Je viens de (ne pas) finir…

Le chameau sauvage, de Philippe Jaenada

Toujours sur ce blog bien sympathique que je suis, sur lequel il nous était conseillé de lire cet ouvrage pour le moins… bref. Une jolie critique qui m’a poussée à l’acquérir. N’écoutant que ma bravoure, je passe outre les lamentations nourries de mon cher et tendre inhérentes à sa propre investigation du livre et me lance dans l’aventure de ce fameux chameau. Voilà, voilà, voilà…

En bref : Un type lambda se retrouve embringué dans des histoires farfelues, avec un peu la faute à pas de chance, et découvre quelque chose… mais quoi ? Seuls les lecteurs les plus aguerris le sauront.

Le plus : C’est un style d’écriture que j’affectionne parce je puise parfois dans la même veine. J’aime ses parenthèses, certaines de ses images, ses touches d’humour. Sans l’histoire elle-même, j’aurais sans doute passé un superbe moment en sa compagnie.

Le moins : Franchement, je ne suis pas élitiste, et ai bien du mal à me considérer comme écrivain, même du dimanche, la plupart du temps, mais là, j’ai quand même eu quelques interrogations sur l’intérêt d’un éditeur à publier une telle histoire, ou tout du moins, une histoire avec cinquante premières pages aussi convenues et dotées de clichés comme ceux que l’auteur nous assène. Le bonhomme qui s’enfonce et s’enfonce encore plus dans une sombre histoire de vol avec un mafieux marseillais raté, puis qui subit les outrances de policiers tous aussi ripoux les uns que les autres, brutes mal dégrossies qui se défoulent sur les gardés à vue pour oublier leur morne tâche. Accablant. Et ça ne donne pas envie de continuer sa lecture. Alors, après un petit bonheur sympathique qui a duré dix pages, je me suis profondément ennuyée à la lecture de ces frasques policières, suffisamment profondément pour que l’idée de terminer ma lecture ne m’effleure pas une seconde.

2 réponses sur “Je viens de (ne pas) finir…”

  1. Et quand on parvient à terminer ledit bouquin ça ne vaut guère mieux hélas… détours et méandres vains pour en arriver à une fin sans queue ni tête qui se paie le luxe d’être frustrante alors qu’on a lutté pour arriver au bout…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *