Je viens d'aller voir…

Burn after reading, des Frères Cohen

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Là, c’est plus récent quand même… ça doit bien dater de… au moins trois semaines ! Hum… peut-être même un mois… enfin, peu importe. Après un tour dans notre sex-shop préféré (oui, toutes nos sorties culturelles sont précédées d’un tour dans notre sex-shop préféré, mais cela fera l’objet d’un article ultérieur, patience les petits loups… un petit de culture administrative, ça vous dit bien n’est ce pas ? ça faisait longtemps) -vous pouvez reprendre votre respiration- direction le MK2 Quai de Loire pour un film… arrêtez de penser à ce que je peux faire avec mon cul et lisez la suite.

En bref : Un analyste de la CIA se fait limoger pour d’obscures raisons d’alcoolisme. Résultat, il rentre se biturer et tenter une écriture vaseuse de ses mémoires d’agent plus qu’ennuyeux. Sa femme, dépitée, voire dégoûtée, tant par la nouvelle que par son mari, continue à fréquenter son amant, marié lui aussi, mais trop tentant pour qu’elle reste avec son ivrogne. Elle décidera de se séparer du légitime pour mener de main de maître sa relation extra-conjugale en vie commune au grand jour. Dans un autre monde, une employée de gymnasetruc, excédée par son corps qui vieillit, veut trouver coûte que coûte les moyens de se refaire une plastique, pour maintenir sa place au travail, mais aussi, attirer enfin un homme séduisant et respectable. Ce qu’elle ne trouve pas dans ses rencontres sur le net, alors que son patron n’a d’yeux que pour elle… Tout bascule lorsqu’un CD de sauvegarde du manuscrit de l’ex-agent désabusé tombe entre les mains de l’équipe du club sportif… le collègue genre beau-gosse-blond-décébré mais attachant se la joue spécialiste en négociation et de là, tout part en vrille !

Le petit plus : Le casting of course, avec des rôles que l’on pourrait qualifier d’à contre-emploi même si franchement, on ne verrait aucun autres des acteurs présents pour jouer leur rôle respectif. Brad Pitt machouille son chewing-gum à la perfection et son sourire ingénu est proche de la révélation. George Clooney fait un marshall coincé dans son boulot mais détendu du gland idéal, amant coureur mais aussi généreux à ses heures (son invention relève du pur génie ! Yo, je veux la même !). Frances Mc Dormand est plus que convaincante en quarantenaire proche de la quinqua névrosée et fleur bleue. Malkovitch est bourré (ouh le jeu de mot) d’expressions faciales toujours dans le ton des scènes et nous fait oublier sa filmographie. Que dire de Tilda Swinton, belle garce à souhait, que l’on ne peut s’empêcher de vouloir se faire pour lui donner une bonne leçon et de briser en même temps… oui, tout ça. Je ne parle même pas des situations tantôt burlesques, tantôt dramatiques, tantôt hilarantes, tantôt tendres… euh, non, en fait il n’y a pas vraiment de tendresse dans ce film ! Mais beaucoup de crises de rire : déjanté, loufoque et improbable, un moment de divertissement un peu recherché comme je les aime.

Le petit moins : Equipée ce soir là, j’étais sur le qui-vive. Cherchez pas, vous comprendrez plus tard, en lisant ailleurs. Disons que dans les rares, très rares, moments creux du film (environ deux ou trois, d’à peine quelques secondes, tellement on se demande ce qui va bien pouvoir se passer ensuite), je me questionnais sur « mais quand ? ». Concernant le film ? ah, pardon, euh… on est quelque fois à deux doigts de tomber dans le grand n’importe quoi, mais là encore, le jeu des acteurs et les dialogues font que nous sommes assez vite recadrés. La scène finale est purement excellente, bien que hautement improbable. C’est aussi ce qui fait le charme du film, finalement…

7 réponses sur “Je viens d'aller voir…”

  1. j’ai à peu pret le meme avis que toi…. moins bien que le big lebowski (orthographe?? hum…) mais a voir qd meme…
    euh c’est quoi cette histoire de quand mais quand? on peut en savoir plus? on peut avoir un lient pour aller lire ailleurs?!!

  2. Je ne sais pas si je suis capable de voir un film des frères Coën. La dernière fois que j’ai essayé (Fargo), j’ai éteint au bout de 20 minutes parce que tout me fichait le cafard. Peut-être qu’en allant au cinéma, j’irais jusqu’au bout (dur d’arracher la bobine au projectionniste). Mais dans le désert… le cinéma…

  3. moi aussi j’ai pensé à l’oeuf… pardon!
    revenons aux moutons: tu donnes envie de le voir ( le film et l’œuf aussi! m’enfin envie de le tester pas de le regarder pardon :))

  4. Personnellement, je suis ressortie conquise tant par l’histoire déjantée, que par la mise en scène et les acteurs tous pris à contre-emploi et qui assurent comme des bêtes ! Qui préféré-je ? Mr Nespresso avec son coussin ou Mr Malkovich looser de la CIA ? Je ne sais pas,ils sont tous bons !

  5. je me rends compte que ça fait un moment que je ne suis pas venue répondre, c’est peut être la raison pour laquelle les gens ne commentent plus trop alors que j’ai autant de visites qu’avant… bref…

    Princess : tu sauras en suivant tous les liens…

    Homéo, c’est un film américain pourtant, non ?

    Canard, il se peut… et je te le conseille vivement (le film).

    Gino, c’est bien dommage, car celui-ci, c’est vraiment une petite perle 😉

    Millie, fonce, tu me diras ce que tu en penses !

    Gicerilla, tu me fais penser que je devais chercher sur le net la mise en oeuvre de ce coussin tiens (oui, parce que j’ai l’imagination débordante…)

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