Je viens de finir…

Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants, de Terry Pratchett

Mon petit mari étant un grand adepte de l’auteur, autant dire que j’ai un choix démentiel quant à la sélection d’un récit né de sa plume. Certains sont en V.O. et donc ne verront pas l’ombre d’un de mes cils penchés sur leurs pages, mais la plupart en français sont pour le moins attirants. En passant devant la bibliothèque, le chat m’a fait de l’oeil… et ce fut bon.

En bref : La pollution de la planète est le cadet des soucis des mages de l’époque. Alors c’est avec désinvolture qu’ils jettent leurs déchets magiques de l’autre côté de la clôture de leurs bâtiments. Que se passe-t-il lorsque des rats nichent sur ce tas d’ordures ensorcelées ? Et que se passe-t-il quand ces mêmes rats sont la cible d’un chat rusé ? Ajoutez à cela une histoire de joueur de flûte montée en copieuse escroquerie, qui finit par se muer en mystère plutôt noir, et vous aurez votre trame presque complète !

Le plus : C’est un petit moment de bonheur, ce livre. Très fluide, son style se dévore à grand renfort de mots d’humour et d’images parlantes (ouf ouf ouf, le super jeu de mot). On se prend d’affection pour Maurice, mais également pour certains rongeurs qui offrent un panel de caractères si varié qu’on a bien du mal à ne pas réagir aux rebondissements de l’histoire. Quant au mystère, il est entretenu à souhait, savamment distillé au compte-gouttes. Je n’ai qu’une envie, me précipiter sur d’autres ouvrages de Pratchett.

Le moins : Allez, puisqu’il faut bien trouver quelque chose, je dirais que l’épilogue est encore facile, et que le duel qui s’annonce vers la fin du livre est quelque peu expédié. Mais je ne vous en dévoilerais pas plus ! Bonne lecture !

Je viens de (ne pas) finir…

Le chameau sauvage, de Philippe Jaenada

Toujours sur ce blog bien sympathique que je suis, sur lequel il nous était conseillé de lire cet ouvrage pour le moins… bref. Une jolie critique qui m’a poussée à l’acquérir. N’écoutant que ma bravoure, je passe outre les lamentations nourries de mon cher et tendre inhérentes à sa propre investigation du livre et me lance dans l’aventure de ce fameux chameau. Voilà, voilà, voilà…

En bref : Un type lambda se retrouve embringué dans des histoires farfelues, avec un peu la faute à pas de chance, et découvre quelque chose… mais quoi ? Seuls les lecteurs les plus aguerris le sauront.

Le plus : C’est un style d’écriture que j’affectionne parce je puise parfois dans la même veine. J’aime ses parenthèses, certaines de ses images, ses touches d’humour. Sans l’histoire elle-même, j’aurais sans doute passé un superbe moment en sa compagnie.

Le moins : Franchement, je ne suis pas élitiste, et ai bien du mal à me considérer comme écrivain, même du dimanche, la plupart du temps, mais là, j’ai quand même eu quelques interrogations sur l’intérêt d’un éditeur à publier une telle histoire, ou tout du moins, une histoire avec cinquante premières pages aussi convenues et dotées de clichés comme ceux que l’auteur nous assène. Le bonhomme qui s’enfonce et s’enfonce encore plus dans une sombre histoire de vol avec un mafieux marseillais raté, puis qui subit les outrances de policiers tous aussi ripoux les uns que les autres, brutes mal dégrossies qui se défoulent sur les gardés à vue pour oublier leur morne tâche. Accablant. Et ça ne donne pas envie de continuer sa lecture. Alors, après un petit bonheur sympathique qui a duré dix pages, je me suis profondément ennuyée à la lecture de ces frasques policières, suffisamment profondément pour que l’idée de terminer ma lecture ne m’effleure pas une seconde.