Playing for change… one love

Des explications ? c’est ici… mais c’est en anglais.

Parce qu’il ne faut parfois pas grand chose pour faire changer le monde…

Rendez-vous la semaine prochaine pour une autre reprise tirée du mouvement.

La brève du vendredi (dont tout le monde se fout mais quand même)

Il est des choses qui ne durent pas éternellement… tout comme les personnes… Je te dédicace ce petit mot, toi qui vois la vie tourner une autre page sur toi, qui subis la vieillesse comme d’autres subissent la pauvreté, inéluctable, véritable bourbier dont on ne sort pas indemne… et c’est peu de le dire.

A toi, qui a bercé quelques années de ma vie, toujours été présent, matériellement comme affectivement et qui restera a jamais gravé dans mon coeur comme l’un des hommes les plus astucieux et courageux de la terre.

Bonne fin de vie…

Impromptus : 5 couleurs ou plus

A la une, au clair de lune, couleur de dune, tour à tour ocre et brune…

A la deux, au clair de feu, couleur des cieux, d’orange à bleu…

A la trois, en brume de toi, couleur de moi, fleur de soufre à brou de noix…

Consigne : montrez-nous que vous voyez toujours la vie en rose même si vous avez le blues ! Envoyez-nous un texte en vers ou en prose dans lequel vous insérerez le plus de couleurs possibles (5 au minimum).

Impromptus : Anniversaire

Elle était là, devant moi, dans ses petites bottes noires à coccinelles rouges toutes neuves, étrennées pour faire face à la tempête qui s’annonçait. Les mains derrière le dos, dandinant des fesses au rythme de son impatience, elle scrutait le gâteau d’anniversaire avec des yeux gourmands. La voir, pleine de couleurs, dans cet univers stérile et monochrome réchauffa un peu mon cœur. Bien sûr, la vue de ma fille me faisait toujours le même effet, un ravissement sans bornes et plein d’amour. Simplement, ce jour-là, il y avait un petit quelque chose de plus. Les lieux, certainement.

Son père alluma les bougies, une à une, de la première à la trentième, puis s’éloigna des flammes qui vacillaient doucement. Un gâteau aux allures virginales, parfaitement accordé aux murs de ma chambre, blancs. Les bougies rouges qui le surplombaient me rappelèrent les bottes de ma puce, toujours impatiente à l’idée de chanter l’hymne du jour, de m’aider à souffler les bougies, de m’offrir le présent maladroitement caché sous son manteau.

Un « joyeux anniversaire » et un « happy birthday » plus tard, selon le rituel familial, il fut temps d’en finir avec les lumières joyeuses. Ce n’est évidemment pas moi qui ai réussi à les éteindre, ces bougies, non, pas avec la pathologie qui m’avait menée dans cet endroit sordide pour un anniversaire. Mais ma puce avait œuvré avec toute la puissance de sa jeunesse, toute la gaieté de son insouciance, et avait formidablement accompli la tâche qui m’incombait initialement.

D’un air malicieux, elle me glissa un énième « joyeux anniversaire » dans un souffle, en me tendant son petit paquet emballé par ses soins, d’un pétillant papier crépon rouge. Mes mains fébriles l’attrapèrent avec toutes les forces qui leur restaient. Ce petit paquet rouge représentait plus qu’un cadeau de ma fille. Il représentait le dernier cadeau de ma fille. Le temps n’était plus, n’existait plus. Aucun donneur à l’horizon, et mon corps s’impatientait. Dix pour cent de chances d’être encore là l’année prochaine. Dix pour cent… c’est-à-dire presque aucune.

J’ouvris la petite boite en carton qui était dissimulée dans le papier crépon rouge et mon cœur, comme il le ferait au sens propre dans peu de temps, s’arrêta de battre. Un minuscule cœur rouge était niché dans un écrin de paille aussi blonde que ma fille. Un cœur aussi rouge que ses joues réchauffées par la chaleur des radiateurs de ma chambre. Un petit cœur en pâte à modeler aux contours si nets, qu’il semblait avoir été ciselé par des mains d’orfèvre.

– Tiens maman, comme les médecins t’en trouvent pas, je t’en ai fabriqué un, moi, de cœur.

La brève du vendredi (dont tout le monde se fout mais quand même)

Ma vie ressemble à un vrai téléfilm soporifique de la 6 par un bel après midi de jour de semaine… du harcèlement, des menaces, des déchirements, des revirements de situation, des enfants ballotés, des mots plus hauts que les autres, de la folie à l’état pur, vécue comme un amour inconditionnel d’un principe élevé au rang de dogme, une issue qui n’en est pas une, des épreuves à venir, beaucoup d’épreuves… Je voudrais les savoir en sécurité, sereins, tranquilles, équilibrés, mais c’est un souhait plus qu’une réalité aujourd’hui.

