Je viens d’aller voir…

Le Tour du Monde en 80 jours, mise en scène de S. Azzopardi

Ok, soyons honnêtes, je ne « viens » pas d’aller le voir, non… J’ai assisté à cette représentation il y a bien… ouh la la… au moins… (j’attends qu’on me souffle dans l’oreillette)… plus que ça même… (alors ça vient ?)… je dirais même encore plus que ça… (ça traine, ça traine)… un samedi (me dit-on)… du mois de janvier vraisemblablement… le… 10 ! C’est important ? Non, pas vraiment, mais j’avais pas d’idée pour l’intro de mon article !

Tout ça c’est de la faute de mon chéri. Il m’a fait une surprise. J’ai horreur des surprises. Et j’ai horreur des cadeaux. Alors le mardi qui précédait, il  a voulu m’en parler, et s’est finalement contenté de me dire qu’on sortait le samedi soir qui suivait. Tiraillée entre mon envie de ne pas avoir de surprise et les reproches qui me démangeaient pour l’attention (fermez-là, vous savez pas ce que c’est), j’ai décidé de ne rien dire. Du tout. Finalement, il sait assez bien me prendre cet homme-là. On s’est gelés devant le Café de la Gare, après une longue balade dans le quartier. Il avait heureusement réservé les billets et nous sommes arrivés assez tôt devant le théâtre pour pouvoir faire la queue aux deux files (d’un pratique, une pour les billets, l’autre pour entrer) et voir s’amasser le monde derrière nous. A l’ouverture des portes, nous n’avons pas trainé et nous sommes installés au deuxième rang, face à la scène. Une place de choix.

En bref : Vous connaissez tous l’histoire… mais si… rappelez-vous, en 1872, le very british Phileas Fogg et son nain de Passepartout, français jusqu’au bout de sa râlerie, se lancent dans une aventure insensée suite à un pari stupide : faire le tour du monde en 80 jours ! Un road-play de folie, qui les font rencontrer une princesse Indienne, un chinois fumeur d’opium,  une multitude de consuls clônés, Jack le plus grand looser de l’Ouest, tout en étant pourchassé par l’inspecteur de police le plus nul de toutes les séries allemandes. Mais nous tremblons tous… Fogg gagnera-t-il son pari ? Et surtout, obtiendra-t-il le tarif 12-25 ans pour ses nombreux déplacements ?

Le petit plus : J’ai adoré ! Y’a plein de petits plus ! Ca démarre sur les chapeaux de roue et on arrête pas une seconde. J’ai beaucoup aimé le fait que chaque acteur ait plusieurs personnages, le côté complètement déjanté, notamment dans les chansons, remarquablement vivantes. Le top, c’est que l’histoire est bien là, ceux qui l’ont lue reconnaîtront le déroulement sans problème et si vous avez un peu d’humour, vous serez emportés par les clins d’oeil tantôt grivois, tantôt culturels, qui émaillent ce spectacle au rythme effréné. J’ai eu un faible pour l’un des comédiens, mais je ne vous dirai pas lequel, puisqu’ils tournent apparemment… Ils agrémentent leur pièce avec un soupçon d’actualité, des références à des personnages bien connus (dont on se souvient avec tendresse) et font participer le public de manière fort agréable. Pour finir, le jeu des comédiens est exceptionnel…

Le petit moins : Le froid. Dehors. Bon, ok, rien à voir. Sérieusement, j’ai ri toute la soirée, j’ai vu mon chéri sourire voire pouffer (!) de temps à autre (incroyable), je n’ai rien à reprocher à ce moment de haut divertissement. Si ce n’est qu’il m’a tellement fait d’effet qu’il y a eu des répercussions dans tout mon corps. Mais cet aspect-là, j’en parlerai ailleurs. Et pas dans ce lieu…

Je viens de finir…

De bons présages, Terry Pratchett et Neil Gaiman

Titre proposé par celui qui m’avait déjà embarquée sur le terrain de Bartiméus (dont je vais retrouver les aventures dès demain !) et dont les mérites m’ont été chaleureusement vantés. J’ai ma foi pris plaisir à accepter ce livre, à me plonger dedans et à faire exprès de mettre presque dix jours à lire les 50 dernières pages. Rappelez-vous.

