Comment je blogue ?

Au hasard de mes lectures netesques carrément pas hasardeuses, j’ai vu ce tag  non nominatif qui m’a bien bottée sur le moment. Et puis le temps a passé, la vie a repris ses droits et mon blog, le chemin de son train-train quotidien (ou presque quotidien). Et puis en faisant un peu le ménage, je suis retombée sur cette question que je trouvais, si ce n’est originale, au moins intéressante pour un article plus intimiste (oui, ok, les miens sont déjà plutôt bien centrés et exhibitionnistes mais bon, on ne loupe pas une occasion de parler de soi, non mais !)

C’est ici que j’ai pris connaissance du sujet et là qu’il avait été traité juste avant. Deux blogs que je suis assidûment, pour la qualité de l’écriture comme la diversité des sujets postés. Cette petite pub entièrement volontaire  et gratuite effectuée, voici de quelle manière je réponds à la question…

Je blogue dès que j’en ai le temps. Voilà, tout est dit !

Bon, sans blague, je blogue le plus souvent le soir, quand les loupiots sont couchés. Si j’arrive à me ménager un créneau en pleine journée alors qu’ils sont là, vous pouvez être sûrs que le repas sera préparé avec une heure (voire deux) de retard et/ou qu’ils resteront plus du temps imparti devant la Nooon (multiplié par deux ou trois). En ce moment même, d’ailleurs, il est 18h27, nous sommes un dimanche, le petit est devant la console et doit arrêter dans 3 minutes, le grand feuillette un énième catalogue de jouets et le second fait marcher sa cavalerie imaginaire au pas avec la boite à rythme du clavier généreusement mis à sa disposition dans sa chambre. Rendez-vous à la fin du billet pour voir où tous nos protagonistes en sont.

Car en effet, je blogue d’une traite, et d’autres fois, pas du tout. Pour preuve, cet article a été enregistré la première fois le 30 septembre dernier, et nous sommes… le 1er novembre (vous verrez aussi à quel point j’utilise l’horodatage ! mon meilleur pote de blog !). 2009, hein, parce que faut pas déconner. J’y ai juste collé le thème puis l’ai laissé macérer en brouillon le temps de réfléchir à ce que je voulais y mettre. Car dès qu’une idée, un tag non ciblé, une photo, un thème me plait, je prends, je colle en brouillon et j’attends. Quelques fois, c’est juste un titre qui est créé, le temps que le reste germe (ou que le temps se libère).

Quand j’attends longtemps, comme pour cet article (finalement, c’est une bonne base de référence), je crois que c’est parce que j’ai besoin de temps pour mûrir le plan d’écriture, les mots à employer, etc… alors que pas du tout. Pour preuve, en rouvrant le brouillon, je ne savais pas du tout par quel bout commencer l’article ! Une fois que c’est lancé par contre… je sais rarement m’arrêter. Vous n’avez pas idée des coupes que je fais régulièrement dans mes textes pour éviter « la profusion tue l’intérêt » et/ou me permettre d’utiliser un sujet qui en jaillirait dans un autre article.

Ca fait très brouillon tout ça, mais en fait, pas du tout ! Je blogue au feeling, je crois que c’est un bon résumé. Quand j’ai le temps, l’envie, les mots qui me font traiter un sujet immédiatement, en général, j’ai déjà tout en tête, et la satisfaction du résultat est aussi vive que celle qui résulte d’un travail de plus longue haleine. Les articles 100% spontanés et quasi en direct sont les « Notes pour plus tard », les « Brèves du vendredi », ainsi que les « Ami lecteur du soir ». Je fais rarement lire ce que je publie ou horodate, je n’aime pas la défloration avant l’heure de mes articles. Ni qu’on lise derrière mon épaule (mais je t’aime quand même).

Potentiellement, tous les sujets m’intéressent. J’ai quand même des matières de prédilection, qui ont inspiré plusieurs des catégories créées, comme « je viens de finir… » pour mes retrouvailles avec la lecture, « l’influence musicale du mercredi » pour mes goûts tellement variés dans le domaine, ou encore « la brève du vendredi », pour ces petits flashes de bonne humeur, de spleen ou simplement une anecdote qui font ma vie. Les Impromptus sont aussi chers à mon coeur, d’autres retrouvailles encore plus denses et profondes, celles qui concerne l’écriture et l’estime de moi.

J’ai découvert la blogosphère il y a près de deux ans maintenant et je ne me lasse en rien de découvrir les univers des uns et des autres, des langages, des points de vue, des envies différentes. C’est aussi ce qui enrichit ma manière de bloguer je pense. La diversité de ce qui existe sur la toile. Je ne parlerai pas de l’endroit d’où je blogue, qui fera l’objet d’un autre article, par contre, je blogue exclusivement devant un écran. 85% du temps devant le PC de bureau, le reste du temps devant mon petit portable que j’adore. Pas de carnet ni de dictaphone, même si je réfléchis toujours à la première option combinée avec une manière pratique de l’emmener partout.

