La brève du vendredi (dont tout le monde se fout mais quand même)

Voilà, dernière ligne droite avant les festivités ! Déjà, il faut savoir que j’adooooooore noël… et toutes les fêtes en général. Mais noël a ce petit charme particulier, ce petit truc en plus qui fait la différence. Je me mets donc en quatre pour cette fête, commerciale certes, mais pas que.

Juste avant de réveillonner en famille, on va passer quelques jours dans le grand froid français, j’ai nommée la Franche Comté, magnifique région hivernale s’il en est, et faire le plein d’italianisme et de famille adorée. De retour, il sera temps de festoyer comme il se doit, puis d’ouvrir les cadeaux le lendemain…

J’espère que vous profiterez vous aussi de cette fête et que vous avez tous, même caché loin tout au fond, quelque part, un petit esprit de noël… Je vous souhaite plein de bougies, de bons petits plats, de ruban et de papier, d’étoiles dans les yeux et de bonnes surprises !

Je vous souhaite un Joyeux Noël !

La brève (trèèèèès tardive) du vendredi (dont tout le monde se fout mais quand même)

Voilà, ici, on fait le sapin autour du 10, hier, on était le 11, alors… fallait vraiment faire le sapin ! Surtout que ça fait une semaine qu’il attendait sur la terrasse et que ça ne lui a pas fait que du bien… quand je l’ai déployé, la moitié de ses épines se sont ramassées au sol. Enfin, il est quand même sur pied, j’ai réussi à le caler, j’ai trié les décos pour rester dans mon trip de l’année : les étoiles.

et la lumière

et les étoiles

La décoration s’est très bien passée. La suite en revanche. Vous n’avez pas oublié que j’ai deux félines hystériques à la maison et qu’un chat, ça adoooore les sapins. Ben là… ça n’a pas loupé ! Dès qu’on l’a mis dans  la maison, la rousse avait déjà grimpé au sommet. Que dire une fois que toutes les décos étaient posées sur le sapin, ma belle guirlande blanche… stoppée net dans son illumination par des petits crocs acérés.

Cette conne de chatte (ouh, ça c’est joli…) a commencé à s’attaquer à tout ce qui pendait : boules, étoiles, guirlandes, branches… j’ai du harnacher le sapin au meuble télé juste à côté pour éviter de le retrouver par terre un de ces quatre. Bref… mon sapin est fait et ne ressemble déjà plus à rien. On s’en fout, c’est pas les cadeaux qui comptent ? (on se rassure comme on peut.)

L'impromtu du lundi

J’ai cru pouvoir dépasser les limites de l’entendement sans perdre ma dignité, j’ai cru être capable d’atteindre les plus hauts cieux sans brûler mes ailes, j’ai cru toucher du doigt la vérité belle et inaccessible, d’un autre monde. J’ai tant souhaité teinté les autres de ma différence, faire de ma philosophie une doctrine à suivre, prêter mon regard pour une vie meilleure.

J’ai douloureusement pris conscience de mon humanité, intégré à quel point je pouvais être dépourvu de talent caché, conceptualisé mes hypothétiques dons en médiocres qualités. J’ai déchanté de me savoir à la merci de l’autre, me suis rongé les sangs de souffrir ainsi, flagellé de ne pouvoir mettre un terme à cette mascarade.

La vie sera mon châtiment. Les jours qui passent me verront courber l’échine, lever le regard les jours volontaires, grogner quelques secondes quand le soleil me chatouillera l’orgueil. La vie sera ma punition. Les années qui défilent cristalliseront mon désaveu de rendre les miens heureux, la lâcheté de mon renoncement à toute autre forme d’existence.

Je sais pertinemment que de ce fait, je vous lie à jamais à cette peine, c’est la faible lumière qui éclaire mes choix. La sécurité de ne pas être seul sur le chemin, de toujours imaginer ce que j’ai créé dans le sillon de mes pas. La garantie de ne pas vivre ce purgatoire sans un peu d’amour, même lointain, même imaginaire, même usurpé.

Pardonne-moi.

consigne

Note pour plus tard

Ne pas mettre de nappe sur sa table quand il y a deux chats hystériques possédés par le diable dans la maison.

parker lewis

Sinon, comment ne être obligée de ramasser l’essuie-tout tombé pour l’occasion, mais surtout, déroulé et déchiqueté partout dans la pièce à vivre ? (quand c’est pas la carafe d’eau ou le dessous de plat…)

L'impromptu du lundi : Ragtime

« Surprises… »

Court-métrage et scénario de Plume Vive

Scène 1 – Voiture. Intérieur. Jour.