En bref : La fin du monde. Y’a pas grand chose à dire de plus, je vous assure. Ah si ! Deux anges (un « blanc », un « noir »), des bébés, un petit garçon, 3 autres enfants, quatre cavaliers (les bikers apocalyptiques), une sorcière qui n’en est pas une, des inquisiteurs, des voix, le bien, le mal, une centrale nucléaire, une librairie, une Bentley, des boutons et de l’électronique. Voilà.

Le petit plus : L’humour ! J’ai souri, bien sûr. Mais j’ai ri également, et pas qu’une fois. Les dialogues, mais aussi les situations, les descriptions, des personnages et autres évènements, chaque tentative est réussie, les gags et mots marrants font mouche. Je ne sais pas qui a amené quoi dans la rédaction de ce bouquin, mais il n’y a pas de doute, les auteurs sont doués. Et puis, franchement, le thème est bien trouvé, l’issue également, quoiqu’un peu fadasse encore ici. Mais c’est normal, comme je le disais encore tout à l’heure, je suis très exigeante en matière de fin, rarement satisfaite à 100%.

Le petit moins : Si je mets à part la tiédeur des dernières pages, je parlerais de certains paragraphes. Au début, on a beaucoup de mal à retenir qui est qui et qui fait quoi, au milieu du bouquin, on a tout saisi et ça ne nuit nullement à la lecture de l’histoire. Par contre, je vais avouer sans honte avoir lu quelques dizaines de lignes de texte, deci delà, sans vraiment en comprendre l’utilité, le sens ou encore ce que ça pouvait bien apporter au récit. Mais comme la vieillesse n’arrive pas qu’aux autres, je ne me suis pas entêtée comme j’aurais pu le faire il fut un temps. Non, non ! J’ai passé mon chemin et continué tranquillement la découverte du fil passionnant qu’offre ce livre. Petit bémol donc, au final, et qui a peut être plus rapport avec mon neurone fatigué qu’avec l’ouvrage en lui-même…

Je viens de finir…

Une vie, de Simone Veil

Pas de politique sur ce blog. Non que ce soit un sujet tabou pour moi, mais cet espace n’existe que pour une chose : me et vous détendre. Si j’ai acheté ce livre, c’est avant tout pour découvrir la femme, politicienne à ses heures, sans nul doute, mais aussi la petite fille d’époque, qui finit par être déportée, puis embarquée dans le tourbillon de la magistrature et de ses ouvertures sur le monde des influents. La curiosité et une certaine admiration m’ont poussée à poser ce livre sur ma table de chevet, afin de m’y plonger tranquillement.

En bref : l’histoire d’une vie, de la naissance à fin 2007, relatant un parcours, personnel comme professionnel, riche en évènements et en rencontres. Pas de militantisme ici, juste quelques évocations de divergences ou d’accointances politiques avec telle ou telle personne, ainsi que sur certains projets nationaux ou européens. Une vie de femme, active et engagée, ouverte et chevronnée.

Le petit plus : les derniers chapitres, à la sortie de sa Présidence du Parlement Européen, qui lui ont fait découvrir que certains sournois de la politique cachaient bien leur jeu et que finalement, n’appartenir à aucun parti était l’étiquette qui lui convenait le mieux. La lecture des annexes, émouvantes, profondément poignantes pour certaines. Sa description des hauts personnages qu’elle a côtoyé, sans langue de bois aucune, rafraîchissant. Et toute la partie qui concerne ses débuts dans les études et en tant que magistrat. Vraiment une femme d’exception. Sans parler du passage sur sa manière d’aborder la présentation du projet de loi pour le droit à l’avortement…

Le petit moins : ce sera très personnel, mais toute la partie concernant le Parlement Européen m’a barbée à un point que je lisais les chapitres sans rien retenir des mots déchiffrés. J’ai eu un mal de chien à passer cette période de sa vie en essayant de retenir un minimum des évènements et des constructions que Simone souhaitait mener à leur terme. L’évocation d’un soutien à Nicolas S. qu’elle appuie sur une appréciation de son investissement dans le travail, ce que je ne mets pas en doute, mais que je considére un peu léger, comme argument. Et elle n’en évoque pas d’autre. Je me demande quel serait son discours aujourd’hui, concernant notre Président bling-bling…

