L'impromptu du lundi : Ragtime

« Surprises… »

Court-métrage et scénario de Plume Vive

Scène 1 – Voiture. Intérieur. Jour.

Plan sur l’horloge digitale qui affiche 8h43. Puis sur le compteur kilométrique qui affiche 120 km/h.
Caméra face à Joan, la jeune femme au volant, qui sourit en chantant assez fort sur un morceau qui passe sur le lecteur CD de la voiture.
Puis plan sur l’arrière de la grande familiale, les sièges avec réhausseurs, une veste à même le sol, des listes et catalogues de noël sur l’un des fauteuils, toujours avec la musique en fond sonore. Retour sur le visage de la jeune femme, en plan serré. On y voit des yeux bleus légèrement charbonneux, quelques rides à peine marquées, des cheveux attachés en chignon lâche et des créoles noires qui se détachent d’une chevelure châtain.

Scène 2 – Voiture, rue et maison. Extérieur. Jour.

Caméra face à la voiture. La voiture s’approche d’une résidence, enclenche son clignotant droit puis tourne pour franchir un portail vert qui s’est ouvert automatiquement.
Caméra devant la maison. La voiture se gare lentement en marche arrière, puis le moteur s’arrête. Joan descend rapidement, son étole blanche dans une main, son téléphone et ses deux paires de clés dans l’autre. Elle glisse la clé dans la serrure et tente de déverrouiller la porte, en vain. On la voit s’agiter une seconde ou deux puis finir par ouvrir la porte, que l’on comprend non verrouillée.

Scène 3 – Maison Rez-de-chaussée. Intérieur. Jour.

Caméra face à la porte d’entrée. Joan apparait dans l’encadrement, sa silhouette gainée de noir. Tenue décontractée.

– Tu es encore là ?

Sa voix claire résonne dans le silence de la maison. Aucune voix humaine ne lui répond. Encore surprise d’avoir trouvé la porte non verrouillée, elle jette à peine un œil aux deux chats qui tentent d’attirer son attention. Elle referme rapidement la porte derrière elle. La jeune femme pose son étole et l’une de ses paires de clés sur le meuble de l’entrée, où elle trouve trois petits post-it avec quelques mots griffonnés. Après les avoir attrapés, elle se retourne pour fermer la porte à clé tout en lisant les messages.
Plan rapproché sur sa main gauche. Elle fait tourner les messages : « 
Bon anniversaire mon amour… » – « Avec plein de tendres pensées de moi pour toi… » – « Partout, partout, partout… ». Gros plan sur le sourire qui éclaire son visage.
Plan large sur la pièce à vivre, avec un séchoir un linge au pied duquel on aperçoit un autre papillon jaune, ainsi que sur le miroir dans l’entrée. On voit la jeune femme décrocher le post-it du miroir avec un « 
Ici… » griffonné dessus, puis se retournant, qui décroche un autre papier sur une porte en face d’elle. Gros plan sur « … ».
Retour de la caméra sur la pièce à vivre. Joan s’avance vers le séchoir, un grand sourire aux lèvres, puis se baisse pour ramasser le petit mot. Gros plan sur « 
Ici… (c’était collé sur le chat mais ça n’a pas du tenir)« . Un éclat de rire résonne dans la pièce silencieuse. Elle s’avance encore plus, fait le tour des meubles, ramasse une demi-douzaine de petits papillons jaunes, sur la télé, l’écran de l’ordinateur, à l’intérieur du réfrigérateur, sur une boite de restes, dans un tiroir de la cuisine, sur un mur (« Et là encore… » – « Ici aussi… » – « … »). La jeune femme se déchausse et revient dans l’entrée. Elle laisse tomber ses chaussures sur le carrelage.
Plan de l’entrée et de l’escalier qui monte à l’étage. On la voit grimper les escaliers en regardant partout.

Scène 4 – Maison Etage. Intérieur. Jour.

