Ami lecteur du soir, bien le bonsoir !

Je te vois en train de frétiller rien qu’à l’ouverture de ce blog, devant ce mot qui te semble maintenant si doux et exclusif, je parle bien entendu du terme « ami » (celui qui a crié « lecteur » n’a pas encore compris qu’il n’y avait pas de specimen du genre dans le coin, nous ne sommes que d’infâmes ignares sur ce blog, tenancière incluse).

Me revoilà, avec des morceaux de moi (oui, y’en a pas mal de « moi », alors me débarrasser de quelques morceaux comme ça, par ci par là, ni vue ni connue, histoire d’alléger un peu l’actif tu vois, ben ça peut le faire moi j’dis, mais attention hein, je voudrais pas t’éclabousser en jetant les bouts, écarte toi un peu de la trajectoire couillon) et je suis intimement persuadée que tu n’attends que ça.

Alors ne sautille plus sur place, enlève les mains de ton slip et arrête de te ronger les ongles (ah ? j’ai pas précisé qu’en plus, y’avait que des aliens dans le coin ? Trois mains ! Oui, parfaitement ! Thomas a bien des lectrices poulpées décérébrées, j’ai bien le droit d’avoir des aliens analphabètes, non mais !), tu vas être servi, et dans les grandes largeurs qui plus est (euh… c’est pas une tournure un peu trop léchée pour le concept de l’article ça ? hein ? Ok, je la ferme et je continue, désolée d’avoir interrompu ta transe).

Plume les a vues. Tout a commencé il y a deux jours, quand elles ont débarqué chez elle. Des filles. Oué, t’as bien lu, t’as pas de crotte dans les yeux : des filles. Comment te dire, comment t’expliquer ma fébrilité quand je suis face à ce genre de phénomène qui m’est complètement étranger ? Oui, oui, tu as bien déduit (tu dois être bien équipé de l’encéphale toi !). Mes trois loupiots sont bien des mâles. Des vrais en plus. Alors, quand ces créatures d’un autre sexe sont arrivées dans les parages, voilà ce que ça a donné :



Ouiiiiiiiiiiiiii ! Du rooooooooooooooooose ! Du rose partout ! Et encore, je te fais grâce des autres objets, car j’ai pitié (à mes heures, si, si, je t’assure, la preuve). Et c’est pas tout ! Des paillettes, des chouchoux, des élastiques, des barrettes à n’en plus finir, à t’en faire perdre la tête !

Soyons tout de même bon joueur (ou bonne joueuse en l’occurence, ben oui, même si j’ai pas l’habitude d’en avoir à mes côtés, je suis quand même une nana, qu’on se le dise), ils ne sont pas venus qu’avec deux filles et tout plein de rose. Nan. Ils ont aussi amené ça :

Ok, j’en bois pas, mais c’est très utile dans la région, si tu veux pas te retrouver avec ta maison bazookée le lendemain d’une non présentation de toute boisson anisée lors d’un apéritif. Vrai de vrai. On est pas en Corse mais c’est tout comme ici.

Et puis, ils avait ça aussi, les bougres :

Là tout de suite, ça me parle mieux tu vois. Oué, je me doute bien qu’à toi, ça doit pas te parler. Ou si, mais pas du bon côté : je t’arrête tout de suite, ce ne sont pas les excrèments d’un animal, ni les prothèses mammaires pourries d’une fétichiste qui aurait regretté son geste à plusieurs reprises, non ! Ce sont des figues ! Fraîches ! Mûres à point (d’accord, très mûres pour certaines), absolument succulentes… gorgées de soleil, un régal pour les papilles…

Et puis il y avait ça aussi :

Des bonbons, espagnols, terribles… pour les enfants, les bonbons. Ben heureusement que j’aime pas trop ça, parce que vu comme ils sont supercalifragilistisexpialidocious, il n’y en aurait déjà plus (comment ça cette phrase n’a ni queue ni tête ? va te coucher, va !)

