Impromptus : La voie de la simplicité

Deux visages, deux regards qui ne se quittent pas, pour finir par s’abandonner dans un baiser profond, lent, intense. Les assauts de deux langues passionnées, qui entraînent avec elles l’ensemble des deux corps. A présent, tout ondule, les cheveux accueillent les souffles, les mains s’occupent en caresses, les bassins entament une danse sensuelle et les lèvres continuent leur découverte. Il n’y a plus rien autour d’eux, à peine une légère mélodie, qui parvient aux oreilles attentives, à l’affût d’un soupir, d’un gémissement, d’un mot lâché dans une expiration légère. Les battements des coeurs s’intensifient, le rythme des ventres en feu fait s’accroître l’impatience des intimités excitées, déjà plus qu’en attente. Les pétales de tissus tombent, doucement, pour laisser le champ libre à toute partie de l’un souhaitant s’aventurer dans un recoin, habituellement à l’abri des regards, de l’autre. L’exploration continue, ponctuée de soubresauts, sourires et oeillades chaudement complices. Les réactions sont vives et réciproques. Les envies se partagent et se savourent. A chaque fois différent. Et à chaque fois identique : tout coule de source, tout est naturel. Ils empruntent ce délicieux chemin qu’est la voie de la simplicité, et qui n’appartient plus qu’à eux dès qu’ils se retrouvent, charnellement comme moins ardemment…

Consigne : Redécouvrir La voie de la simplicité, et les différents chemins qui mènent en son sommet. Et être concis : limiter l’écrit à moins de 200 mots.

6 réponses sur “Impromptus : La voie de la simplicité”

  1. Ce serait arrêter d’écrire afin d’être lu, arrêter de bloguer pour être commenté, arrêter de commenter pour deviner le sourire de l’autre côté du clavier. Oui, la voie de la simplicité. Ce serait mettre moins de mots, de sons et d’effets, ratiboiser la phrase et n’y laisser que le rythme. La rime, les gens, le vent qui parcourt les arbres. Oui, la voie de la simplicité. Ecouter, entendre et toucher. Voir, sentir, goûter. Et rêver. Dix minutes par jour, déjà. Ce serait bien. Se taire. Ecouter la voix de la simplicité.

  2. Dis donc, c’est concis mais c’est chaud!!!!!
    Tu décris très bien le désir qui monte.
    C’est marrant de voir quel thème tu choisis quand on te dis juste « la voie de la simplicité » Petite coquine 🙂

  3. Yibus, merci pour tes impromptus sous mes billets, ça me fait toujours très plaisir de les lire… et quel talent, mais ce n’est pas étonnant.

    Joye, merci !

    Reine, j’avais abordé le thème sous un autre angle, mais concernant toujours la même personne… on va dire que ce que je vis actuellement, dans des circonstances pour le moins compliquées (très compliquées) et par essence d’une simplicité même, par toutes ses facettes… et l’intimité, n’en parlons pas, comme tu as pu le constater 😉

    Olivier, merci de ton passage chez moi !

    Sandrine, à qui le dis-tu…

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