Plan du palier de l’étage avec la fin des escaliers. On voit la jeune femme, toujours toute sourire, regarder à gauche et à droite, puis tendre le bras.
Plan sur la porte en haut de l’escalier. La main s’avance vers un billet jaune, où l’on peut lire « 
ici aussi, (pas de jaloux) » et la porte s’ouvre. On y découvre des toilettes, que la jeune femme détaille (caméra). Une revue est posée sur l’appui de fenêtre, elle s’en empare et y déniche un « même là… » qui lui offre un rire bref mais joyeux. Elle fait le tour de l’étage (caméra suit), récupérant sur les portes les petits papiers collés avec des « et là… » – « ici aussi… ». Elle entre dans une chambre.
Caméra face au lit deux places. Deux post-its attendent à l’emplacement des oreillers. Joan se jette sur le lit pour les attraper.
Gros plan sur l’un des messages laissés : « 
Ici aussi, bien évidemment… ». Retour sur Joan. Allongée sur le dos, la jeune femme ferme les yeux, un large sourire sur le visage, la multitude de papillons jaunes sur sa poitrine. Avec un gros soupir de contentement, elle se relève pour sortir de la pièce.

Scène 5 – Maison Rez-de-chaussée. Intérieur. Jour.

Caméra sur le coin bureau, avec l’ordinateur allumé. On voit la jeune femme s’installer devant l’écran et commencer à pianoter, jouer avec la souris, très excitée et le visage radieux, se mordillant même la lèvre inférieure.
Plan sur l’écran où l’on voit sa messagerie hotmail sur fond orange, avec l’ouverture d’un message à l’attention d’un certain « … ». On entend le bruit du clavier pendant que les mots s’affichent à l’écran.
Intitulé du message : « 
Je t’aime… »
Corps du message : « 
les premiers ont calmé mes larmes (je l’ai croisé avant de rentrer)… un des suivants m’a fait sourire (celui qui devait être sur le chat)… quelques autres m’ont fait soupirer… les derniers, cherchés, m’ont fait rire… merci. Amour de ma vie. » On voit la souris cliquer sur « envoyer ». Elle met de la musique sans quitter sa place, en ouvrant le logiciel adéquat sur l’ordinateur. On entend un ensemble violon/piano d’abord au son moqueur, qui devient rapidement entrainant et qui colle parfaitement à l’humeur du moment. On la voit surfer sur internet, ouvrir des messages, en supprimer, répondre à certains.
Plans alternatifs entre l’écran, ses doigts, son sourire, son regard, les mouvements de sa tête qui marquent le tempo.
La réponse de « … » s’affiche à l’écran : « 
(pouh)  (souprire) j’attends de voir si tu les a tous trouvés… et me réserve le droit d’en re-glisser quelques uns par ci par là à l’occasion parce que mes pensées ne tarissent jamais ». La jeune femme soupire avec un large sourire, on devine alors d’où vient l’expression utilisée dans la réponse. Ses yeux se mouillent, ses doigts restent silencieux, son regard tombe sur le clavier. Pendant que la musique continue d’égrener ses notes agréables, elle se laisse aller à la rêverie, se remémore leurs souvenirs, leur rencontre.

Scène 6 – Gare provinciale. Intérieur. Jour.

Plan de la caméra dans le hall d’accueil. Il y a du monde, mais une haute silhouette se détache parfaitement en contre-jour. Il porte un sac à l’épaule et regarde distraitement devant lui. Elle s’approche, d’un pas rapide, se colle contre lui, respire son parfum, le dévisage. Leurs nez se frôlent, les lèvres se chatouillent. Il descend son visage dans le cou de la jeune femme pour la sentir. Puis le baiser… timide, tendre et doux, pour finir profond, langoureux, tiède.
Fondu au noir sur la phrase : « ils se sont aimés au premier mot, au premier regard, au premier baiser ».

FIN

consigne

La brève (devinette) du vendredi (dont tout le monde se fout mais quand même)

Alors voilà mes petits agneaux, le fin limier qu’est Yibus a trouvé ce que je me suis offert pour mon anniversaire, un superbe piercing (ben oui, ceux qui n’aiment pas, j’ai bien dit superbe !).

Outre le fait que ce petit bijou m’a fait souffrir à la mort au moment du perçage (mais qu’est ce que je fous là moi put@in de b@rdel de mierda !), les suites sont passablement… pas géniales et peu ragoûtantes.

