La brêve du vendredi (dont tout le monde se fout mais quand même)

Comme une envie de tirer la chasse d’eau.

Depuis mon premier article de la semaine, il y a eu le départ de mon homme pour une formation de 2 semaines à des centaines de kilomètres de moi, une violation de contrôle judiciaire de la part de Darth, des insultes, menaces et prise à partie d’enfants, puis une audience JAF obtenue en référé d’heure à heure (trop la classe !), pour finir par un retour aux habitudes de harcèlement  téléphonique pendant toute une nuit, sms inclus, ce qui induit une seconde violation de son contrôle judiciaire (quel imbécile). La routine habituelle quoi ! (référence ultra connue… kikisoraladoné ?)

Comme une envie de chute(s).

La sienne, la mienne, quelques fois, je me pose réellement la question, mais je vous rassure, la plupart du temps, je pense que c’est lui qui devrait tenter le grand saut. Le problème, c’est qu’il est assez bien pourvu en orgueil le gaillard, alors, même pas la peine de compter sur l’éventualité. Ce serait trop beau. Comment ? Désabusée ? Un brin peut être, oui, mais si peu. Louve, poule et tigresse à la fois, là c’est une certitude.

Comme une envie d’horizon(s).

De découvrir une autre vie, avec d’autres gens, d’autres modes, d’autres rituels, d’autres envies, d’autres passions, d’autres projets. En fait, avec tout ce qui pourrait faire mon quotidien mais que je n’ose pas entreprendre de peur qu’il interrompe, salisse ou fracasse tout. Il a réussi à imposer sa loi pendant de longues années… le laisseront-ils faire de même aujourd’hui que ma liberté est censée m’appartenir ? Je ne crois pas en Dieu. Je ne sais plus si j’ai jamais cru un jour en la Justice (oui, je sais, je ne facilite pas ma rédemption, mais que voulez-vous, on ne se refait pas). Bizarrement, j’ai bien envie de croire en quelque chose, là, tout de suite.

Aucun message ce soir, ni pour eux, ni pour moi.

It’s a brand new day

Ma vie est un film. Un vrai. C’est pas juste « l’expression », c’est l’expression de ces derniers mois. Je m’explique. Je vais écrire. Là encore, ce n’est pas qu’une expression. Ce que j’ai traversé, traverse et m’apprête à affronter est tout aussi haletant qu’un bon roman, rebondissant qu’un thriller bien mené, attendrissant qu’une comédie familiale…. sauf que… sauf que c’est vrai.

Je ne réalise pas bien moi-même, sincèrement. Je repense au rapt de mes enfants fin juin, le jugement en poche et la voiture prête à partir, au tabouret fin décembre, synonyme d’une garde alternée concédée sous la menace, les mots échangés entre lui et notre aîné en avril dernier, qui lui met une belle vérité dans les dents du haut de ses huit ans, à la porte fracassée la semaine dernière, avec des enfants prostrés dans le noir d’un fond de baignoire pour se protéger du grand méchant loup, avec du sang sur les murs pour faire gore et des meubles cassés pour faire viril… je vous le disais, un vrai film.

La question est de savoir comment je vais l’aborder. Avec des personnages de tous les jours ou sous forme de (vrai et sordide) conte, ou encore en utilisant éhontément la popularité de Star Wars et en lançant le n°7 ? Ah non, j’oubliais, la grande question, aujourd’hui, c’est quand même de savoir comment tout cela va se terminer, non ? Et bien ça, je ne le sais pas encore, et c’est bien ce qui empêche mes enfants de s’endormir sereinement et qui ponctue chaque heure de mes nuits, ainsi que chaque questionnement de ma brochette de petits mecs sur les agissements de leur père.

Et j’espère  bien que c’est un putain de brand new day.