Mon petit coeur de maman saigne, celui de la femme-objet est sec depuis bien longtemps, mais l’instinct maternel qui m’habite fait en sorte que je ne me leurre pas : ils vont souffrir. Et comme il faut. Merci à toi, de nous faire traverser cet enfer. Merci de nous donner goût à une vie bien meilleure pour après. Je vais prendre soin de mon coeur de femme aimée, histoire de rééquilibrer les niveaux. Merci à Toi, de prendre soin de moi.

Un peu de quiétude pour tout le monde… ça nous fera pas de mal, pas vrai ?

Impromptus : Luxe, calme et volupté

D’un geste souple, il retira sa chemise, se postant devant elle, droit comme un « i ». Stacey Kent coulait sa douce voix en arrière-plan. La température de la pièce se prêtait largement à une séance de naturisme partagé. Elle ôta son débardeur, réajusta son soutien-gorge, avant de défaire le pantalon de son amant d’un geste prompt. Ses doigts agiles couraient le long de la boucle et du cuir de la ceinture, pour finir par jouer avec l’élastique du boxer noir qui se présentait devant ses yeux. Assise sur le canapé rouge du salon, toujours face à lui, le calme de la nuit et un éclairage tamisé comme compagnons, elle se laissa porter par ses fantasmes. De la main droite, elle caressait de sa main le tissu du boxer qui suivait les courbes d’un désir ardant, tandis que sa main gauche attrapa une coupe de champagne encore frais. La fraise qu’il lui avait glissée dans la bouche finissait de fondre contre son palais. Elle décida de terminer sur une note plus pétillante en approchant la coupe de ses lèvres. Elle ferma les yeux, appréciant chaque sensation, puis les rouvrit afin de préparer une nouvelle douceur à déguster…

Consigne : nous vous invitons donc à nous envoyer un court texte, sur le thème « Luxe, calme et volupté ». Votre texte, en poésie comme celui de Baudelaire ou en prose minimaliste, devra faire un maximum de 200 mots.

200ème…

Personne n’aurait parié sur ce coup-là, n’est ce pas ?

Bon, d’accord, ce n’est pas glorieux, j’ai perdu la moitié de mon lectorat, voire pire, et c’est sans parler des commentateurs qui  sont entrés en hibernation depuis l’arrivée du printemps (et on a pas encore atteint l’été !), mais, mais… je suis toujours là ! (voix d’une octogénaire)

J’ai plutôt misé sur le sérieux des impromptus ces derniers temps, car il me tenait à coeur de rattraper mon retard en la matière, et plus d’une dizaine de thèmes en rade, ça prend du temps à traiter et à publier, vous pouvez me croire…

Comme toujours, plein d’idées, mais pas le temps, ou le temps, mais pas l’envie, et même la discipline (parce que je vous vois venir, 502) n’y change rien, quand ça veut pas, ça veut pas !

Mais ça veut pas fermer non plus, à vrai dire… j’y pense, forcément, de temps à autre, car même si je ne me mets pas la pression pour publier ici, je n’aime pas forcément ne rien donner à lire, car moi, un blog qui publie plus, ben ça me désole (a fortiori si c’est le mien)

Donc on continue, tranquillement, sans obligation, que par et pour le plaisir, avec des impromptus, des influences, peut être quelques cours de culture administrative, si j’arrive à retrouver ma verve, et puis pourquoi pas un ou deux programmes de SMIP ? Des extraits de ma vie, pour les lecteurs nocturnes ou expat’… Je voulais aussi vous faire partager mes dernières découvertes culinaires, car quitte à être un blog ouvert et traitant de tous les sujets, autant y aller à fond, non ? Et quelques quizzes, si j’arrive à finaliser l’envoi des précédentes récompenses (oui, honte à moi, mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille, je vous assure !)

Et vous, vous en pensez quoi ? Les fidèles, les moins présents, les « de passage » et/ou touts nouveaux ? Vous préférez quel genre d’articles dans ceux que je produis ici ? Jetez un oeil dans les catégories proposées, dans la colonne de droite, et dites m’en plus, à votre tour un peu…

A bientôt !