Mais bon, je ne le regrette pas : tout comme mon tatouage d’il y a quelques années maintenant (pétard, j’avais dix huit piges !), j’ai mis quelques années à me décider avant de sauter le pas.

Il y a presque quatre ans de ça, on m’a offert le bijou sous forme d’or et de micro diam’s, et depuis ce temps, je mûris le projet qui trottait déjà dans ma tête depuis quelques mois alors.

Autant vous dire que je ne précipite jamais les choses quand il s’agit de mon corps (à bon entendeur… 😉  ) et là, quand je regarde le résultat (autrement que pour le nettoyer, beuuuurk), ben je suis super contente !

Alors… devinez maintenant… où ai-je bien pu faire ce joli petit trou ?

Vous avez le choix entre l’arcade sourcilière, l’aile du nez, sur la langue, au dessus de la lèvre supérieure (comme une mouche), au labret, sur la lèvre, au nombril, à l’oreille ou même… ailleurs… (je suis sidérée par les endroits possibles !)

A vous de jouer ! (oui, y’a quelque chose à gagner…)

L’impromptu du lundi et…

Lien fragile entre mes envies et ma vie
Intime sentiment récemment retrouvé
Beaucoup tuent en ton nom, c’est ainsi
Entorse à ton premier principe enseigné
Respecter l’espace et les droits d’autrui
Tout ce qui fait que l’on t’appelle liberté
Et qui fait de toi LE sujet de philosophie…

consigne

Je viens d’aller voir…

La chèvre de Monsieur Seguin, conte d’Alphonse Daudet
mis en musique par Olivier Penard

Je ne vous apprends rien si je vous dis que j’ai des enfants. Comme tous les enfants, ils vont à l’école (oui oui, même les miens). Et comme tous les enfants qui vont à l’école, ils ont des sorties culturelles. Et comme je suis une gentille maman, j’accompagne souvent les enfants (en fait, c’est pour assouvir mes besoins d’autoritarisme et de tyrannie en me servant des mioches pour me soulager mais chut, faut pas le dire). La semaine dernière, c’était vers une salle polyvalente de la banlieue d’Avignon que la sortie culturelle nous a emmenés. Super top glamour. Et pour aller voir la Chèvre de Monsieur Seguin… top glam too.

En bref : Tout le monde connait la chèvre de Monsieur Seguin… non ? Mais si ! Vous savez, cette andouille qui croit que la liberté n’a pas de prix, pas même celui de sa vie. Qui va quémander puis obtenir une sortie dans les alpages sous réserve de rentrer au son de la trompe, qu’elle n’entendra bientôt plus grisée qu’elle est par l’herbe douce et la brise fraiche… L’histoire de cette abrutie qui va de ce fait rencontrer le loup à la tombée de la nuit, puis perdre poils et suée dans une lutte acharnée qui la verra mourir au petit matin, avec pour seul contentement celui d’avoir tenu peut être aussi longtemps que la chèvre écervelée qui l’avait précédée. Ayé ? remis ? Ben voilà, ce conte a été adapté en musique, il y a une dizaine d’années.

Le plus : C’est beau. Vibrant, vivant, poétique et dramatique. J’ai beaucoup aimé, et tout particulièrement cette envolée lorsque la chèvre découvre la prairie, c’était magique. L’orchestre était de toute beauté, la musique vraiment bien écrite, et les explications de l’utilisation des instruments pour tel ou tel protagoniste ou émotion à faire passer, au début de la pièce, bien trouvée : le chef d’orchestre a su faire passer les informations avec humour et patience. Un bon moment. Et pis le compositeur est pas mal du tout, en plus d’être ouvert et sympa…

Le moins : Faut pas aller écouter un conte qui parle d’une mise à mort sur fond de musique classique avec des enfants. Je ne sais combien de classes de je ne sais combien d’écoles, forcément, ça en fait des « chuuuut », « rassieds-toi », arrête de bouger », « tais-toi », « tu te retiens c’est bientôt fini », « mais tu vas la fermer ta grande gueule oui ! », bref… sans les mômes, lesquels pour la plupart, à la fin de la représentation, nous ont informées (nous les instits et mamans) qu’ils s’étaient royalement ennuyés… ça aurait été plus sympa ! Oui, SMIP un jour, SMIP toujours !