Pour finir, j’aime bloguer, même si j’ai parfois des moments de découragement en voyant le manque d’enthousiasme dans les commentaires (voire la désertion), parce que j’aime  écrire, que je suis une grande bavarde et une curieuse indécrottable. D’ailleurs, j’apprécie quand il y a une interactivité entre vos commentaires et mes envies d’articles, ou encore entre vous, sous les sujets que je traite. Je blogue quand même avant tout pour moi, j’en ai bien conscience. Alors si je préfère que vous soyez là quand je vous attends sous un article, j’apprends chaque jour à tempérer ma  (relative) déception quand personne ne vient.

Je pense avoir fait le tour… en même temps, j’ai été vachement longue (voyez, je vous l’avais dit ! en exclusivité live, un article sans coupe ni censure !). Bref, en synthèse, je blogue donc plus souvent le soir, uniquement sur des sujets qui m’interpellent, en bien ou en mal, souvent avec beaucoup de moi dedans, si possible quotidiennement hors week-end et avec plus ou moins de gestation. J’aimerais juste avoir plus de temps pour déterrer certaines rubriques, comme Culture Administrative ou les Quizzes… un jour qui sait ?

Je ne balance la patate chaude à personne, sachez simplement que je suis vraiment curieuse alors à celui ou celle qui serait tenté(e) d’utiliser ce non-tag… lâche toi et viens me dire ici que tu l’as fait !

(Alors, les protagonistes ? Ben on est toujours dimanche, je vous rassure, il est exactement 18h58 et n°3 est toujours devant la Nooon… hum… va falloir trouver un stratagème pour le déloger de là maintenant, n°2 hurle à ses côtés en molestant ma boite  à chaussures pour pinces à linges et n°1 est puni dans sa chambre pour cause de « hachis » (jeu propre à mes enfants) bruyant qui a fait voler le volant de Luigi Quad en l’air… je dois partir chercher mon homme à la gare dans 30 mn, rien n’est lancé sur le feu pour le repas du soir, la vaisselle n’est pas faite, le linge pas rangé et les chaussures en bordel. Aucun doute, heureusement que ce sont les vacances… et que mon homme aime par dessus tout le fait que j’écrive !)

17 réponses sur “Comment je blogue ?”

  1. C’est amusant de voir qu’on procède de la même manière sur certains points (la macération des sujets et l’horodatage, ou encore un titre qui me plaît) et ur d’autres non (j’utilise par contre un carnet qui me permet de noter quelques idées ou des bouts de phrases quand je pars en goguette).

    Ce tag rejoint un peu un sujet sur l’inspiration que j’ai toujours mis de côté sur le pourquoi du comment de ce besoin d’écriture constant. Mais il est toujours intéressant de comprendre ou d’entendre les motivations des uns et des autres. Merci à toi donc de t’être lancée.

    Je finirais par ceci : je blogue donc je suis… ou plutôt je suis donc je blogue.

  2. une heure indéterminée et indue de la nuit
    (sensation de pieds froids, certes bien éphémère)
    [moi] mrmhhh ? (voix lointaine) qu’l’heure y nié ?
    [elle] je ne sais pas, tard… rendors toi vite… (voix éveillée voire pimpante, bien qu’un poil frustrée de me trouver dans un coma avancé)

    6h45, première sonnerie du réveil
    [moi] bonjour mon amour…
    [elle]…
    [elle]…
    [elle]…
    [elle] mrmhhh ? qu’l’heure y nié ? (voix indescriptible)
    [moi] bientôt 7h30, on est en retard pour réveiller les nains… beaucoup écrit hier ? (air sardonique qu’on ne voit pas grâce aux volets encore fermés)
    [elle] pfff, j’y vais pas ce matin, trop fatiguée… (pas la peine d’appeler l’ASE, rassurez vous, les gamins arriveront quand même à l’école, presque à l’heure)

    Je ne me lasse toujours pas de te lire (même en coup de vent par dessus ton épaule rien que pour t’embêter), dans ce cadre ou d’autres, vivement la suite, les suites, les nouveautés, tout…

  3. Passionnant, ton billet. Son rythme, sa longueur, tout, sur l’écriture, ta manière de le vivre (on a l’impression d’y être, dans ta tête à ce moment particulier)…

    Bon, c’est pas tout ça, j’ai un tag sur le feu, moi…

    C’est vrai que l’envie me titille d’écrire sur le processus de bloguage (qui n’est pas du tout le même que l’écriture)…

    1. Merci ! Ton commentaire me touche profondément… c’est un des rares billets que j’écris et poste sans relire pour couper tout partout, alors forcément, ça fait plaisir…

  4. intéressant tout cela … un peu en vrac mais structuré !
    Tu veux savoir pour moi ? ben j’ai un cahier parfois ça attends super longtemps, ensuite je tape dans word ensuite je copie colle !! oui je sais je suis pas directe, mais parfois je fais directement après on me demande si j’ai mes règles !

  5. Merci de nous faire partager tes moments de blogage, je me suis sentie comme une petite souris 😉
    Moi c’est billet après billet, à tout moment quand j’en ai l’occasion, souvent par plusieurs et quelquefois en avance quand j’ai des photos à mettre comme c’est le cas en ce moment.
    Par contre, en général, quand j’ai une idée, je vais au bout du billet (en passant par word pour éviter les plantages)

  6. Ouais ! C’est trop bien, comme dirait ma fille !!!
    Je rejoins yibus : on a le sentiment d’être à tes côtés, transparents et de te regarder oeuvrer.
    Je t’ajoute à ma liste de Schindler !!!

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