Vous cherchez Plume ? Vous allez la trouver !

Je m’y mets aussi, y’a pas de raison, surtout qu’il y en a des gratinées…

Bon, déjà, mon record en la matière (de recherche qui aboutit sur mon blog, fallait-il le préciser ?), c’est quand même…

Plume Vive !
(Ouf, l’honneur est sauf. 133 requêtes.)

Arrive tout de suite derrière, en tête du classement (je vous fais le top trois là, si vous aviez pas compris), tadaaaam :

parodie (de) chanson
(avec 68 demandes)

Pour finir, une recherche qui correspond au titre d’un de mes billets, posté vraiment pour un délire ponctuel et déjà oublié… comme quoi :

chanson (du) dimanche (matin)
(à peine plus de 15 requêtes)

Alors, ce que je trouve dommage (et je me rends compte que j’aurais dû me réveiller plus tôt), c’est que toutes les demandes ne sont pas là, certaines ont été effacées car devenues trop nombreuses, alors qu’il y avait certaines perles bien sympas quand même. Donc je me retrouve avec des requêtes qui ont été formulées au moins deux fois pour atterir ici… c’est parti !

perversion sex art > C’est tout à fait ça, En Aparté… de la perversion, du sexe et de l’art. Give me five.

avions dans le desert de mojaves > Oué et alors ? S’ils sont dans le Sahara ça pose problème ? (mais comment diantre ça peut faire arriver chez moi ça ?)

leodagan appris lire > Hum, et toi, appris écrire ?

pauvre homme > toi-même ! (nan mais, ça va bien oui !)

perceval jeu poutre > LA référence auquelle je n’ai pas fait allusion dans mon billet dédié. Un comble.

glfjufururuururutititkrjeifodifieifiduw8 > mmhhh mmmhhh… racontez moi votre enfance…

0000000000000000000000000000000000000000 > mmhhh mmmhhh… racontez moi votre mariage…

fromage trou du curé > Et là, là… vous allez pas me croire… mais si je cumule toutes les (bonnes ou mauvaises) orthographes et tournures de phrases, je crois que je pourrais lever un autel à la gloire ce de fromage, sérieux…

super maman > C’est ici ! Cherchez plus !

(dégoûtée que les plus trashes soient squizzées parce qu’unitaires… je les note pour la prochaine, promis !)

Je viens d'aller voir…

Clone Wars, de Dave Filoni

Alors, alors, alors… le programme initial n’avait rien à voir avec un plan ciné en fait. Au départ, l’ex devait emmener n°1 voir un super groupe de la mort qui tue, qui fait sa tournée d’adieu, en concert sur Toulouse, soit à 3 bonnes heures de route de chez nous. Il m’a gentiment conviée à leur petite virée donc, parce que j’aime ce super groupe de la mort qui tue, mais aussi pour me cogner le retour de Toulouse en pleine nuit. Why not…

Ben non ! Billetel, ces enfoirés, en ont décidé autrement ! Après avoir réservé les billets par téléphone, leur réseau national de mes deux a planté et pas de possibilité de retirer les sésames… 17 heures 30 ont sonné, on a lâché l’affaire… mais n°1 était pas très joyeux, alors, plan de substitution : ciné / resto ! On arrive devant le cinéma 6 salles et, pas grand chose à se mettre sous la dent pour un petiot… sauf Clone Wars. So… let’s go !

En bref : la guerre des Clones fait rage… républicains, séparatistes, le gros Hutt qui se fait braquer son fils, se mêlant gaiement à tout ce bazar, car la guerre fait tomber les planètes aux mains des forces du mal, et les forces Jedi ont bien du mal à rétablir l’ordre… mais l’armée républicaine soutenue par Obi-Wan Kenobi se reprend et la suite des aventures se poursuit avec une jeune padawan affectée à… Anakin Skywalker ! Confus vous dites ? Nooooooon…

Le petit plus : L’humour (la seule représentation du genre d’ailleurs) des soldats des forces du mal… tout simplement excellent, des petits mots par ci par là, rien de bien transcendant, mais ça fait rire quand même. Malgré un graphisme assez… particulier, les scènes d’action sont vraiment bien animées et prenantes. Un bon dessin animé/film pour les enfants, mon grand a adoré, complètement sous le charme. Certaines expressions d’Anakin sont aussi, comment dire… charmantes. Hum. Et Maître Yoda, toujours aussi rigolo avec son langage personnel.