Mais comme je suis aussi maman sous mon costume de SMIP, je profite du billet pour souhaiter un superbe anniversaire à mon grand qui a neuf ans aujourd’hui, qui faisait partie de la charrette de la sortie, et qui a apprécié ce qu’il est allé voir, lui (ça c’est bien mon fils !).

Et parce qu’il aime vraiment beaucoup :

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L'impromptu du lundi : Un étrange équipage

Je me suis arrêté, interdit. Une œillade lancée à mon compagnon de route me confirma la vision irréelle qui s’offrait à moi. Une myriade de fourmis rouges et noires, complices pour la cause d’un jour, qui s’enhardissaient à faire voguer une sorte de coque de noix géante aménagée en bâtiment des mers, visible sur le ruisseau qui zigzaguait le long du chemin, nouveau ru qui avait été formé par les dernières ondées diluviennes. De toute ma vie d’éléphant-guerrier, je n’avais jamais vu un si étrange équipage. Le navire de fortune serpentait mollement, se glissant au travers des feuilles et diverses fleurs tombées de leur piédestal, ainsi que des reliefs de repas jetés à terre dans le grand ménage de la veille au soir.

Certaines bestioles s’agrippaient à des morceaux de ficelle lestés de minuscules cailloux, certainement pour faire varier leur vitesse. D’autres s’acharnaient à maintenir verticale une feuille ronde et luisante, d’un vert amazonien à donner envie de chlorophylle, qui s’agitait vaporeusement aux chatouillements du vent léger de l’après-midi. Chacune s’affairait dans une ambiance qui n’avait de fouillis que l’apparence, tout le monde sachant pertinemment que les fourmis sont les êtres vivants les plus organisés ou si ce n’est pas le cas, ne sont pas très loin de l’être. La commandante semblait être une fourmi longue, brune et brillante. Une brindille lui couvrait le dos et lui conférait ainsi la prestance nécessaire à son poste.

Différentes fourmis tourbillonnaient autour d’elle, rouges et noires, vives et grouillantes d’idées. On les voyait s’arrêter auprès de leur chef de temps à autre, avant de repartir tancer les autres. Elles grouillaient partout sur cette improbable bogue de la largeur d’une belle mangue, et de façon assez comique. Mon compagnon, rhinocéros de son état, avait fait l’Asie dans une autre vie, je lui ai donc demandé s’il avait déjà eu l’occasion de croiser la route de pareille armée. Sa réponse entrecoupée de rires sonores était un régal pour les oreilles. Nous avons donc décidé de faire une pause afin de regarder passer le navire qui circulait à la vitesse d’un escargot en pleine digestion. Il était temps de casser la croûte à l’occasion d’un goûter sorti de la besace des routards que nous étions. Mercenaires aussi quand il fallait manger, mais ça, c’est une autre histoire, une autre vie.

consigne

La brève du vendredi (dont tout le monde se fout mais quand même)

Trois émotions autour d’un même thème, scènes de la vraie vie, sur deux jours :

Episode n°1 – La honte maternelle- 6 ans

(en milieu de matinée dans le métro parisien)

– ben là, on prend le RER après et puis on va faire l’anniversaire de… oh pétard ! mon chéri ! c’est ton anniversaire aujourd’hui !

(la mère se retourne vers son compagnon qui se moque éhontément)

– oh, je suis désolée, avec tout ce remue-ménage pour la surprise, j’ai complètement zappé !

(visage malicieux de l’intéressé, gêné par la présence du monde autour, quand même)

– bon anniversaire mon grand garçon, 6 ans aujourd’hui, dis donc !

(approche son fils pour lui faire un énorme câlin, autant pour se faire pardonner que  pour le féliciter)

– hé bé, que de péripéties pour cette journée importante n’est ce pas ? ce soir, on prend rendez-vous pour après la surprise : un dîner, un gâteau et plein de cadeaux ! ok ?

(sourire géant du coquin, avec sautage au cou dans les règles)

Episode n°2 – La surprise  non feinte – 60 ans

(en début d’après midi dans un petit pavillon de banlieue)

– non, va plus dans le fond, on te voit de l’entrée là, oui, comme ça, c’est parfait. Allez, tout le monde se serre et retient sa respiration !

