Culture fermière, où en êtes vous ?

Un petit point sur ce que l’on doit savoir de la campagne et de la vie de ses occupants privilégiés, j’ai nommé les animaux de ferme…

(Mais si, ça peut être intéressant. Si, je vous dis ! Vous vous coucherez moins bête ce soir. Enfin, le soir où je donnerai les réponses… Allez, un petit effort, concentration… c’est parti !)

Question 1
Une vache peut donner de 20 à 40 litres de lait par jour
Vrai ou Faux ?

Question 2
Le cheval est incapable d’identifier son cavalier
Vrai ou Faux ?

Question 3
Le poussin apprend à reconnaître le cri de sa mère dans l’oeuf
Vrai ou Faux ?

Question 4
Les mamelles de la chèvre et de la vache sont identiques
Vrai ou Faux ?

A vous de jouer ! Ce que vous avez à y gagner ? Ben…

Allez, je vais me fendre d’une petite création perso sur le thème pour celui ou celle qui me donnera les 4 bonnes réponses en premier, par commentaire cela va de soi…

Bon échauffement de neurones !

REPONSES

1°) VRAI – Cette production varie en fonction des races et des hormones. Certaines vaches laitières reçoivent une nourriture spéciale destinée à augmenter leur rendement (arf). Notre pays compte 4,4 millions de vaches laitières qui produisent 22 milliards de litres de lait chaque année.

2°) FAUX – Il est parfaitement capable de reconnaître un cavalier qui s’occupe de lui régulièrement. A l’entrée d’un pré ou aux abords d’une écurire, on entend très souvent un cheval hennir de joie à la seule vue de l’arrivée de son propriétaire.

3°) VRAI – Dès qu’elle se déplace, la poule glousse (je confirmen, je glousse dès que je bouge…), ce qui attire l’attention de ses petits et leur évite de se disperser. Lorsqu’elle trouve de la nourriture, elle pousse un cri d’offrande et, en cas de danger, elle lance des cris d’alarme. Familiarisés avec ces sons dans l’oeuf, les poussins les identifient et distinguent s’ils proviennent de leur mère ou d’une autre poule.

4°) FAUX – La chèvre possède en effet deux trayons alors que la vache en possède 4.

And the winner is… Homéo ! La création est déjà en route ma belle !

Pour cet été, je vais changer un peu le rythme et la teneur des articles… toujours des références musicales, mais quelques tests, quiz et anecdotes également…

4 fromages, les réponses

Il était une fois… Oui, oui ! Il était une fois ! Car une fois n’est pas coutume…

Donc, il était une fois, de celles qui ne se reproduisent que trop rarement ma foi, une divine petite paysanne aux plumes aussi blanches que les ailes d’un angelot. Occupée qu’elle était à se curer les ongles à l’aide d’un laguiole, tranquillement installée sur une énorme bûche (du genre que l’on ne brûle pas dans l’âtre d’une cheminée), elle ne vit pas s’approcher le petit montagnard au regard bleu acier. L’arôme d’une tourte aux poires et pralines finissant de cuire se dégageait de la fenêtre sans vitrage qui ornait la maisonnette de la belle des champs. Dans le Comté d’Ovalie, rares étaient les averses et les temps froids, ce qui permettait une architecture des plus fantaisistes en matière d’ouvertures (et de fermetures). Le jeune homme, lui, venait de loin, sa contrée en altitude offrant un climat digne de nos Pyrénées. La douceur qui émanait en abondance des lieux le fit légèrement soupirer de bien-être.

– Bonjour demoiselle ! Auriez-vous par hasard la bonté d’âme nécessaire à l’offrande d’un liquide susceptible de calmer un garçon des montagnes assoiffé ?

– Espèce de gratte paille que vous êtes, n’avez-vous pas honte de vous inviter de la sorte chez les locaux ? Et d’une manière peu engageante si vous voulez mon avis !

Le visage de la belle, qu’encadrait une chevelure noire coupée au carré, rayonnait. Une joute verbale s’annonçait et c’était tant mieux. La journée s’éternisait, elle avait bien besoin d’aérer son esprit et de délier sa langue. Un petit exercice avec cet étranger lui ferait le plus grand bien. Elle secoua machinalement ses plumes, observant plus attentivement l’oiseau qui lui faisait face. Un léger sourire releva les commissures de ses lèvres, à peine toutefois, étant plus destiné à elle-même qu’à un éventuel public extérieur.