Le petit moins : Euh… ben un peu pas mal de choses quand même. Le graphisme est très très anguleux. On s’habitue, mais ce n’est pas ma tasse de thé. Même si Anakin arrive à être mangeable malgré son statut de personnage dessiné, le reste du temps, les expressions faciales ne sont pas trop au rendez-vous. Sinon, l’histoire est simple, trop simple, mais ça contraste furieusement (et finalement, salutairement) avec les vingt premières minutes où on ne sait absolument plus où on en est. A force de rabâchage des noms et lieux de toutes sortes, à la fin du film, on s’y retrouve partout, mais bon. J’aime beaucoup les films (je n’ai pas vu les derniers qui sont maintenant les premiers, je suis restée sur les vieux que j’adoooore, bourrés d’humour), alors peut-être ceci explique-t-il cela ?

Entretien avec un rêveur

(suite)

« le sentiment qu’il n’y avait pas de vie plus « juste » ou « normale » qu’une autre… Ce que semble oublier la plupart des gens… ils pensent toujours que ce qu’ils vivent est ce que l’on doit vivre… »
C’est tellement vrai et triste à la fois ! c’est le genre de pensées que je me suis évertuée à transmettre ces dernières années, sans succès…
Je remarque que tes envies et tes aspirations sont en étroite relation avec ton rapport à la mort, ça saute aux yeux… je comprends que tu sois désabusé d’entendre toujours les mêmes rengaines concernant ton projet de vie, les gens sont comme ça, envieux et frileux à la fois…

« mais je ne respecte pas les gens qui ne sont pas épanouis et qui ne changent rien… moi, je ne peux pas vivre ça, j’ai l’impression d’attendre la mort… »
Je te rejoins totalement sur le sujet, toujours à moindre échelle, ce que je vis et mets en place aujourd’hui, pour mes enfants mais avant tout pour moi, résulte de ce besoin de vivre ce que je veux… et tant pis pour les bien pensants et les mauvaises langues !
Bien sûr, ce qui fait ma plus grande joie aujourd’hui (mes enfants) représente aussi mon plus grand frein à mes envies fraîchement déterrées, mais qui sait, un jour, en oeuvrant dans ce sens, peut être pourrais-je à mon tour visiter plus profondément mes besoins ?

« J’ai toujours pensé que cela rendrait heureuse une femme ce que j’ai a donné… mais je me suis trompé… Je commence surtout à comprendre qu’elles ont besoin d’un nid douillet et d’un homme rassurant… C’est complexe… »
Certes c’est complexe, mais ça l’est aussi dans l’autre sens !
Tu comprends maintenant ce à quoi aspirent les femmes, car je pense que tu as enfin une vision assez juste de ce qu’elles souhaitent : l’ambivalence, l’ambigüité (ce qui fait l’essence même du caractère féminin !)… un mélange de confort et de surprise, de cocooning et de frisson, de promesses et de piqûres de rappel… il faudrait un Superman de l’occasion, un géant fort sur lequel pouvoir compter, un acrobate de toutes les situations… cet homme là n’existe pas… et c’est pour ça que c’est difficile, pour tout le monde, mais encore plus pour un « aventurier de la vie » comme toi, qui est en demande constante de nouveauté et de sensations… c’est en ça également que c’est complexe : tu recherches (attends) une personne qui pourrait ressentir, vivre et espérer comme toi, mais ça non plus, ça n’existe pas (n’en déplaise à ta psy !)… je suppose que ton souhait de rencontrer quelqu’un avec au minimum quelques projets que tu partagerais et que tu n’aies pas à convaincre est un peu plus réaliste… et cela doit être le résultat de tes expériences amoureuses passées… comme quoi tout est « utile » dans la vie, rien n’est vain, surtout ce qui fait mal…