(rire général)

– on a trente secondes, elle arrive !

– chut, taisez-vous, plus un bruit !

(bruit de serrure et porte qui s’ouvre)

– surpriiiise !

(visage effaré de l’intéressée devant ses fils et la belle-fille)

– surpriiiiiiiiiiise !

(visage plus qu’effaré de l’intéressée devant tous les amis et le reste de la famille)

Episode n°3 – La spontanéité enfantine – 37 ans

(le soir dans une petite ville de province)

– allez, maman, s’il te plait, le téléphone !

– ok, bouge pas, je compose le numéro…

(sonnerie, puis décrochage, voix masculine et lointaine qui répond)

– papa ? papa ? bon anniversaire papa !

(le coeur de la maman se serre, les yeux s’embuent, putain d’ambivalence à la con… le bonheur d’assister à la joie de ses enfants et l’aigreur de se dire qu’il ne les mérite toujours pas…)

Et juste pour pas faire couleur locale :

… parce que vous le savez pas encore, mais on en est qu’au début !

Vous cherchez Plume ? Vous allez la trouver !

Voilà un sacré moment que je n’ai pas fait le point sur les stats et autres critères de recherche qui ont amené certains d’entre vous dans les parages. Je vais réparer l’erreur en faisant un petit point sur le dernier trimestre en matière de googleries, parce que si je le fais sur trente jours, je pleure…
(ben oui, j’ai été plutôt irrégulière dans mes articles,
vous l’avez été tout autant dans vos visites…)

Et toujours le top 3 :

Je reste the best of the best, LA valeur sûre des recherches
sur moteurs netesques : 97 demandes Plume Vive

Techniquement, viennent ensuite « coeur » et « concentration« , avec respectivement 28 et 18 demandes… c’est sûr, il faut du coeur à l’ouvrage et de la concentration pour errer dans mes pages… joke.

Maintenant, si on tient compte du nombre total de demandes effectuées sur le même thème, même si horriblement orthographiées et variablement syntaxées, la deuxième place est obtenue par
(sort sa calculette et fronce les sourcils)
il y a ex-aequo !

29 demandes pour les flaques d’eau et pour le monde d’Arthur, Guenièvre, Karadoc, Joseph d’Arimathie (s’il a pas été trop con)

La troisième place est donc tenue par… roulement de tambours (oui, y’a plusieurs tambours)… le suspense est insoutenable…

la Culture Administrative ! (avec 20 demandes)

(qui a dit que les internautes n’aimaient pas se cultiver, mmmhhh ?)

Lançons-nous maintenant dans le pêle-mêle, celui que je préfère, même si ce trimestre n’apporte pas beaucoup de demandes à compléter ou décalées…

Influence musicale : parce que quand même quoi. Chacun sait que j’ai LE goût en matière, ça ne se discute même plus.

Livre : et là, ben, ça me fait drôlement plaisir. Et pis c’est tout. Rien de plus à ajouter.

Maman indigne / SMIP / maman pas parfaite : et c’est bien ici que vous vos ferez enfoncer encore plus si vous cherchez à devenir une maman parfaite et digne de ce nom, parce que les bonnes mamans ne peuvent être que bourrées d’humour, non mais.

Variations autour du Yucca : c’est fou comme cette plante peut passionner ! Autant pour ses légendaires dangers, que pour son accointance avec les chats…

Val Kilmer a grossi : alors là, j’en reste encore sur le cul. C’est une recherche qui est quasi-quotidienne ! Imaginez le nombre de personnes qui ont que ça à faire de savoir si et pourquoi, quand et comment Val Kilmer a grossi !