Y’a pas à dire quand même, quand on a du monde à la maison, ça bouscule un peu les habitudes, même quand on en a pas trop (en période estivale, dans le coin, c’est pas trop ça, les habitudes). Mais quand même quoi, quand y’a du monde, ben… y’a du monde et… ça se voit. Les chambres ne ressemblent plus à des chambres mais à des dortoirs optimisés, comme ici :

Photo sur laquelle tu vois même qu’on optimise les paires de draps moches achetées 5 euros l’ensemble à l’opération blanc de la supérette du coin, mais qui en attendant sont bien pratiques pour faire des lits vite faits sur lesquels les gamins arrêtent pas de sauter parce que c’est rigolo, voire se lâcher quand ils sont pas en âge d’aller sur le pot mais que leur mère parfaitement indigne s’en cogne (en fait, si, il est en âge, le n°3, mais veut rien savoir. Et le premier qui dit « fils à sa mère »… il aura raison… (part pleurer sa misère dans un coin du blog)).

C’est aussi ça, les réunions d’amis ou de famille l’été, dans le Sud :

Des platrées de pâtes qui ressemblent pas à grand chose, mais lesquelles dans l’assiette rendent toute la saveur qu’elles avaient caché jusque là. Tu sais pas toi, mais ça peut être vachement romantique une platrée de pâtes. La preuve.

Et puis, les vacances entre amis, la visite de la famille, le Sud, la chaleur, le soleil, ce sont aussi… les barbecues. Alors moi, j’aime pas ça. La viande, bof bof. J’en mange, mais je peux m’en passer. Jusqu’à ce que mon corps réclame sa dose minimale. Toutes les semaines quoi. Alors le barbecue… Et depuis que l’ex n’est plus dans les parages, forcément, les barbecues sont en berne. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot : il ne sera pas prouvé que Plume ne réussisse pas son premier barbecue finger in the nose. Regarde bien ça :

Et bien tu vois, là, c’est le tout premier barbecue… où j’ai retourné la viande avec mes blanches mains, munies d’une fourchette. J’avoue, inculte en la matière, j’ai du redemandé à l’ex (enfin, il l’a fait de lui même, même pas eu besoin de verbaliser, si c’est pas beau) de me montrer, une seule et unique fois, comment on préparait la base qui sert à cuire les aliments, j’ai nommé, ici bas, les ceps de vigne et autres charbons. J’ai tout bien vu, tout bien compris aussi que c’est pas moi qui m’y collerait la prochaine fois. Sûr et certain. En attendant, admire lecteur, cette belle viande élégamment posée sur la grille… c’est moi qui l’ai fait.

Ah oui, et y’a aussi aut’chose que j’ai fait, de mes blanches mimines. J’ai réussi à maintenir en vie ceci :

Alors tu ricanes, tu ricanes, devant ces frêles fleurs gaiement colorées…. mais, sais tu seulement ce que ces plantes ont traversé pour en arriver là ? ben non ! t’en sais rien du tout, alors ferme là, et lis bien ce qui suit, c’est digne de… ben digne de moi.

C’est mon frère et son petit colibri qui m’ont offert ces jolis plants quand ils sont passés me voir (ben oui, on reçoit pas mal dans le Sud, pendant l’été, c’est pas une légende rurale, loin de là) et après 3 jours passés sur la terrasse, à l’abri hein, quand même, du soleil, sur les 6 plants, y’en a deux qu’ont commencé à faire la gueule : évidemment, fallait s’en occuper et les rempoter. Chose faite, figurez-vous que n°3 m’en voulait de ne pas l’avoir invité à la fête : lui aussi il aurait bien trempé ses mains dans le terreau collant (beuuuurk) et planté des zolies fleurs pour maman. Mais non, sa sale bête de mère l’a complètement oublié. Alors, qu’à cela ne tienne, il s’est fait un trip tout seul : il a tout balancé par terre. Crie pas lecteur, c’était de l’art en fait, il essayait d’harmoniser le rose, le vert et le noir sur le gris de la terrasse, et comment dire… c’était franchement nul. Surtout au bout de la troisième fois, où j’ai quand même eu l’éclair de génie de lui faire remettre (ultra maladroitement et à refaire, mais c’est pas grave) les plants dans le bac à fleurs et le terreau par dessus. Ben depuis, tu le croiras ou non, il y touche plus. Et mes fleurs qui tiraient grave la tronche après tout cet art abstrait, ben elles sont toutes belles…

Ah pis j’ai aussi appris que mon n°2, mon coeur tendre, ma brutasse, était prêt à être père. Il a joué pendant les deux jours au papa et à la maman avec la grande qui a débarqué (du même âge que lui, hein, je précise, pas de détournement de mineur, ils ont 4 ans et demi chacun). Et vous savez ce qu’ils sont capables d’engendrer de nos jours, comme gnome monstrueux ? Ca :

Voilà. J’ai l’immense honneur, l’intense joie, de vous présenter mon petit-fils (non, tais toi, il n’y a aucun air de famille, et encore moins dans la silhouette, je ne te permets pas. Et laisse ses oreilles tranquilles, on t’a rien demandé.). Après, quand on sait qu’on a vécu ces deux jours au rythme de ça (vive les mioches et Ronny qui leur veut du mal), ben tu sais que le petit, il sera jamais tout neuf. Ses parents, oncles et tante étant déjà barrés (sans parler de sa grand-mère, c’est à dire, moi), c’est mal parti pour lui.