« Je crois que je dois faire peur des fois… J’imagine que cela doit un peu tétaniser… on me dit souvent que je suis extrême ou exigeant… Ce que je ne ressens pas vraiment, mais cela doit être une façon de me dire « je n’arriverai pas à te satisfaire… je ne sers à rien dans ta vie… »
Personnellement, et toujours grâce à mon empathie, c’est tout à fait ce que je pourrais ressentir… vivre une relation à deux, c’est aussi se nourrir de cela, pas seulement avoir une compagnie pour faire des découvertes… attention Rêveur, je ne juge pas, je ne connais rien de toi dans le domaine, mais c’est une émotion qui pourrait très bien ne pas avoir joué son rôle dans certaines de tes relations…

« Je ne sais pas comment expliquer que mon bonheur c’est de partager mon monde… de donner… pourvu que l’on apprécie réellement ce que j’ai à donner… Et plus encore, j’aimerais qu’on me prenne aussi un peu par la main pour m’emmener dans des « mondes » que je ne connais pas. »
Et bien si, tu l’expliques très bien là ! Tu as déjà essayé de cette manière ? avec ces mots là ? Je me demandais justement de quelle façon tu avais rencontré les femmes qui ont partagé ta vie jusqu’à présent, et si tu avais toujours été aussi clair avec toi même…?

« En fait, mon idéal serait d’avoir une petit maison comme un petit port pour prendre le temps, faire des choses simples… puis de temps en temps partir sur un projet… il faut ressentir encore et encore des vraies émotions, même fortes… c’est ce qui fait la vie. Si on était pas vraiment malheureux un jour comment pourrait-on être vraiment heureux un autre ? »
Très juste… mais tu vois, ça, ça fait peur, surtout à une femme qui souhaite enfanter, les extrêmes de la sorte, c’est vivant, c’est jouissif même, mais c’est aussi incertain, demandeur d’énergie et de confiance en soi… pas évident tu ne trouves pas ?

« J’ai une bonne étoile dans l’ensemble et je crois aux vertues de toujours essayer… Mais, c’est vrai que le temps passe et cela me fait un peu peur. Il faut l’apprivoiser. »
Encore une fois, la mort te travaille… existe-t-il une raison particulière au fait que tu sois si sensible à cette destination finale ?

« C’est drôle que tu m’estimes chanceux. Cela fait un an que je prépare ça… »
Je parlais de l’opportunité d’avoir un lieu comme celui-ci, et non du projet que tu prépares consciencieusement depuis tant de temps… et là je parle sérieusement, « sans envie ni frilosité », ton projet est vraiment emballant, accessible et prometteur… mais celui là a besoin d’être vécu seul je pense, tout du moins au début… et si je te pose la question aujourd’hui, penses-tu « revenir » un jour ?
Une question très personnelle : as-tu déjà eu envie d’avoir un enfant ?

« Qui est vraiment fou ? »
Quelle bonne question…

Impromptus : Elle avait apporté des fleurs de tournesol

Elle avait apporté des fleurs de Tournesol. Il ne fallait pas en attendre plus de sa part. Encore que le simple fait qu’elle ait apporté des fleurs était une surprise. Non, soyons justes. Le simple fait qu’elle nous ait « honorés » de sa présence était carrément inattendu. En plus, non contente d’avoir amené des fleurs complètement décalées pour l’occasion, elle portait une tenue digne de ce dont on pouvait se souvenir d’elle. Excentrique, pas franchement jolie et de mauvais goût.

Elle était arrivé avec beaucoup de retard, comme à son habitude et je crois que cela n’a ennuyé personne. Nul ne faisait attention à elle, dans les premières minutes qui nous ont tous réunis en ce lieu. Nous étions pour la plupart sous le coup de l’émotion et ce qui se passait en dehors des douces paroles qui flottaient dans l’air ce matin-là, ne nous apparaissait que secondaire. Jusqu’au moment où elle entra dans le champ de vision d’absolument tout le monde, en s’approchant du centre de l’attention.