Lino : trois articles sont proposés sous ce critère chez moi, et encore, parce que le mot est dans l’article, et non dans les tags. Vous avez un sulfureux, un nostalgique et un plutôt sagement décalé. Allez savoir sur lequel les internautes errants sont tombés…

Viennent ensuite, sagement et en petit nombre, la tulipe, les bougies d’anniversaire, souvenirs d’école, les palladium pampa, Chris Stills (gay, papa…) et Véronique Sanson, au bout du fil, le trou du cru (et le conté (!))…

Les seules demandes un peu bizarroïdes :

le bonsoir : à qui, à quoi, pourquoi ? Peut-être auront-ils (oui, il y a eu plusieurs demandes) l’inspiration dans ma rubrique…

related:www.infos-du-net.com/forum/90-35 : alors là, c’est du grand n’importe quoi… je ne comprends pas ce genre d’entrées ! Y’a eu 5 demandes en tout ! Ca rime à quoi, z’avez une idée vous ?

vient d’aller : faire caca ? voir ta maman ? dans ton cul ? (pardon, j’avais besoin de me défouler ! j’peux même pas faire mon Kamoulox ce mois-ci ! ouiiiiiiiin)

Comment je blogue ?

Au hasard de mes lectures netesques carrément pas hasardeuses, j’ai vu ce tag  non nominatif qui m’a bien bottée sur le moment. Et puis le temps a passé, la vie a repris ses droits et mon blog, le chemin de son train-train quotidien (ou presque quotidien). Et puis en faisant un peu le ménage, je suis retombée sur cette question que je trouvais, si ce n’est originale, au moins intéressante pour un article plus intimiste (oui, ok, les miens sont déjà plutôt bien centrés et exhibitionnistes mais bon, on ne loupe pas une occasion de parler de soi, non mais !)

C’est ici que j’ai pris connaissance du sujet et là qu’il avait été traité juste avant. Deux blogs que je suis assidûment, pour la qualité de l’écriture comme la diversité des sujets postés. Cette petite pub entièrement volontaire  et gratuite effectuée, voici de quelle manière je réponds à la question…

Je blogue dès que j’en ai le temps. Voilà, tout est dit !

Bon, sans blague, je blogue le plus souvent le soir, quand les loupiots sont couchés. Si j’arrive à me ménager un créneau en pleine journée alors qu’ils sont là, vous pouvez être sûrs que le repas sera préparé avec une heure (voire deux) de retard et/ou qu’ils resteront plus du temps imparti devant la Nooon (multiplié par deux ou trois). En ce moment même, d’ailleurs, il est 18h27, nous sommes un dimanche, le petit est devant la console et doit arrêter dans 3 minutes, le grand feuillette un énième catalogue de jouets et le second fait marcher sa cavalerie imaginaire au pas avec la boite à rythme du clavier généreusement mis à sa disposition dans sa chambre. Rendez-vous à la fin du billet pour voir où tous nos protagonistes en sont.

Car en effet, je blogue d’une traite, et d’autres fois, pas du tout. Pour preuve, cet article a été enregistré la première fois le 30 septembre dernier, et nous sommes… le 1er novembre (vous verrez aussi à quel point j’utilise l’horodatage ! mon meilleur pote de blog !). 2009, hein, parce que faut pas déconner. J’y ai juste collé le thème puis l’ai laissé macérer en brouillon le temps de réfléchir à ce que je voulais y mettre. Car dès qu’une idée, un tag non ciblé, une photo, un thème me plait, je prends, je colle en brouillon et j’attends. Quelques fois, c’est juste un titre qui est créé, le temps que le reste germe (ou que le temps se libère).

Quand j’attends longtemps, comme pour cet article (finalement, c’est une bonne base de référence), je crois que c’est parce que j’ai besoin de temps pour mûrir le plan d’écriture, les mots à employer, etc… alors que pas du tout. Pour preuve, en rouvrant le brouillon, je ne savais pas du tout par quel bout commencer l’article ! Une fois que c’est lancé par contre… je sais rarement m’arrêter. Vous n’avez pas idée des coupes que je fais régulièrement dans mes textes pour éviter « la profusion tue l’intérêt » et/ou me permettre d’utiliser un sujet qui en jaillirait dans un autre article.

Ca fait très brouillon tout ça, mais en fait, pas du tout ! Je blogue au feeling, je crois que c’est un bon résumé. Quand j’ai le temps, l’envie, les mots qui me font traiter un sujet immédiatement, en général, j’ai déjà tout en tête, et la satisfaction du résultat est aussi vive que celle qui résulte d’un travail de plus longue haleine. Les articles 100% spontanés et quasi en direct sont les « Notes pour plus tard », les « Brèves du vendredi », ainsi que les « Ami lecteur du soir ». Je fais rarement lire ce que je publie ou horodate, je n’aime pas la défloration avant l’heure de mes articles. Ni qu’on lise derrière mon épaule (mais je t’aime quand même).