Impromptus : Fais-moi la courte échelle

Fais-moi la courte échelle
Que je regarde de l’autre côté
Découvrir ce qui tous les jours m’interpelle
Dès que je passe à proximité

Des sons bizarres, des bruits particuliers
Des onomatopées, comme un appel
Toujours très bas et doucement envoyés
Leur mélodie à chaque fois m’ensorcelle

Fais-moi la courte échelle
Et je pourrais enfin apaiser
Ma curiosité qui est telle
Que mes nuits s’en trouvent perturbées

Grâce à toi, j’ai enfin calmé mes pensées
Mais désormais, c’est de plus belle,
Que mon grand intérêt est aiguisé
Ah, si seulement tout ceci pouvait être réel…

… J’aurais enfin trouvé mon éternité.

Consigne : nous vous proposons à présent d’user d’un stratagème vieux comme le monde avec le thème suivant : « Fais moi la courte échelle« , phrase avec laquelle vous devrez obligatoirement commencer votre texte.

Impromptus : Selon Virginie Lou

Il s’est dépêché de disparaître avant que l’erreur ait un visage. Il savait bien qu’il n’aurait jamais du faire ces démarches. Une agence matrimoniale, quelle idée ! Le jour même où il avait franchi la porte de cette grande arnaque en série, il avait senti qu’il commettait une énorme bourde. La voix mielleuse et le style bourgeoise bon teint de la patronne lui avait sauté aux yeux dès qu’elle s’était approchée de lui. Une poignée de main molle et moite plus tard, il entrait dans son bureau, d’ un style très chargé, éclectique à donner mal au crâne dès le premier coup d’œil. Le ton compatissant, sirupeux, de la tenancière lui avait donné la nausée, mais il avait tenu bon, ça faisait trop longtemps que ça durait. Il avait besoin d’aller de l’avant et aussi saugrenue que s’annonçait cette aventure, il avait préféré donner sa chance au concept. On ne sait jamais.

– Alors, dites-moi, qu’est ce qui vous amène ici ?

La question était aussi simple que déplacée. Vraiment, pour quelle raison pouvait-on bien se rendre dans une agence de rencontres ? Franchement ? Il ne put s’empêcher :

– En fait, ma voiture a été emmenée par la fourrière et je me demandais si vous pouviez m’aider à la récupérer…

Le visage surpris de son interlocutrice lui avait collé sur le visage un sourire malgré lui. Elle s’était détendue à sa vue et avait continué :

– Oui, vous êtes venu pour une raison bien évidente, je vous prie de bien vouloir excuser cette entrée en matière… depuis combien de mois êtes-vous seul, Monsieur Bruckheimer ?

Yann réfléchit. Le nombre de mois, il le connaissait. Il ne réfléchissait pas au calcul, non. Il hésitait à donner le chiffre exact, ce chiffre qui évoluait d’une unité chaque jour qui passait, et qui était réactualisé sans cesse dans son esprit, consciemment ou non.

– Un peu plus de neuf mois maintenant.

En réalité, cela faisait neuf mois, trois semaines et quatre jours. Il ne pouvait compter les heures, car il ne savait pas exactement à quelle heure son ex-compagne avait rédigé sa lettre.

– Je vois… que recherchez-vous comme relation, Monsieur Bruckheimer ?

Il était resté interdit. Il n’avait jamais vraiment réfléchi au sujet en fait. Bien entendu, il cherchait une relation stable, En même temps, lorsqu’il s’était apprêté à répondre, il n’avait pu s’empêcher de dire qu’il prendrait ce qui viendrait, dans un premier temps. L’air pincé en face de lui l’avait immédiatement plongé dans une lassitude sans nom. Après un soupir :

– Je ne sais pas trop ce que je recherche, si ce n’est qu’il me faut de la douceur…

Un sourire chaleureux (et soulagé) plus tard, l’armada de questions plus ou moins indiscrètes avait déferlé. Il avait, non sans peine, traversé le flot d’interrogations en restant le plus sincère possible, arrangeant de temps en temps, mentant parfois, espérant constamment. A la fin de l’entretien, il s’était senti essoufflé, comme après avoir couru un marathon. Il avait pris une profonde inspiration pour dire :

– Comment ça va se passer maintenant ?

Elle avait pris son plus beau sourire commercial, tout en blancheur et en lumière, et lui avait expliqué qu’elle prendrait le temps de bien étudier son dossier, ainsi que les fiches qui ressortiraient du rapprochement informatique, avant de le contacter pour un nouvel entretien qui leur permettrait de faire un premier point sur les candidates proposées par l’ordinateur.

Il était rentré chez lui, en proie à un sentiment très étrange, un mélange d’apaisement et d’angoisse, de crainte et de certitude. L’apaisement d’avoir fait un pas de plus vers la guérison, l’angoisse de l’inconnu, la crainte de la déception, la certitude de l’échec. Après s’être servi un verre, il avait rejoint les draps frais de son lit et avait dormi d’un trait. Une semaine plus tard, Madame Thirois l’avait rappelé.

