On demande une SMIP (Super Maman Indigne et Parfaite) ?

Parfaitement indigne ou indignement parfaite, c’est comme voul’voul. Une chose est sûre, c’est que « Super » ne sort pas de l’expression et reste bien à sa place, en première position, car c’est bien ce que nous sommes avant tout. Oui, on ne se refait pas non plus, économe jusqu’au bout des rognures d’ongles de pied, on maintient l’état enflé de nos chevilles pour que les chaussettes y tiennent encore toutes seules, avec leur elastique détendu depuis la naissance du premier, pour les plus multipares d’entre nous, ou la naissance du donneur-de-titre-malgré-lui, bien chanceux d’être encore seul, pour les plus intelligentes. Voilà comment débute l’histoire d’une Super Maman Indigne et Parfaite, que je nomme familièrement les SMIP.

Je suis donc une SMIP, dans toute sa splendeur, et à défaut d’être une BIP. Ben oui, pas donné à tout le monde non plus d’être une BIP (une SMIP non plus, mais là n’est pas le débat, pas dans ce paragraphe toujours). Je pleure sur une bande de copines qui pourraient partager les bons et les mauvais moments avec moi. Seulement voilà, mes ex, je les ai tous largués en premier (j’en suis pas forcément fière hein). Et sans griefs majeurs. Sauf un. Mais c’est le père de mes enfants, il compte pas. Encore qu’après réflexion, comme c’est aussi moi qui suis partie dans l’histoire, je vais pas non plus lui casser du sucre sur le dos avec ce que nous avons en commun encore aujourd’hui. Enfin, bref.

BIP, je ne pourrais l’être qu’à sens unique (et je croise les doigts pour que ça reste comme ça), mais j’aime bien le concept, peut-être qu’on pourrait faire une exception pour moi ? Je vois déjà Ma Cocotte, propriétaire du concept BIP, comme je le suis de celui du SMIP, me railler en m’expliquant que non, être une BIP ce n’est pas QUE râler contre la gente masculine autour de milliers de verres d’alcool en tous genres et en crachant un venin particulièrement intellectualisé pour l’occasion pendant toute une soirée. D’ailleurs, elle a déjà écrit sur le sujet Ma Cocotte, cliquez sur les liens, c’est drôlement rigolo, je vous assure que c’est hilarant, malgré le sujet tendu : c’est bien écrit, c’est pour ça.

Bon, revenons à nos moutons. On demande une SMIP ? Me voilà ! Même si je n’en fais pas mon fond de commerce bloguesque, je ne suis pas en reste des mamans dont c’est le thème principal sur la toile. J’ai visité plusieurs adresses, blogs et sites, certains très drôles, d’autres plus sarcastiques, mais tous remplis de sentiments bien réels malgré la virtualité de la visite et j’avoue que j’aime bien leur rendre hommage par quelques petits coms par-ci par-là, juste pour contribuer au mouvement de masse qui doit certainement les motiver à continuer les jours de flemmingite aigüe, ce qu’il leur permet de nous abreuver de billets rigolos sur la manière de gérer leur progéniture et les dégâts invariablement occasionnés par ce simple fait.

Alors que vais-je faire, me demanderez-vous, si ce n’est pas orienter mon blog vers ce thème hype et tendance ? Et bien je vais juste parler, de temps à autre, de ma petite vie bien remplie de maman. Au milieu de quelque influence musicale, production pour les Impromptus ou délire culturello-administratif. Et comme je ne suis pas une maman comme les autres (comprendre je suis une SMIP), il y aura certaines anecdotes à raconter, passées ou futures, pour partager, faire sourire, et même rire quelques fois (et ne riez pas là, en lisant ces mots, c’est vexant), montrer que même avec tout l’amour et toute la meilleure volonté du monde, on ne peut être que maman. Et c’est déjà pas mal.

S comme Super, Super comme « franchement, j’assure comme une bête » : une maman, nos loupiots, ils n’en ont qu’une. Et même si parfois on s’énerve, on est quand même la plus belle des mamans. Ben oui, ils n’ont que faire des bourrelets sur les hanches et des valises sous les yeux, eux. Tu peux te trimballer en t-shirt dégueulasse et en survêt’ (c’est même pas que tu peux d’ailleurs, tu dois, surtout quand t’as un marmot en âge de te vomir dessus et/ou de coller ses pattes toutes sales de nutella sur toi) et pas épilée de frais, ils t’en voudront pas. Tout ce qu’ils demandent, c’est de l’attention et de la tendresse, rigoler un peu et s’amuser de temps en temps avec toi, et réussir à manger des cochonneries quand tu cèdes aux pressions des demandes lancinantes.

M comme Maman, Maman comme « viens prendre ton câlin crapaud » : ils sortent de ton corps, ils en sentent encore l’odeur même, quand tu es suffisamment aware pour le réaliser. Et quand ils ont besoin d’être réconfortés, c’est là qu’ils veulent être, se blottir, au creux de tes bras, dans ton giron, cette partie du corps qui permet de recevoir sur ses genoux n’importe quel loupiot en détresse, mais surtout le(s) sien(s). Parce que les bras d’une maman, en général (je n’inclue donc pas la mienne ici), c’est doux, c’est chaud, c’est sécurisant. Et à ses heures, le giron d’une maman, c’est ludique (bande de dépravés, je ne parle pas de ça voyons), parce que ça peut donner des batailles de chatouilles (j’ai dit que je ne parlais pas de ça ! pervers, dehors !) à faire pleurer de rire les plus grands, des « A dada sur mon baudet » qui font rire à gorge déployée les moyens et plus petits.