Plan sur l’horloge digitale qui affiche 8h43. Puis sur le compteur kilométrique qui affiche 120 km/h.
Caméra face à Joan, la jeune femme au volant, qui sourit en chantant assez fort sur un morceau qui passe sur le lecteur CD de la voiture.
Puis plan sur l’arrière de la grande familiale, les sièges avec réhausseurs, une veste à même le sol, des listes et catalogues de noël sur l’un des fauteuils, toujours avec la musique en fond sonore. Retour sur le visage de la jeune femme, en plan serré. On y voit des yeux bleus légèrement charbonneux, quelques rides à peine marquées, des cheveux attachés en chignon lâche et des créoles noires qui se détachent d’une chevelure châtain.

Scène 2 – Voiture, rue et maison. Extérieur. Jour.

Caméra face à la voiture. La voiture s’approche d’une résidence, enclenche son clignotant droit puis tourne pour franchir un portail vert qui s’est ouvert automatiquement.
Caméra devant la maison. La voiture se gare lentement en marche arrière, puis le moteur s’arrête. Joan descend rapidement, son étole blanche dans une main, son téléphone et ses deux paires de clés dans l’autre. Elle glisse la clé dans la serrure et tente de déverrouiller la porte, en vain. On la voit s’agiter une seconde ou deux puis finir par ouvrir la porte, que l’on comprend non verrouillée.

Scène 3 – Maison Rez-de-chaussée. Intérieur. Jour.

Caméra face à la porte d’entrée. Joan apparait dans l’encadrement, sa silhouette gainée de noir. Tenue décontractée.

– Tu es encore là ?

Sa voix claire résonne dans le silence de la maison. Aucune voix humaine ne lui répond. Encore surprise d’avoir trouvé la porte non verrouillée, elle jette à peine un œil aux deux chats qui tentent d’attirer son attention. Elle referme rapidement la porte derrière elle. La jeune femme pose son étole et l’une de ses paires de clés sur le meuble de l’entrée, où elle trouve trois petits post-it avec quelques mots griffonnés. Après les avoir attrapés, elle se retourne pour fermer la porte à clé tout en lisant les messages.
Plan rapproché sur sa main gauche. Elle fait tourner les messages : « 
Bon anniversaire mon amour… » – « Avec plein de tendres pensées de moi pour toi… » – « Partout, partout, partout… ». Gros plan sur le sourire qui éclaire son visage.
Plan large sur la pièce à vivre, avec un séchoir un linge au pied duquel on aperçoit un autre papillon jaune, ainsi que sur le miroir dans l’entrée. On voit la jeune femme décrocher le post-it du miroir avec un « 
Ici… » griffonné dessus, puis se retournant, qui décroche un autre papier sur une porte en face d’elle. Gros plan sur « … ».
Retour de la caméra sur la pièce à vivre. Joan s’avance vers le séchoir, un grand sourire aux lèvres, puis se baisse pour ramasser le petit mot. Gros plan sur « 
Ici… (c’était collé sur le chat mais ça n’a pas du tenir)« . Un éclat de rire résonne dans la pièce silencieuse. Elle s’avance encore plus, fait le tour des meubles, ramasse une demi-douzaine de petits papillons jaunes, sur la télé, l’écran de l’ordinateur, à l’intérieur du réfrigérateur, sur une boite de restes, dans un tiroir de la cuisine, sur un mur (« Et là encore… » – « Ici aussi… » – « … »). La jeune femme se déchausse et revient dans l’entrée. Elle laisse tomber ses chaussures sur le carrelage.
Plan de l’entrée et de l’escalier qui monte à l’étage. On la voit grimper les escaliers en regardant partout.

Scène 4 – Maison Etage. Intérieur. Jour.