Une heure avait été nécessaire pour faire le tri d’un tas de photos déjà sélectionnées… une trentaine de dossiers au départ, une quinzaine après écrémage de la directrice d’agence, puis une demi-douzaine une fois que Yann avait mis son nez dedans. Six photos, six personnalités déclinées sur du papier, six éventualités. Tout devenait possible.

La première, une brune de taille moyenne, ronde et pétillante, le sourire accrocheur et le regard en coin, parlait littéralement à ses hormones. Mais il n’avait pas encore assez de courage pour affronter ce genre de personnages. La seconde, brune aussi, plus grande, plus fine, plus sèche également, mais avec une classe indéniable. Un genre glacé qui, lui aussi, parlait à ses hormones masculines en sommeil, mais néanmoins en manque. Il était passé à la troisième, châtain très clair, à la limite du blond, des reflets incroyables dans les yeux comme dans les cheveux, et comble du hasard, exerçant le même métier que lui. Pour ça non plus, il n’était pas prêt : être mis en concurrence sur son terrain professionnel était prématuré. La quatrième, il avait mis sa fiche de côté, sans même avoir regardé sa photo, uniquement après avoir pris connaissance de son profil, une petite voix le lui avait dicté. La cinquième, que Madame Thirois avait insisté pour garder, ne lui inspirait pas confiance, même s’il l’aurait mise volontiers dans son lit à la minute. Rousse aux yeux verts, douce et vertueuse, l’icône parfaite de ses nuits. Pas pour un premier essai. La dernière, petite blonde aux yeux clairs, pharmacienne et femme de la nuit, plus portée sur la découverte que sur le long terme. Pourquoi pas. Son regard avait quelque chose d’envoûtant. Mais son esprit ne cessait de revenir à Pia. La quatrième de la liste. Mais première dans ses préférences.

Pia était psychologue. Elle travaillait beaucoup et se sentait enfermée dans sa vie. Enfermée dans sa vie. Les mots exacts qu’il avait employés pour décrire le désarroi qui l’étreignait ces derniers temps. Marie l’avait quitté un soir de juin, l’année dernière. Depuis, il s’était efforcé de reprendre le dessus. En vain. Il avait pourtant fait de son mieux pour réussir, mais il s’était résolu à utiliser d’autres moyens pour sortir de sa peine. Et aujourd’hui, une petite lueur était apparue à la simple lecture de son prénom. Une chaleur s’était diffusée alors qu’il parcourait le reste de sa fiche détaillée. Mais il n’avait pas voulu aller plus loin, de peur de trouver une bonne excuse pour se décourager. Son choix était fait. Sur le moment.

Une dizaine de jours après cette entrevue avec Madame Thirois, il se retrouvait assis dans un bistrot parisien, au style rétro très recherché, trop même pour faire réellement rétro. Sa jambe opérait une danse frénétique, son talon martelant les tomettes, le genou cognant régulièrement sur le coin de la table en aluminium. Ses doigts faisaient passer le carton avec les détails du rendez-vous d’une main à l’autre. Il avait gardé ses lunettes, profitant du léger soleil de la terrasse pour se cacher derrière ses verres teintés. Il attendait Pia. Il aurait voulu attendre Pia… mais…

Consigne : cette semaine nous adoptons un thème proposé par GBalland. Il s’agit de faire commencer votre texte par la phrase suivante (un extrait d’une œuvre de Virginie Lou) : « Il s’est dépêché de disparaître avant que l’erreur ait un visage ».

La brève du dimanche (parce que tout le monde s’est foutu qu’il n’y ait pas de brève du vendredi, quand même quoi ! mierda !)

Je suis outrée ! Je vous concocte chaque vendredi (ou presque) un petit billet plein de charme et vous, dès qu’il en manque un, vous dites rien !?! Bon, c’est pas grave, comme je n’ai aucune fierté, je vous sers un billet à retardement, et plein de bonne humeur et de tendresse… oui, je vais encore vous bassiner avec mes enfants, et alors ? Ceux qui sont pas contents ben… z’ont qu’à lire tout l’article, ça leur fera les pieds !

Alors voilà, fête des mères aujourd’hui… et si ça fait plein de temps que je suis dispensée de m’y adonner parce pas gâtée de ce côté-là, ça fait quelques années que je suis l’heureuse destinataire de cadeaux plus mimis les uns que les autres et à ma grande chance, toujours sympa à utiliser (si, si).