Je viens d'aller voir…

Clone Wars, de Dave Filoni

Alors, alors, alors… le programme initial n’avait rien à voir avec un plan ciné en fait. Au départ, l’ex devait emmener n°1 voir un super groupe de la mort qui tue, qui fait sa tournée d’adieu, en concert sur Toulouse, soit à 3 bonnes heures de route de chez nous. Il m’a gentiment conviée à leur petite virée donc, parce que j’aime ce super groupe de la mort qui tue, mais aussi pour me cogner le retour de Toulouse en pleine nuit. Why not…

Ben non ! Billetel, ces enfoirés, en ont décidé autrement ! Après avoir réservé les billets par téléphone, leur réseau national de mes deux a planté et pas de possibilité de retirer les sésames… 17 heures 30 ont sonné, on a lâché l’affaire… mais n°1 était pas très joyeux, alors, plan de substitution : ciné / resto ! On arrive devant le cinéma 6 salles et, pas grand chose à se mettre sous la dent pour un petiot… sauf Clone Wars. So… let’s go !

En bref : la guerre des Clones fait rage… républicains, séparatistes, le gros Hutt qui se fait braquer son fils, se mêlant gaiement à tout ce bazar, car la guerre fait tomber les planètes aux mains des forces du mal, et les forces Jedi ont bien du mal à rétablir l’ordre… mais l’armée républicaine soutenue par Obi-Wan Kenobi se reprend et la suite des aventures se poursuit avec une jeune padawan affectée à… Anakin Skywalker ! Confus vous dites ? Nooooooon…

Le petit plus : L’humour (la seule représentation du genre d’ailleurs) des soldats des forces du mal… tout simplement excellent, des petits mots par ci par là, rien de bien transcendant, mais ça fait rire quand même. Malgré un graphisme assez… particulier, les scènes d’action sont vraiment bien animées et prenantes. Un bon dessin animé/film pour les enfants, mon grand a adoré, complètement sous le charme. Certaines expressions d’Anakin sont aussi, comment dire… charmantes. Hum. Et Maître Yoda, toujours aussi rigolo avec son langage personnel.

Le petit moins : Euh… ben un peu pas mal de choses quand même. Le graphisme est très très anguleux. On s’habitue, mais ce n’est pas ma tasse de thé. Même si Anakin arrive à être mangeable malgré son statut de personnage dessiné, le reste du temps, les expressions faciales ne sont pas trop au rendez-vous. Sinon, l’histoire est simple, trop simple, mais ça contraste furieusement (et finalement, salutairement) avec les vingt premières minutes où on ne sait absolument plus où on en est. A force de rabâchage des noms et lieux de toutes sortes, à la fin du film, on s’y retrouve partout, mais bon. J’aime beaucoup les films (je n’ai pas vu les derniers qui sont maintenant les premiers, je suis restée sur les vieux que j’adoooore, bourrés d’humour), alors peut-être ceci explique-t-il cela ?

Je viens d'aller voir…

Kung-Fu Panda, film d’animation Dreamworks

Bon, plantons le décor, détaillons l’ambiance.
Déjà, je voulais emmener mes enfants voir Wall-E. Mais leur père a eu la géniale idée de leur proposer avant moi. Damned. Pas grave, je me rattraperai en bonne compagnie. Très bonne compagnie. Bref. On a donc opté pour le dessin animé dont ils me parlaient depuis un moment maintenant (en fait, depuis sa sortie, soyons précis), Kung-Fu Panda.

J’étais pas emballée. Mais pas emballée du tout. Mais voilà, ce sont des chérubins convaincants et… il n’y avait pas grand chose d’autre à se mettre sous la dent pour un public allant de 4 ans et demi à 31. Nous voilà partis.

Je vous passe les détails de la soirée annulée à la dernière minute, aux portes du multiplexe, parce que maman a oublié sa carte bleue sur son bureau (mais non, mon chéri, ce sont les méchants bonhommes qui ne prennent pas les chèques, maman n’y est absolument pour rien). Donc, à la séance du dimanche matin, la séance familiale par excellence, nous avons pu accéder à la superbe salle dans laquelle était projeté le film d’animation tant convoité…

En bref : les personnages sont vraiment très sympas, drôles et attendrissants, tous. Même le méchant léopard des neiges, Taï-Lung, les cyclones durement entraînés par l’un des plus grands maîtres et les-dits maîtres, que nous voyons au nombre de deux dans le film. Coup de coeur pour la tortue en fin de vie, délicieusement édentée. Malgré quelques passages attendus, il y a une belle histoire, une vraie morale, retenue par mes enfants, et ça, je trouve que c’est franchement une bonne chose : il faut croire en soi, si succès il doit y avoir, dans n’importe quelle entreprise, la clé se trouvera dans cette attitude.

