons. J’ai tout bien vu, tout bien compris aussi que c’est pas moi qui m’y collerait la prochaine fois. Sûr et certain. En attendant, admire lecteur, cette belle viande élégamment posée sur la grille… c’est moi qui l’ai fait.

Ah oui, et y’a aussi aut’chose que j’ai fait, de mes blanches mimines. J’ai réussi à maintenir en vie ceci :

Alors tu ricanes, tu ricanes, devant ces frêles fleurs gaiement colorées…. mais, sais tu seulement ce que ces plantes ont traversé pour en arriver là ? ben non ! t’en sais rien du tout, alors ferme là, et lis bien ce qui suit, c’est digne de… ben digne de moi.

C’est mon frère et son petit colibri qui m’ont offert ces jolis plants quand ils sont passés me voir (ben oui, on reçoit pas mal dans le Sud, pendant l’été, c’est pas une légende rurale, loin de là) et après 3 jours passés sur la terrasse, à l’abri hein, quand même, du soleil, sur les 6 plants, y’en a deux qu’ont commencé à faire la gueule : évidemment, fallait s’en occuper et les rempoter. Chose faite, figurez-vous que n°3 m’en voulait de ne pas l’avoir invité à la fête : lui aussi il aurait bien trempé ses mains dans le terreau collant (beuuuurk) et planté des zolies fleurs pour maman. Mais non, sa sale bête de mère l’a complètement oublié. Alors, qu’à cela ne tienne, il s’est fait un trip tout seul : il a tout balancé par terre. Crie pas lecteur, c’était de l’art en fait, il essayait d’harmoniser le rose, le vert et le noir sur le gris de la terrasse, et comment dire… c’était franchement nul. Surtout au bout de la troisième fois, où j’ai quand même eu l’éclair de génie de lui faire remettre (ultra maladroitement et à refaire, mais c’est pas grave) les plants dans le bac à fleurs et le terreau par dessus. Ben depuis, tu le croiras ou non, il y touche plus. Et mes fleurs qui tiraient grave la tronche après tout cet art abstrait, ben elles sont toutes belles…

Ah pis j’ai aussi appris que mon n°2, mon coeur tendre, ma brutasse, était prêt à être père. Il a joué pendant les deux jours au papa et à la maman avec la grande qui a débarqué (du même âge que lui, hein, je précise, pas de détournement de mineur, ils ont 4 ans et demi chacun). Et vous savez ce qu’ils sont capables d’engendrer de nos jours, comme gnome monstrueux ? Ca :

Voilà. J’ai l’immense honneur, l’intense joie, de vous présenter mon petit-fils (non, tais toi, il n’y a aucun air de famille, et encore moins dans la silhouette, je ne te permets pas. Et laisse ses oreilles tranquilles, on t’a rien demandé.). Après, quand on sait qu’on a vécu ces deux jours au rythme de ça (vive les mioches et Ronny qui leur veut du mal), ben tu sais que le petit, il sera jamais tout neuf. Ses parents, oncles et tante étant déjà barrés (sans parler de sa grand-mère, c’est à dire, moi), c’est mal parti pour lui.

Sur ce, nous allons entamer les dix derniers jours de vacances, qui vont permettre de reprendre le rythme tranquillement, histoire que tous mes numéros ne se couchent plus à minuit passé la veille de la rentrée et que l’on ne marche plus sur des pots de yaourts vides dans la cuisine quand il s’agira de manger un petit déjeuner équilibré. Faut aussi marquer les affaires de classe et recommencer à regarder les instruments de musique. Youpi. La rentrée arrive…

Voilà lecteur, une bonne grosse tranche de ma putain de vie top classe, tellement qu’elle est belle qu’elle fait tout le temps envie. Je sais, c’est dur pour toi, mais c’est la triste vérité. Allez prends lecteur, prends, et reviens, surtout. Y’en aura encore, et pour tout le monde.

Deux journées ordinaires dans une vie extraordinaire…

Le bon mot de…

Fabrice Luchini, de son vrai prénom Robert (yeah, top glamour), né le 1er novembre 1951 (encore un torturé de première), à Paris (on ne lui en veut pas).

A son actif : une fille, une admiration pour Jouvet, une tournée en France, avant de filer aux Etats-Unis et à Montréal, avec son one-man show « Le point sur Robert ». Il est actuellement à l’affiche de « la Fille de Monaco » d’Anne Fontaine.

Qualifié d’acteur généreux, sensible et touchant, maîtrisant le verbe à la perfection et faisant partie des êtres rares, il a commencé sa carrière en tant que coiffeur, activité qui lui fit rencontrer Labro et sa future carrière.

Au cours d’une interview, pendant laquelle on lui demande si ses trente années de psychanalyse l’ont aidé… :

« Non, rien. La psychanalyse, ce n’est pas pour aller mieux, c’est pour être moins embarrassant pour les autres parce que tu prends en charge ton paquet. Ca ne sert qu’à ça, cette affaire-là : sois adulte et arrête d’emmerder les autres ! Le premier mouvement naturel, c’est de se venger sur l’autre. Dans le couple, quand il n’est pas éblouissant, c’est une histoire de règlement de comptes. »

Culture fermière : où en êtes-vous ?