Cette année, réveil de mes loulous vers 8h00 (premier cadeau, sont trop adorables), et le grand d’annoncer la couleur :  « c’est la fête des mères maman ! », au second d’enchainer : « bon anniversaire maman ! ». J’ai trouvé ça génial ! Et au dernier de finir par : « je vais chercher le cadeau de moi pour maman ! »… (souprire)

Tout le monde récupère son cadeau, qui dans l’entrée, qui dans la voiture, qui dans son cartable, et on commence par le plus petit. Une boule de papier rouge enveloppé en bonbon dans du papier cristal, que j’ouvre délicatement, pour découvrir…

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so cute ! Une boite à bijoux jaune, avec des petits coeurs ! Mais c’est pas fini lecteur, non, non ! J’ouvre la boite (qu’avait un peu collé mais j’ai fait tout doucement, n’écoutant que mon instinct de maman, car le petit, pour lui, le cadeau, c’était la boite) et y découvre… tadââââm !

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Son premier cadeau de fête des mères, et drôlement réussi en plus ! Je l’ai au poignet et je peux vous dire que c’est une petite merveille, presque assortie à mes yeux… il a enfilé perle de verre sur perle de verre tout seul, c’est lui qui me l’a dit !

Mon second à présent, qui me tend une carte jaune avec un beau coeur fleuri et surtout, surtout, LE poème derrière, à réciter pendant que maman lit… un pur moment de fierté et de tendresse… « il y a plus de fleurs, pour maman dans mon coeur, que dans le monde entier… plus de merles rieurs, pour maman dans mon coeur, que dans tous les vergers… et bien plus de baisers, pour maman dans mon coeur, qu’on pourrait en donner… », déclamé avec sa petite voix timide du matin, toujours un peu éraillée, c’était mignon comme tout… et dans l’emballage en papier kraft, attention, création !

Photo 980

J’en suis folle ! Il a choisi les photos avec l’atsem et collé les coquillages où bon lui semblait… il a fait lui-même la forme du poisson et du soleil, tout en choisissant les couleurs qu’il préférait… avec un petit crochet derrière… ma bouille d’amour (cachée par sa carte jaune, et tout en bas, c’est une photo de lui et moi)…

Au grand maintenant, un poil plus solennel, surtout  gêné en fait, mais impatient tout de même ! Il sort mine de rien les photos d’école que l’on attendait en précisant « premier cadeau » (t’as raison, y’a pas de petit profit mon grand), puis sort un sac carrouf, super top fashion, et me demande d’y plonger la main pour choisir le premier cadeau (parce qu’il y en a plusieurs !!!) et j’en retire une carte faite main, avec en son centre une fleur avec des mots d’amûûûr pour sa maman (maman je t’aime avec un tit coeur,  bonne fête maman), et sur la couverture, des fleurs d’un côté et LE poème de l’autre (trois fois plus long que le précédent, trois ans de plus, quand même), et là, pendant qu’il récitait sa poésie, ben… j’ai pleuré…

« Maman, sur chaque fleur que j’ai cueillie, ma bouche, un instant s’est posée, ainsi pour toi, maman jolie, j’ai fait un bouquet de baisers… les fleurs savent bien pourquoi je les caresse à mon passage, c’est pour que ma maman à moi ait ma tendresse à son usage… j’ai prononcé des mots charmants, tout bas au fond de leur corolle, au coeur de ma chère maman, leur parfum dira leur parole… »

C’était… ben y’a pas de mots pour décrire la fierté, l’amour, le trop plein dans mon petit coeur, de voir mon grand d’habitude si fier, si « chuis un grand », réciter sa poésie sans chichis ni honte, me regardant dans les yeux et acceptant mon baiser de fin… sans s’essuyer derrière.

Deuxième main plongée dans le sac de toute élégance et j’en tire un paquet en crépon bleu (j’adore les papiers faits en crépon, sont toujours faciles à ouvrir) et je découvre une boite à bijoux bleue, qui ne sera pas de trop dans ma collection, comme mon grand en a pu s’inquiéter au début, voyant l’oeuvre de son petit frère…

Photo 987

J’ai passé un excellent moment… mes enfants sont tout simplement merveilleux…

(rappelez moi ces mots quand j’aurai envie de les tuer la prochaine fois qu’ils n’en feront qu’à leur tête)

C’est LA chanson de mes enfants, celle qui me donne les larmes aux yeux tellement elle peut correspond à ce que j’éprouve pour eux, même si certaines paroles ne font pas penser à l’amour maternel, la plupart sont totalement en accord avec ce qu’ils sont pour moi… sans parler du genre musical, qui est de celui que l’on préfère pour les délires en famille… enjoy !