I comme Indigne, Indigne comme « on s’en fout ! à mort les convenances » : 5 fruits et légumes par jour, check. Une toilette quotidienne, check. Lavage de mains régulier, check. Des vêtements propres le matin, check. Des soins réguliers chez le doc, check. Pas de télévision en mangeant, check. Après, et bien, moi j’dis que tout ce qui est bien au quotidien pour mon enfant ne l’est que parce qu’il y a des exceptions. Savez, l’exception qui confirme la règle ? Genre le plateau-repas, prévu ou non, devant LE film qu’il ne faut pas rater ou mieux, le match de foot qui nous donnera les sueurs froides de la journée. Genre la petite partie de Need for Speed jouée un mardi à la sauvette alors qu’à la maison, les jeux vidéo c’est mercredi, samedi et dimanche et pis c’est tout. Genre on a mangé des pizze ce midi ? Oh non ! J’avais prévu de la quiche pour ce soir… ben on la mangera quand même ! Etc… (exemples concrets et vécus à venir dans des articles ultérieurs).

P comme Parfaite, Parfaite comme « c’est une évidence, je suis imperfectible » : on aura beau se démener comme des diablesses, on ne peut pas chasser le naturel, il revient au galop. Alors inutile d’oeuvrer pour nous rendre moins parfaites (compris les belles-mères ? c’est peine perdue ! Ca vaut aussi pour les belles-soeurs, hé hé…), nous sommes, nous les SMIP, des mères naturellement et complètement dans l’ère du temps, constamment à la page, in, hype, dans le vent et tout ce que vous voulez. C’est comme ça, c’est dans nos gènes, on est comme le vin, parfaites dès le début, on ne fait que se bonifier avec le temps. On arrive sans mal à soigner les petits bobos juste après avoir rigolé comme des bossues à la vue de la cascade responsable. On est capable de saper nos loupiots comme des petits roumains juste pour faire râler la grand-mère qui nous les brise. On peut aussi faire un repas de crêpes et proposer sans une once de culpabilité des glaces pour le dessert.

Et ça, c’est la classe. La grande classe.

15 réponses sur “On demande une SMIP (Super Maman Indigne et Parfaite) ?”

  1. Bon n’étant moi même pas maman, je peux pas trop la ramener sur ce coup là. Donc je dirais juste: PLUME TU AS ENTIEREMENT RAISON. Non parce que si il y a réunion de SMIP je veux bien en être quand même. J’amènerai du foie gras et du sauterne.
    C’est d’accord? 😉
    Non plaisanterie à part, c’est sur qu’être parent, c’est pas une science exacte. Je pense qu’on doit faire au mieux avec plein d’amour et… roule ma poule!

  2. plume: j’ai lu ton texte avec attention et amusement. J’aurai pu écrire sensiblement pareil ( mais moins bien)…. Ta déf me plait particulièrement, et à la prochaine réunion, j’amène des minis clafoutis apéritifs… et du champagne, parce que crotte, on le mérite ! 😉

  3. Nath, tu fais partie des premières invitées, avec ce devant quoi je me poile tous les jours sur ton blog, tu peux en être sûre 😉

    Thomas, j’en parlais avec un autre papa justement, mais pour que cela puisse bien se décliner au masculin, il vous faut encore un petit peu plus de coolattitude que nous, surtout quand vous n’en êtes qu’au premier (ou en prévision de…). Meuh nan j’me la pète pas, du tout 😀

    Reine, comme j’aime dire, athée pure et dure que je suis : amen ! Et oui, tu seras la bienvenue également, ouverture d’esprit mon amie, ouverture d’esprit !

    Sandrine, je suis flattée par ton commentaire, merci beaucoup ! Et pour le champagne, je suis preneuse, surtout si c’est toi qui le choisis, forcément !

    Homéo, sans conteste ma belle 😉

    N’est pas morue qui veut Nahimage, moi j’dis chapeau quand même, parce que là, y’a du boulot quand même… 😀

    Princesse, ravie de te voir par ici…

  4. Thomas ne fait pas encore partie du club, mais avec le papa dont je parlais, vous êtes bien trois (déclarés)… je vais peut-être lui demander de rédiger la charte du SPIP, au papa en question, c’est une idée, tiens…

    Emmanuel, ça fait plaisir de te voir dans les parages !

  5. tout à fait d’accord (et super style),
    les pères indignes peuvent adhérer au Smip (genre une sous-section) ou dois-je fonder le SPAF (le syndicat des pères au foyer) ??

  6. Merci Yibus, j’apprécie le compliment et je te propose de démarrer par la sous-section… on verra plus tard si vous avez assez d’éléments pour vous envoler de vos propres ailes 🙂

  7. Faudrait voir a faire coexister la SMIP et la SAIP … Sinon le SPIP risque fort de se retrouver SPIC et de pointer chez meetic … :o)

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