Potentiellement, tous les sujets m’intéressent. J’ai quand même des matières de prédilection, qui ont inspiré plusieurs des catégories créées, comme « je viens de finir… » pour mes retrouvailles avec la lecture, « l’influence musicale du mercredi » pour mes goûts tellement variés dans le domaine, ou encore « la brève du vendredi », pour ces petits flashes de bonne humeur, de spleen ou simplement une anecdote qui font ma vie. Les Impromptus sont aussi chers à mon coeur, d’autres retrouvailles encore plus denses et profondes, celles qui concerne l’écriture et l’estime de moi.

J’ai découvert la blogosphère il y a près de deux ans maintenant et je ne me lasse en rien de découvrir les univers des uns et des autres, des langages, des points de vue, des envies différentes. C’est aussi ce qui enrichit ma manière de bloguer je pense. La diversité de ce qui existe sur la toile. Je ne parlerai pas de l’endroit d’où je blogue, qui fera l’objet d’un autre article, par contre, je blogue exclusivement devant un écran. 85% du temps devant le PC de bureau, le reste du temps devant mon petit portable que j’adore. Pas de carnet ni de dictaphone, même si je réfléchis toujours à la première option combinée avec une manière pratique de l’emmener partout.

Pour finir, j’aime bloguer, même si j’ai parfois des moments de découragement en voyant le manque d’enthousiasme dans les commentaires (voire la désertion), parce que j’aime  écrire, que je suis une grande bavarde et une curieuse indécrottable. D’ailleurs, j’apprécie quand il y a une interactivité entre vos commentaires et mes envies d’articles, ou encore entre vous, sous les sujets que je traite. Je blogue quand même avant tout pour moi, j’en ai bien conscience. Alors si je préfère que vous soyez là quand je vous attends sous un article, j’apprends chaque jour à tempérer ma  (relative) déception quand personne ne vient.

Je pense avoir fait le tour… en même temps, j’ai été vachement longue (voyez, je vous l’avais dit ! en exclusivité live, un article sans coupe ni censure !). Bref, en synthèse, je blogue donc plus souvent le soir, uniquement sur des sujets qui m’interpellent, en bien ou en mal, souvent avec beaucoup de moi dedans, si possible quotidiennement hors week-end et avec plus ou moins de gestation. J’aimerais juste avoir plus de temps pour déterrer certaines rubriques, comme Culture Administrative ou les Quizzes… un jour qui sait ?

Je ne balance la patate chaude à personne, sachez simplement que je suis vraiment curieuse alors à celui ou celle qui serait tenté(e) d’utiliser ce non-tag… lâche toi et viens me dire ici que tu l’as fait !

(Alors, les protagonistes ? Ben on est toujours dimanche, je vous rassure, il est exactement 18h58 et n°3 est toujours devant la Nooon… hum… va falloir trouver un stratagème pour le déloger de là maintenant, n°2 hurle à ses côtés en molestant ma boite  à chaussures pour pinces à linges et n°1 est puni dans sa chambre pour cause de « hachis » (jeu propre à mes enfants) bruyant qui a fait voler le volant de Luigi Quad en l’air… je dois partir chercher mon homme à la gare dans 30 mn, rien n’est lancé sur le feu pour le repas du soir, la vaisselle n’est pas faite, le linge pas rangé et les chaussures en bordel. Aucun doute, heureusement que ce sont les vacances… et que mon homme aime par dessus tout le fait que j’écrive !)

L'impromptu du lundi : Décrocher la lune

Au bord d’une magnifique lagune
Je me faufile au milieu des callunes
Car je m’en vais décrocher la lune
Qu’elle et moi ne fassions plus qu’une

Elle fera sûrement ma bonne fortune
Alors pour mieux la séduire j’alune
Mes fines soieries d’une couleur prune
Et traduis mes douces pensées en runes

Comme grâce à ses rayons je suis immune
Des attaques étoilées inopportunes
Je me hisse haute parmi les sombres dunes
Et emporte mon bel astre sur la brune

 

consigne