Plan du palier de l’étage avec la fin des escaliers. On voit la jeune femme, toujours toute sourire, regarder à gauche et à droite, puis tendre le bras.
Plan sur la porte en haut de l’escalier. La main s’avance vers un billet jaune, où l’on peut lire « 
ici aussi, (pas de jaloux) » et la porte s’ouvre. On y découvre des toilettes, que la jeune femme détaille (caméra). Une revue est posée sur l’appui de fenêtre, elle s’en empare et y déniche un « même là… » qui lui offre un rire bref mais joyeux. Elle fait le tour de l’étage (caméra suit), récupérant sur les portes les petits papiers collés avec des « et là… » – « ici aussi… ». Elle entre dans une chambre.
Caméra face au lit deux places. Deux post-its attendent à l’emplacement des oreillers. Joan se jette sur le lit pour les attraper.
Gros plan sur l’un des messages laissés : « 
Ici aussi, bien évidemment… ». Retour sur Joan. Allongée sur le dos, la jeune femme ferme les yeux, un large sourire sur le visage, la multitude de papillons jaunes sur sa poitrine. Avec un gros soupir de contentement, elle se relève pour sortir de la pièce.

Scène 5 – Maison Rez-de-chaussée. Intérieur. Jour.

Caméra sur le coin bureau, avec l’ordinateur allumé. On voit la jeune femme s’installer devant l’écran et commencer à pianoter, jouer avec la souris, très excitée et le visage radieux, se mordillant même la lèvre inférieure.
Plan sur l’écran où l’on voit sa messagerie hotmail sur fond orange, avec l’ouverture d’un message à l’attention d’un certain « … ». On entend le bruit du clavier pendant que les mots s’affichent à l’écran.
Intitulé du message : « 
Je t’aime… »
Corps du message : « 
les premiers ont calmé mes larmes (je l’ai croisé avant de rentrer)… un des suivants m’a fait sourire (celui qui devait être sur le chat)… quelques autres m’ont fait soupirer… les derniers, cherchés, m’ont fait rire… merci. Amour de ma vie. » On voit la souris cliquer sur « envoyer ». Elle met de la musique sans quitter sa place, en ouvrant le logiciel adéquat sur l’ordinateur. On entend un ensemble violon/piano d’abord au son moqueur, qui devient rapidement entrainant et qui colle parfaitement à l’humeur du moment. On la voit surfer sur internet, ouvrir des messages, en supprimer, répondre à certains.
Plans alternatifs entre l’écran, ses doigts, son sourire, son regard, les mouvements de sa tête qui marquent le tempo.
La réponse de « … » s’affiche à l’écran : « 
(pouh)  (souprire) j’attends de voir si tu les a tous trouvés… et me réserve le droit d’en re-glisser quelques uns par ci par là à l’occasion parce que mes pensées ne tarissent jamais ». La jeune femme soupire avec un large sourire, on devine alors d’où vient l’expression utilisée dans la réponse. Ses yeux se mouillent, ses doigts restent silencieux, son regard tombe sur le clavier. Pendant que la musique continue d’égrener ses notes agréables, elle se laisse aller à la rêverie, se remémore leurs souvenirs, leur rencontre.

Scène 6 – Gare provinciale. Intérieur. Jour.

Plan de la caméra dans le hall d’accueil. Il y a du monde, mais une haute silhouette se détache parfaitement en contre-jour. Il porte un sac à l’épaule et regarde distraitement devant lui. Elle s’approche, d’un pas rapide, se colle contre lui, respire son parfum, le dévisage. Leurs nez se frôlent, les lèvres se chatouillent. Il descend son visage dans le cou de la jeune femme pour la sentir. Puis le baiser… timide, tendre et doux, pour finir profond, langoureux, tiède.
Fondu au noir sur la phrase : « ils se sont aimés au premier mot, au premier regard, au premier baiser ».

FIN

consigne

La brève (devinette) du vendredi (dont tout le monde se fout mais quand même)

Alors voilà mes petits agneaux, le fin limier qu’est Yibus a trouvé ce que je me suis offert pour mon anniversaire, un superbe piercing (ben oui, ceux qui n’aiment pas, j’ai bien dit superbe !).

Outre le fait que ce petit bijou m’a fait souffrir à la mort au moment du perçage (mais qu’est ce que je fous là moi put@in de b@rdel de mierda !), les suites sont passablement… pas géniales et peu ragoûtantes.

Mais bon, je ne le regrette pas : tout comme mon tatouage d’il y a quelques années maintenant (pétard, j’avais dix huit piges !), j’ai mis quelques années à me décider avant de sauter le pas.

