Mon impromptu de la semaine

Il fut un temps où Les nuages couraient sur la lune enflammée
Rousse, ronde, irréelle, semblable à mon âme torturée,
Le doute et l’angoisse baignant de leurs miasmes le tiède air
Alors que les ronces coupables s’enfonçaient dans mes chairs.

Aujourd’hui, une mélodie, un regard, un son, un geste équivoque,
Puis c’est toute une réalité qui rejoint une douloureuse époque,
Ere que l’on croit révolue, bannie, sans retour paisible possible
Si ce n’est celui de hanter, cruel pouvoir, mes nuits pénibles.

Les souvenirs, intenses et spectraux, ont été gravés au fer chaud,
Faisant grésiller leurs histoires d’une puissance de feu sur ma peau.
Et malgré une boue inattendue et salvatrice qui coulent sur mes brûlures,
Cette mince couche minérale n’efface pas les profondes boursoufflures.

Ces boules de coton qui glissaient alors sur l’astre incandescent,
Ouate éphémère, petites sphères de bonheur léger, aérien, transparent,
N’ont jamais su masquer son égocentrisme et son appétit démesuré
De cœurs blessés, de confiances mutilées, de corps souillés…

consigne

2 réponses sur “Mon impromptu de la semaine”

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