– Comme vous le prenez, chère demoiselle… je ne cherche qu’à me désaltérer, asséché que je suis d’avoir trop marché. Un caprice des Dieux ne m’a pas donné un seul ruisseau à croiser pour m’y baigner ou une goutte de pluie à recueillir dans le creux de ma main. Un peu de gentillesse, s’il vous plait, comme ce curé nantais par exemple, qui m’a ouvert sa porte au début de mon périple, me proposant si volontiers de partager son souper et son eau du puits. Ma demoiselle… s’il vous plait…

Cervelle de canut va ! Comment pouvez-vous seulement oser comparer mon hospitalité à celle de cet homme d’église connu de partout pour sa solitude soignée à coups de Sancerre et de rencontres douteuses ? Non seulement je pense que vous n’avez pas mesuré la portée de vos propos, mais en plus il est assez vraisemblable que vous ne connaissiez pas cet hôte comme il le faudrait voyez-vous ? On ne se targue pas d’avoir partagé sa table et encore moins son toit, lorsque l’on parle du curé nantais du Comté.

Un sourire franc s’installa de part et d’autre. Il aimait sa réactivité, elle aimait sa vivacité. Les mots étaient encore sobres, souples et agréables, juste ce qu’il fallait de provocation, et surtout, beaucoup de malice dans leurs yeux respectifs, où commençait également à poindre un sentiment totalement différent. Une légère brise faisait doucement bouger les cheveux et les plumes de la paysanne. La chevelure du garçon, plus longue, ondulait lascivement au rythme éolien. Ils ne se quittaient pas du regard, à la fois patients et excités par le jeu.

– Je peux vous dire chère demoiselle que le fromage du curé est une pure merveille et que ce simple fait mérite que l’on s’attarde à écouter les divagations du pauvre homme, lequel, quoi qu’on en dise, fait preuve de beaucoup de dévouement dès lors qu’on lui prête un peu d’attention. De quoi pourrait-on en dire autant par chez vous ? Peut-être ce qui est à la base de cette fabuleuse odeur de roussi que nous sentons à l’instant ?

Trou du cru ! J’ai oublié ma tourte aux poires sur les braises et c’est uniquement de ton fait ! Tu es en retard, tu m’as complètement prise au dépourvu et j’en ai oublié ce que j’avais en préparation… en plus, tu ne fais rien qu’à me perturber avec ce curé nantais qui a quand même, je te signale, une réputation d’ivrogne qui ne se discute plus et de propriétaire de mœurs particulières sur lesquelles on discute toujours en revanche !

Sa tirade lancée, la belle tourna les talons pour quitter l’air chantant de la clairière et se précipiter à l’intérieur de son logis, attrapant au passage, au pied de la porte, une brique pour lui servir de sous-plat. Elle jeta littéralement cette dernière au centre de la table qui trônait dans la pièce immense. En courant, la dent du chat qu’elle portait autour du cou se balançait allègrement, à droite, à gauche, effleurant son décolleté généreux, celui-là même dans lequel le jeune homme regretta de ne pouvoir perdre son regard plus longtemps. Il la suivit rapidement, le sourire toujours aux lèvres. Elle était de dos et s’agitait devant les fourneaux en vitupérant contre cette visite prématurée, ainsi que celui qui en était à l’origine, tout en épargnant qu’à moitié sa maudite capacité de concentration. Un brin de paille était coincé dans ses cheveux courts, contrastant délicieusement avec la couleur de ceux-ci. Le garçon voulut s’en emparer, mais elle fit volte face à ce moment précis et il changea immédiatement ses plans en lui déposant un baiser sur les lèvres, frais et fugace. La raclette lui ayant permis de décoller la tourte trop cuite dans une main, la pâtisserie aux fruits dans l’autre, la paysanne resta interdite pendant quelques secondes, surprise par cet élan de tendresse inattendu. Les yeux encore écarquillés par ce brin d’amour, les autres traits de son visage finirent par se détendre et son rictus de contrariété céda la place à un sourire attendri.

– Mon chabichou, avec tout ça, je n’ai pu t’accueillir correctement… Nous n’avons même pas achever nos retrouvailles comme à notre habitude. Tu es arrivé trop tôt…

Camembert ma belle ! Arrête donc de te torturer les méninges avec de pareilles inepties ou je m’en vais de ce pas… cela te va comme ça ? Penses-tu que cette dernière injonction mette un terme des plus louables à ce premier acte tant apprécié de nos merveilleuses retrouvailles ?