Jaune, dans ses fleurs comme dans sa robe. Des roses rouges dans les cheveux et un collier d’énormes perles violacées autour du cou. Ses maudites fleurs ton jaune-orangé à la main, flétries par le long voyage qu’elles venaient sans doute de faire, immenses, démesurées et totalement inadaptées à ce qui était initialement prévu : des arums blancs et des lys orange. Elle était perchée sur des talons d’au moins douze centimètres de haut, digne prolongement d’une paire de chaussures aussi flashy que sa tenue. Des escarpins rouges. Hideux. Il ne lui manquait plus que les bas résille, sérieusement.

Elle s’avança donc vers le point où convergeaient tous les regards encore clairs, qui ne manquèrent pas de la dévisager, détailler, décortiquer des pieds à la tête. Elle devait frissonner pendant ce temps-là. Je me souviens encore lorsque nous étions enfants, c’était ce qu’elle préférait, quand les gens se retournaient sur son passage ou la fixaient étrangement, rapport à son habillement ou à un comportement qu’elle pouvait sans peine rendre indécent. Elle était fébrile dans ces moments-là, elle se sentait importante. Alors qu’elle n’était rien. Et aujourd’hui, elle n’est toujours rien.

Pourtant, cela ne l’a pas empêchée de se pavaner sur ses échasses qui s’enfonçaient dans la terre meuble, au milieu des graviers, et de contorsionner son fessier pendant qu’elle cherchait une position stable avec ses pieds, certainement trop à l’étroit dans une paire de chaussures aussi fines et pointues. Ses jambes laiteuses agressaient elles aussi le regard de celui qui aurait eu le malheur de s’aventurer à découvrir la personne qui faisait remarquer si audacieusement sa présence. Elle détonnait avec le reste, blanc sur jaune, rouge sur jaune. Décidément, elle ne savait toujours pas s’habiller avec un minimum de goût.

Elle pencha la tête doucement vers l’avant, ses immondes fleurs toujours à la main, et pendant qu’elle éclatait en sanglots bruyants, même le flot de paroles s’est interrompu. Tout le monde s’est retrouvé sans voix et sans réaction devant la soudaineté de la chose. Et sans un mot, toujours noyée dans ses larmes, sans même jeter un œil alentour, elle jeta, c’est ni plus ni moins le terme, elle jeta ses tournesols sur l’objet de son attention. Et non, pas l’objet de son chagrin, car les larmes n’étaient que pour elle, aucun doute là dessus. Egocentrique depuis sa naissance, il n’y a rien d’autre que son petit nombril qui trouve un tant soit peu d’intérêt à ses yeux.

Elle plia les genoux pour se rapprocher et tenta de tendre la main, mais son bras était trop court. Elle avait peur de tomber, cela se voyait, et malgré le comique qu’aurait pu avoir la situation, j’ai été prise de panique et l’ai rattrapé par le bras, avant qu’un éventuel déséquilibre ne finisse le travail de ma mauvaise pensée. Parce que je ne suis pas comme elle. Et que je ne veux pas le devenir, même si elle ne mériterait que ça. Et… C’est là que j’ai vu. Quand elle s’est retournée. Je l’ai vu dans ses yeux. D’aussi loin que je me souvienne, ça n’avait jamais ne serait-ce que traversé son regard.

Et là, elle était complètement en proie à ce que j’attendais tant d’elle. Depuis des lustres. Depuis la toute première fois où je lui ai parlé. De puis notre tout premier jeu. Depuis ma toute première peine. Une émotion. Je ne sais pas laquelle, elle non plus certainement, mais peu importe, elle était là. Une émotion, pénible, lancinante, douloureuse. Mais également… vivante. Après trente années d’indifférence et de silence radio, il aura fallu l’enterrement de la seule à l’avoir vraiment aimée pour ce qu’elle était, afin qu’elle découvre, et moi avec, qu’elle était capable de cela. Vive la mort.