Sur ce, nous allons entamer les dix derniers jours de vacances, qui vont permettre de reprendre le rythme tranquillement, histoire que tous mes numéros ne se couchent plus à minuit passé la veille de la rentrée et que l’on ne marche plus sur des pots de yaourts vides dans la cuisine quand il s’agira de manger un petit déjeuner équilibré. Faut aussi marquer les affaires de classe et recommencer à regarder les instruments de musique. Youpi. La rentrée arrive…

Voilà lecteur, une bonne grosse tranche de ma putain de vie top classe, tellement qu’elle est belle qu’elle fait tout le temps envie. Je sais, c’est dur pour toi, mais c’est la triste vérité. Allez prends lecteur, prends, et reviens, surtout. Y’en aura encore, et pour tout le monde.

Deux journées ordinaires dans une vie extraordinaire…

11 réponses sur “Ami lecteur du soir, bien le bonsoir !”

  1. Mamie Nounours!!!!
    ça te va bien!
    Pizza ce soir et je reviens demain te faire un autre com sur cette tranche de vie…

  2. Plume tu m’attends je suis là , j’arrive …
    Du rose , des crocs roses ils sont trop mimis ces crocs!
    Des paillettes , des chouchous et encore tu n’as pas à les préparer pour aller à l’école ! « Maman je peux mettre la jupe rose à pailettes (robe d’hiver!) demain pour le dernier jour de l’école ? »
    « Pourquoi je peux pas mettre le Tshirt rouge avec le short vert ? » ben parce que tu vois là ma « roue des couleurs » elle te montre que c’est pas trop des couleurs harmonieuses mais si tu aimes tu peux mais ça heurte un peu les yeux!!!!

    Ma plume avec tous ces amis chez toi tu dois être toute chamboulée … c’est bien les amis, les grands lits, les apéros, les plâtrées de pâtes …. tu me fais envie….

    Salut Mamie Nounours à bientôt

  3. je la trouve très mais alors très tentante, cette tranche de vie

    part en soupirant devant cette tranche de bonheur plumien

  4. Je crois que « Mamie Nounours » va te rester!!!:-)
    C’est pour ça que c’est chouette l’été, on vit à l’envers, on a souvent plein de monde à la maison, on mange dehors… grrrr pourquoi j’ai pas de jardin!
    Sinon, tu sais que tu me fais envie avec tes figues?? Mes parents ont planté un figuier dans leur jardin mais je ne crois pas qu’on aura des fruits tout de suite, et bizarement c’est presque impossible d’en trouver dans le commerce.
    Bonne journée Mamie Nounours.

  5. Mamie Nounours vous remercie !

    J’aime beaucoup vous lire sous ce que je livre de vécu, ces petits morceaux de ma vie dans la réalité, pas sur la toile, vraiment, j’aime beaucoup

  6. j’ai plusieurs questions :
    – pourquoi ces filles portent des chaussures d’hôpitaux ? (et rose en plus)
    – où as-tu acheté ces magnifiques draps ?
    – pourquoi t’aimes pas le Ricard ??

  7. Thomas, je ne suis pas une adepte non plus des chaussures d’hôpitaux, mais… je ne sais absolument pas pourquoi leurs chaussures sont rooooooses ! Ca me dépasse aussi figure-toi… ces draps ont été achetés Ultra V (j’ai changé les mots pour plus de confidendialité), dans ce but bien précis : pouvoir être piétinés à qui mieux mieux sans que mon coeur ne cesse de sauter dans ma poitrine ! J’aime pas le Ricard parce que d’une, je n’ai plus bu d’alcool pendant de longues années et de deux, je ne suis pas trop anis…

    Homéo, ravie de te voir prendre la défense de ces beaux specimens, gageons que mes petites cousines te seraient reconnaissantes à vie !

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