Il y a presque quatre ans de ça, on m’a offert le bijou sous forme d’or et de micro diam’s, et depuis ce temps, je mûris le projet qui trottait déjà dans ma tête depuis quelques mois alors.

Autant vous dire que je ne précipite jamais les choses quand il s’agit de mon corps (à bon entendeur… 😉  ) et là, quand je regarde le résultat (autrement que pour le nettoyer, beuuuurk), ben je suis super contente !

Alors… devinez maintenant… où ai-je bien pu faire ce joli petit trou ?

Vous avez le choix entre l’arcade sourcilière, l’aile du nez, sur la langue, au dessus de la lèvre supérieure (comme une mouche), au labret, sur la lèvre, au nombril, à l’oreille ou même… ailleurs… (je suis sidérée par les endroits possibles !)

A vous de jouer ! (oui, y’a quelque chose à gagner…)

L’impromptu du lundi et…

Lien fragile entre mes envies et ma vie
Intime sentiment récemment retrouvé
Beaucoup tuent en ton nom, c’est ainsi
Entorse à ton premier principe enseigné
Respecter l’espace et les droits d’autrui
Tout ce qui fait que l’on t’appelle liberté
Et qui fait de toi LE sujet de philosophie…

consigne

Je viens d’aller voir…

La chèvre de Monsieur Seguin, conte d’Alphonse Daudet
mis en musique par Olivier Penard

Je ne vous apprends rien si je vous dis que j’ai des enfants. Comme tous les enfants, ils vont à l’école (oui oui, même les miens). Et comme tous les enfants qui vont à l’école, ils ont des sorties culturelles. Et comme je suis une gentille maman, j’accompagne souvent les enfants (en fait, c’est pour assouvir mes besoins d’autoritarisme et de tyrannie en me servant des mioches pour me soulager mais chut, faut pas le dire). La semaine dernière, c’était vers une salle polyvalente de la banlieue d’Avignon que la sortie culturelle nous a emmenés. Super top glamour. Et pour aller voir la Chèvre de Monsieur Seguin… top glam too.

En bref : Tout le monde connait la chèvre de Monsieur Seguin… non ? Mais si ! Vous savez, cette andouille qui croit que la liberté n’a pas de prix, pas même celui de sa vie. Qui va quémander puis obtenir une sortie dans les alpages sous réserve de rentrer au son de la trompe, qu’elle n’entendra bientôt plus grisée qu’elle est par l’herbe douce et la brise fraiche… L’histoire de cette abrutie qui va de ce fait rencontrer le loup à la tombée de la nuit, puis perdre poils et suée dans une lutte acharnée qui la verra mourir au petit matin, avec pour seul contentement celui d’avoir tenu peut être aussi longtemps que la chèvre écervelée qui l’avait précédée. Ayé ? remis ? Ben voilà, ce conte a été adapté en musique, il y a une dizaine d’années.

Le plus : C’est beau. Vibrant, vivant, poétique et dramatique. J’ai beaucoup aimé, et tout particulièrement cette envolée lorsque la chèvre découvre la prairie, c’était magique. L’orchestre était de toute beauté, la musique vraiment bien écrite, et les explications de l’utilisation des instruments pour tel ou tel protagoniste ou émotion à faire passer, au début de la pièce, bien trouvée : le chef d’orchestre a su faire passer les informations avec humour et patience. Un bon moment. Et pis le compositeur est pas mal du tout, en plus d’être ouvert et sympa…

Le moins : Faut pas aller écouter un conte qui parle d’une mise à mort sur fond de musique classique avec des enfants. Je ne sais combien de classes de je ne sais combien d’écoles, forcément, ça en fait des « chuuuut », « rassieds-toi », arrête de bouger », « tais-toi », « tu te retiens c’est bientôt fini », « mais tu vas la fermer ta grande gueule oui ! », bref… sans les mômes, lesquels pour la plupart, à la fin de la représentation, nous ont informées (nous les instits et mamans) qu’ils s’étaient royalement ennuyés… ça aurait été plus sympa ! Oui, SMIP un jour, SMIP toujours !

Mais comme je suis aussi maman sous mon costume de SMIP, je profite du billet pour souhaiter un superbe anniversaire à mon grand qui a neuf ans aujourd’hui, qui faisait partie de la charrette de la sortie, et qui a apprécié ce qu’il est allé voir, lui (ça c’est bien mon fils !).

Et parce qu’il aime vraiment beaucoup :

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