L’influence musicale du jour

S’il y a un artiste que j’aime depuis ses tous premiers tubes, ceux de quand il était petit, accompagné, certes, mais il était quand même bien présent, on ne voit presque que lui, c’est bien cet hallucinant personnage qu’est devenu Bambi… je vous la fais en plusieurs partie, l’influence, parce que jusqu’à une certaine période, bien déterminée, j’aime tout de lui : son style, sa voix, son rythme, son groove, il est tout simplement excellent. Dommage.

First part : The Jackson Five

[youtube=http://fr.youtube.com/watch?v=-16fDpOW948]
court, mais un des meilleurs extraits.

[youtube=http://fr.youtube.com/watch?v=GaE3m6gY1Vw]
Après vous avoir mis l’eau à la bouche, la voici en entier, mais sans live.

 

To be continued…

Quand netvibes me fait découvrir des pépites

Je tente de limiter mes flux netvibes pour ne pas parasiter le temps que je m’octroie sur le net… j’ai donc à ce jour une soixantaine de blogs qui sont dans l’agrégateur et que je vais consulter à chaque nouveauté… dernièrement, au cours d’une lecture chez un blogueur que j’apprécie particulièrement, j’ai découvert ça, et j’ai souhaité vous en faire profiter :

L’amour

On vous dira que l’amour est enfant de Bohème, aveugle, sot, éclatant, qu’il est bleu, rose ou verdâtre… Qu’il ressemble à un oiseau blessé, qu’il est solennel comme une porte de cathédrale, qu’il brûle, empoisonne, apaise, irrite… On vous dira même qu’il durcit les coeurs. Vous serez mollement convaincus et oublierez bien vite ces fadaises.

Moi je vous dis que l’Amour, l’Amour, le vrai, l’unique, le beau, le tendre, l’inouï, l’indéfinissable n’est pas une étoile, pas un chemin perdu, pas une musique. Il n’est ni de marbre ni de bois.

L’Amour court sur les toits, plonge dans les gouttières, se répand dans les fosses, s’y vautre, s’évapore jusqu’aux nues, redescend en chute libre, s’écrase contre la gueule des loups, remonte aussi vite au-dessus de nos têtes, retombe sous forme de flocons, s’immisce dans nos cous, s’égare dans nos cheveux, se transforme en particules infiniment ténues, revient et s’abat comme une grosse vague salée dont l’écume dévaste tout, n’épargnant que les rats.

L’amour n’est pas un chien galeux, pas un cygne errant, pas une libellule aux ailes d’argent. Il n’est ni à droite ni à gauche, ni devant ni derrière. Il glisse comme une ombre, se fait oublier à chaque heure qui passe, sursaute avant midi, colle aux semelles, s’en échappe par les trous, fuit de tous côtés, vole au secours des bien-portants. Déroutant, il s’arrange pour se faire réveiller à dates fixes. Prévisible, il sonne comme une cloche fêlée.

L’amour n’est pas une histoire à dormir dans un lit, pas un roman à l’eau-de-vie, pas un poème acide. Il n’est ni blanc, ni gris, ni jaune. L’Amour est un citron peu pressé, une terre battue en neige, c’est une coquille dans un livre qui sert de cale. Il monte quand il faut monter, descend quand il faut descendre, tourne quand il ne faut pas tourner. L’Amour est un âne, une barrique, une bourrasque inique, une barricade « ânesque ». Têtu, il transpire à grosses gouttes.

Car enfin l’Amour finit toujours par revenir courir sur les toits, quels que soient ses masques : issu des nuages il recouvre tout, imprègne tout en formant d’inutiles tourbillons que personne ne verra jamais. Invariablement il surgit en geysers minuscules, reprend le chemin des gouttières, retourne à ses fosses pour le seul plaisir de les féconder avant de s’en extraire et lentement grimper jusqu’à son firmament de brumes et d’azur.

Arroser les toits, mouiller les hommes, humecter l’herbe, baver sur le monde, envelopper de brouillard têtes et espaces vitaux, laver les peaux, noyer la planète, tel est le mystère diluvien et infini de l’Amour.

Raphaël Zacharie de Izarra