Je vous sens chauds bouillants pour la dernière édition !

Pleurez pas les madeleines, y’en aura d’autres, sur des thèmes différents, bien que l’animalier gardera une place de choix, je vous ai découvert prolixes sur le sujet !

Nous voici donc au crépuscule de ce quiz spécial « culture fermière »… et c’est avec un sanglot dans la voix, quand même, on ne se refait pas, que je vous propose les dernières questions :

Question 18
Le mulet est stérile
Vrai ou Faux ?

Question 19
Le lapin mange ses excrèments
Vrai ou Faux ?

Question 20
Le boeuf et le taureau sont deux espèces différentes
Vrai ou Faux ?

Question 21
Le cheval dort debout
Vrai ou Faux ?

Question 22
Nos volailles descendent toutes des oiseaux sauvages
Vrai ou Faux ?

Epatez-moi !

Z’êtes prêts ? C’est parti !

REPONSES

18°) VRAI – Né du croisement de deux espèces, un âne et une jument, le mulet est un être hybride et donc stérile. Il en est de même du bardot, petit issu d’une ânesse et d’un cheval.

19°) VRAI – C’est une pratique naturelle et indispensable à sa bonne santé, même si elle semble bizarre. En fait, il ne manque que la première crotte nocturne et délaisse les crottes diurnes. très nutritive et pleine de vitamines, elle résulte d’une prédigestion. Sa composition lui permet d’assimiler les protéines et les vitamines dont il a besoin.

20°) FAUX – Le boeuf est un mâle adulte châtré destiné à la boucherie alors que le taureau assure la reproduction.

21°) VRAI – Un cheval reste rarement allongé. Cette position exige une plus grande dépense d’énergie en raison de son corps pesant sur le sol. Digestion, circulation sanguine et respiration se font aussi avec plus de difficulté.

22°) VRAI – Les canars descendent surtout du colvert, les oies essentiellement de l’oie cendrée, les poules et les coqs viennent des coqs bankivas domestiqués voici plus de cinq mille ans. Ces derniers vivent encore à l’état sauvage en Asie du Sud-Est.

Voilà ! Notre grand vainqueur, une nouvelle fois, est Thomas !

Donc coup double dans le colis mon beau ! Winner, va !

Impromptus : 34° à l'ombre

34° degrés à l’ombre de moi-même.

 

Le 1er palier est vite emprunté, il ne sert qu’à s’essuyer les pieds.

 

Le 2ème, le 3ème et le 4ème étage font face aux abordages des flots de paroles sans ambages.

 

Le 5ème et le 6ème degré commencent juste à dévoiler un pan de ma personnalité.

 

Le 7ème, le 8ème et le 9ème échelon laissent s’exprimer ma passion pour les hommes abscons.

 

Le 10ème et le 11ème grade sans doute rétrogrades tentent d’ériger des barricades.

 

La 12ème et la 13ème  marche forment une arche qui couvre une peau de vache.

 

Le 14ème niveau a pour éternel credo d’éloigner les godelureaux.

 

Le 15ème et le 16ème rang, quasiment toujours à cran, ne se gagnent pas facilement.

 

La  17ème, la 18ème et la 19ème place rendent régulièrement grâce à mes audaces.

 

La 20ème et la 21ème hiérarchie se plaisent à me croire affranchie de toute monarchie.

 

Le 22ème, le 23ème et le 24ème ordre ne peuvent démordre que la vie n’est que désordre.

 

La 25ème et la 26ème rangée sont bien embêtées quand une bonne chose m’est arrivée.

 

Le 27ème cran, le plus fatigant, ne laisse réellement de répit à aucun moment.

 

La 28ème et la 29ème ligne, certainement les plus malignes, existent pour contrer la guigne.

 

Le 30ème et le 31ème plan sont aussi charmants qu’enivrants, puisqu’ils dictent mes penchants.

 

Le 32ème et le 33ème barreau, les plus chauds des niveaux, sont en fait mes vrais bourreaux.

 

Le 34ème degré, c’est la partie de moi la plus cachée, le fond de mon intimité, où il est impossible d’accéder…

 

Impromptus : Je pédale dans la choucroute

Je suis une femme comme les autres. Simple. Avec ses petits plaisirs. Rien qu’à elle. Et ce que j’aime par dessus tout, c’est le sport. Sous toutes ses formes. Il n’y a qu’une pratique qui m’est et me sera toujours étrangère, c’est le cyclisme. Je ne sais pas faire de vélo. Et je n’ai pas l’intention de changer cet état de fait.

Pédale ! est un encouragement que je n’entendrai jamais, car je n’ai aucune envie de m’y mettre. Mes efforts sportifs actuels me conviennent bien à vrai dire. Ils arrivent même à compenser suffisamment mes autres plaisir des sens. Parce que oui, j’ai aussi d’autres plaisirs, plus ou moins salutaires pour ma santé.

