Je viens de lire…

A l’enfant que je n’aurai pas, de Linda Lê

Au gré de mes lectures, sur le net, dans les magazines, un peu partout, je note des références, je comble ma liste d’envies Amazon (bouh, pas bien Amazon pour les livres, je sais) et j’achète, j’emprunte, je récupère et je lis. Je lis ce genre d’essai par exemple, rapide et que j’espère émouvant. Bouh ouh ouh… A trop vouloir y croire… Merci Axel.

En bref : Nous sommes ici en présence d’un être humain qui écrit son désir de ne pas avoir d’enfant. L’auteur nous explique pourquoi, malgré l’idée, que je partage, qu’on ne devrait pas avoir besoin de raison pour assumer son choix de ne pas enfanter. C’est estimer que devenir parent est une obligation pour chacun de nous, alors que c’est loin d’être le cas.

Le plus : Le titre ? Euh… La couverture du livre ? Mmmmhhhh…. Ah non, je sais ! L’apprentissage du « beau » français. Oui, c’est ça.

Le moins : D’accord, je me suis peut-être rapidement braquée. Il ne m’aura fallu que trois pages pour que je m’arme d’un crayon de papier et souligne tous les termes qui me sautaient aux yeux. Parfois parce que je ne les connaissais pas, souvent parce que je les trouvais inadaptés à une lecture de témoignage au sujet d’un thème aussi sensible et intéressant. Systématiquement parce que je ne les ai pas perçus accessibles au plus grand nombre. Je peux comprendre que l’auteur se fasse plaisir en usant et abusant des richesses et subtilités de la langue française. En revanche, ne pas lire une seule page (ou peu s’en faut) sans un terme qui pourrait interpeller le lectorat lambda, c’est un peu fort de café (ou alors il faut donner un second titre à ce livre, un truc du genre « et enrichissez votre vocabulaire ! ». D’un moment que je m’attendais rempli d’émotions, ma lecture m’a complétement fait passer à côté de ce que l’auteur a sans doute voulu tout de même partager de ses ressentis. Dommage.

Florilège (je connais la plupart de ces mots, mais la succession est difficile à digérer et à mes yeux, élitiste) :

Syllogismes (7), aphoristiques – négateurs (8), moutonnier (9), antiennes (10), hypocoristiques (12), pharisaïsme (18), notabilités (20), tardillon (21), rigorisme (22), Omphale (23), prodigalités (27), emplâtres (28), asthénie (29), pinacle (30), tératologue – égotisme – byzantinisme (31), bréviaire (33), acéphales (35), bibliolâtre – monomane (36), gésine – cyclothymie (37), rapetassés (39), empeigne – laïusseur (40), antithétiques – pyrrhonisme (43), difficultueux – parturition – maïeuticien (44), asymptotes (45), béotisme (47), schibboleths – sorbonnard (48), intempérance (49), détellerais (51), raptus (52), déjetée (53), brindezingue (54), séraphique (60), thaumaturgie (62), bourrelles (63), chancis – prosateurs (64), hétérodoxes – esquif (65)

2 réponses sur “Je viens de lire…”

  1. Je pense qu’elle a perdu au pari bourré genre « ouais, on va tous te filer un mot impossible et tu vas devoir le mettre dans ton prochain bouquin ». Oui, ils étaient nombreux à parier et, manque de bol, le livre est court. Tristement indigeste. Comme la gueule de bois d’après pari.

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