Le petit plus : les gags. J’ai ri du début à la fin ! Ok, ok ! Je suis bon public, même très bon public, mais… je n’étais pas la seule « grande » à rire ! Vous pouvez me croire maintenant, hein ? Ma préférence en la matière ? Lors du combat final, quand Taï Lung mord une queue… le début est pas mal non plus, quand Po, le Panda héros, tente d’entrer dans… enfin, je vais pas tout vous raconter non plus.

Le petit moins : d’accord, je suis puriste, la plupart du temps. Donc ce que je vais écrire ne va pas vous étonner… le petit bémol pour ce dessin animé, c’est le langage familier qui est utilisé dès le début. Mais comme je ne suis pas à un paradoxe près, c’est aussi mon deuxième coup de coeur : topissitude et séductivité. Allez voir, vous comprendrez.

Je viens de finir…

L’Amulette de Samarcande, de Jonathan Stroud.

Ce n’est pas le genre de littérature sur lequel je me serais jetée sans y avoir été invitée, même si à la lecture, le contenu correspond parfaitement à ce que j’aime découvrir en ouvrant un bouquin : humour, détails, imagination, rebondissements et pas mal d’autres atouts.

Je remercie donc la personne qui me l’a conseillé, après avoir lu et écouté mes goûts en la matière, et qui a judicieusement choisi ce titre pour un premier conseil de lecture.

En bref : l’histoire est sympathique, bien qu’un peu prévisible (mais écrite pour un jeune public au départ, soyons honnêtes) et les protagonistes attachants, notamment l’anti-héros par excellence, j’ai nommé le démon. Pardon, le djinn. Les lieux, le concept de la magie retenu ici et le déroulement du scénario sont agréables à visualiser. Intéressante également, l’écriture à « deux voix », tantôt le jeune garçon, Nathaniel, tantôt l’entité invoquée, appelée Bartiméus.

Le petit plus : des notes de bas de page qui peuvent être hilarantes pour certaines, et uniquement dictées par Bartiméus.

Le petit moins : la fin. Je suis trop déçue par la fin ! Les deux principaux personnages avaient suffisamment de potentiel pour que l’auteur nous offre une chute digne de ce nom. Crotte.

(on vient de me signaler dans mon oreillette que la chute peut être fadasse en raison d’une suite, puisque l’oeuvre est la première d’une trilogie… n’empêche que… quand même, quoi.)

Je viens de voir…

Shane Black’s Kiss Kiss Bang Bang

Tout simplement e-xce-llent !

Attention, il ne s’agit pas là d’un film d’auteur (pas trop mon truc en général, but I’m open), ni d’une « super » production américaine (là je suis cliente de temps à autre… ok, souvent…) et c’est pas non plus du cinéma français (que j’aime beaucoup), mais avec le titre, vous le saviez déjà.

C’est un pur « buddie movie« , avec deux acteurs que j’affectionne particulièrement et qui ici, s’en donnent à coeur joie dans le jeu décalé. Val Kilmer et Robert Downey Jr (mamma mia) mènent ce film vraiment rock’n’roll, avec quelques cascades un peu tirées par les cheveux, d’autres actions plus convaincantes et surtout, surtout, des dialogues à faire mourir de rire.

En plus, trés honnêtement, si le scénario n’est pas d’une brillance extrême, l’histoire accroche et il ne faut pas en louper 5 mn, sinon on ne sait plus qui est qui ainsi que qui fait quoi. Mais c’est aussi un des charmes du film. Des retournements de situation rocambolesques, un poil de sensibilité et beaucoup d’humour.

A voir. Absolument.

Une comédie de bon voisinage

Voici un court métrage réalisé en 2006 par Jean Pascal Gautier. Ce dernier, acteur célèbrement inconnu qui a joué dans le film Alissa vers la fin des années 90 (il y incarnait un contrôleur SNCF) a donc porté ces images dans le cadre de sa nouvelle casquette, réalisateur. Bon, depuis, il n’a rien réalisé, d’accord. Mais nous lui souhaitons bonne chance (quand même) !

De toute manière, c’est pas lui, planqué derrière sa caméra, qui est drôle. Plutôt les acteurs, Axelle Laffont (minimale), Claudia Tagbo (fatale) et Laurent Bateau (hum…)

Enjoy !