Dans ces autres petits plaisirs, j’ai bien entendu quelques penchants pour des activités plus intimes, mais aussi pour la bonne bouffe. Quelques cocktails avec alcool et jus de fruits sont aussi les bienvenus… il me reste le vin à découvrir. Mon royaume pour savoir déguster cet élixir, que j’ai bien du mal à goûter en attendant. Peut-être un jour, s’il arrive à être parfaitement accordé avec le plat de résistance proposé, ce qui n’est pas tâche aisée, mais que ma voisine réussit avec brio.

La gastronomie offre tellement de possibles aussi. Je suis friande de toutes sortes de cuisines : asiatique, maghrébine, européenne, africaine. Et dans la cuisine européenne, j’apprécie tout particulièrement les plats proposés par la belle Italie, mais également ceux de ma région natale, la Franche Comté et, par extension, l’Alsace.

Choucroute, pommes de terre à la cancoillotte et plats d’hiver en tous genres, que du bon pour l’estomac, dans tous les sens du terme, malheureusement. Enfin… Voici une brève tranche de vie, racontant des choses que je sais passionnantes (!), mais véridiques, et qui m’aident à étayer le thème de la semaine, qui ne m’a pas inspirée plus que la production que vous venez de lire… Vivement le prochain !

(précision : « je pédale dans la choucroute » et « ma voisine » devaient figurer dans le texte… et inutile de le dire, ma production de la semaine est nulle. On fait c’qu’on peut aussi. D’accord, quelques fois, vaudrait mieux s’abstenir. Alors, vous aussi pour vos commentaires.)

Association d'idées… les perles

(classé dans la catégorie SMIP, expliquée après)

Bon, je n’ai jamais parlé de mes loupiots sur ce blog, jusqu’à hier… et je me dis, que mince, il y a aussi une mine d’infos et d’anecdotes qui tournent autour d’eux… alors, pourquoi pas ?

Il y a un jeu qui fait fureur à la maison, depuis qu’au moins un de mes enfants sait connecter ses neurones entre eux, c’est le jeu d’association d’idées. J’adore, n°1 adore, n°2 adore, même s’il ne maîtrise pas tout, et n°3 participe aussi quelque fois, ce qui donne de sacrées crises de fou rire.

A chaque fois, mon grand est piqué au déjeuner, je ne sais pas pourquoi, certainement l’ingestion de denrées alimentaires dopantes, mais c’est son moment favori pour entamer le jeu.

Vous ne connaissez pas ? Ce jeu a peut-être un autre nom, dans d’autres contrées, mais le principe est simple : vous dites un mot, un seul, et le participant suivant donne le mot auquel le premier lui a fait penser. Et ainsi de suite. Il n’y a pas beaucoup de règles, il faut juste ne pas répéter deux fois le même mot, même si le sens est différent (transparent, orange), mais on peut si l’orthographe n’est pas la même (verre/vert), pas d’expressions, bien que les mots composés soient tolérés, et il faut avoir de l’imagination, pour faire tourner les thèmes…

Extraits d’hier :

Je dis « Chat ».
Mon grand dit « Chatounette ».
Hilarité générale (mon frère, son petit colibri et moi, c’est ça, le général).
N°1 ne comprend pas bien, nous coupons court avec la proposition du tonton : « Organe ».
Joli, quand on sait ce à quoi il pense (pour les plus prudes d’entre vous, passez à l’anecdote du dessous).
Et nous repartons sur la « voix », etc… ouf. L’honneur est sauf.

Je dis « Tentation ».
Mon grand de demander (oui, je ne me censure pas sur les termes qui me viennent en tête, c’est aussi l’occasion d’apprendre du vocabulaire aux enfants, optimiser, c’est mon mot d’ordre) ce qu’est une tentation.
Je réponds, succintement, désolée, on est en plein jeu, je vous rappelle :
« c’est quand on a une énorme envie et qu’on essaie de se retenir, une envie que l’on n’assouvit pas immédiatement ».
Et là, n°1 décoche « Pipi ».
Smile !

Le tonton part sur « Cheval ».
Son colibri enquille sur « Jument ».
Je poursuis avec « Femelle ».
Et là mon grand reprend avec « Zeux ».
Haussements de sourcils, tous les regards se braquent, n°1 ne sait plus où se mettre.
« Zeux ? C’est à dire ? »
« Ben oui, femelle = zeux ! »
Mais oui mais oui, mais bien sûr…
Après une intense réflexion de ma part, quasi-surchauffe du neurone, je sors, triomphante : « oeufs ! ». Je le regarde la seconde qui suit, les yeux écarquillés, effarée par l’erreur.
Il est tout rouge et mort de rire, du coup, on le suit et on a pas arrêté pendant 5 bonnes minutes, sonnant le glas de la partie du jour.

Mais faut pas croire hein, mon grand, il sait y faire aussi… bon, j’ai une mémoire de poule, pas beaucoup d’exemples à donner… par exemple, il peut partir sur des mots comme « Pollution » après avoir entendu « Usine », et… ben tiens, c’est simple, la prochaine fois, je ne retiens pas que les bonnes blagues (comprendre les trucs ridicules), je ferai un effort pour les bons mots (comprendre les traits d’esprit).

Allez… à vous de jouer… je vous dis : « choucroute »…?