Perdue dans sa brousse, comme la belle aimait elle-même à qualifier son coin paisible de verdure luxuriante, elle ne supportait qu’assez peu les échanges avec l’extérieur et ce, depuis plusieurs années maintenant. Amère déception, quand tu nous tiens… Mais voilà qu’à l’été dernier, ce petit montagnard s’était égaré du côté de la pierre dorée qui marquait le début du chemin menant à sa maison, l’enjoignant à remonter la piste de graviers sinuant à travers les arbres centenaires. Elle lui avait offert un repas léger, le terminant par un ramequin de faisselle au miel qui ne laissa pas le jeune homme indifférent, tout comme le charme de la maîtresse de maison, et qui surtout lui redonna les forces nécessaires pour reprendre son trajet vers Beaufort, la grande ville dans laquelle il devait plaider sa cause de berger. Une conversation aussi intéressante qu’enlevée, aussi enrichissante que mouvementée, s’installa entre les deux nouvelles connaissances. Et depuis ce jour, chaque mois, dès lors que le garçon des montagnes devait s’acquitter de ses obligations à la cité, il retrouvait sa belle aux plumes blanches dans sa clairière, havre de paix et de tendresse. Ils commençaient systématiquement par se chercher un peu, puis invariablement par éclater de rire à la première occasion lancée, pour finir par se fondre en un baiser passionné et goûteux, aux couleurs de leur relation.

Vécurent-ils heureux ? Eurent-ils beaucoup d’enfants ? Et bien…
Je vous en pose des questions moi ?

Sachez surtout qu’une tourte aux poires et pralines, même trop cuite, est une œuvre d’art culinaire vous menant tout droit à la damnation éternelle, dès vos lèvres refermées sur la première bouchée. Foi de conteuse.

N.B. : voici les 31 noms ou types de fromage glissés dans le texte… en fin de semaine, pour ceux qui ne partent pas en vacances, on approfondira notre culture fermière !

Le Medef est sur les dents

Le Ministère du Travail, des Relations Sociales, de la Famille et de la Solidarité a reçu ce jour Laurence Parisot, grande patronne des patrons (MEDEF) pour parler d’une affaire de la plus haute importance.

En effet, il semblerait qu’une crise sévère guette les milieux du tertiaire prioritairement (une étendue aux autres secteurs n’est pas à écarter), depuis l’arrivée dans la blogosphère d’un concept particulièrement étudié, appelé « blog collectif et participatif » et visiblement à haute teneur toxique.

Ce blog à 8 pattes, faisant penser à un site tenu par une Veuve Noire, nommé Epidemik par ses instigateurs, « merde en blog » pour ses détracteurs, serait à l’origine d’une très nette baisse de travail dans les entreprises françaises. Ses créatrices, Les Plaies ou Fléaux, comme elles aiment à s’appeler entre elles, ont donné le ton dès le départ :

« Epidemik, ce sont quatre fléaux hautement contagieux. Il n’y a pas de vaccin. Pas de remède connu à ce jour. Pas de prévention efficace. Et c’est bon pour ce que vous avez. »

Bien évidemment, leur manifesto pour le moins explicite devrait faire fuir le commun des mortels. Mais visiblement, notre terre porte plus de cinglés qu’il n’en faut à en croire les statistiques du blog en question. Et lorsque nous nous penchons plus avant sur les commentaires et leurs auteurs, on remarque bien qu’une certaine tournure d’esprit est tout de même nécessaire pour accrocher au concept et surtout, réussir à s’y intégrer.

Néanmoins, les faits sont là, il y a de plus en plus de personnes en phase d’addiction à ce blog qui se qualifie lui même de « blog qui tue », phrase prémonitoire s’il en est quand on constate la baisse flagrante de production des entreprises du secteur privé, ainsi que de certaines branches de nos administrations françaises. La situation est grave car les tentacules de cette organisation fumeuse ont réalisé une véritable rafle sur les forces vives de notre pays.

Aujourd’hui alertée par ses protégés, Laurence Parisot pose le problème : comment remédier à cette déchéance des plus catastrophiques ? Epidemik, non content d’avoir infiltré la quasi-totalité des structures mettant à disposition de son personnel le matériel informatique nécessaire à leur travail, commence même à intéresser le monde rural en abordant des sujets comme la production de viande rouge ou agricole en général.

La solution réside peut-être dans la possibilité de prendre en compte la dépendance créée par ce blog pas comme les autres dans le temps de travail des salariés touchés. La mise en place de pauses Epidemik, rémunérées naturellement, est une solution à étudier. Laurence Parisot n’écarte d’ailleurs aucune éventualité, échafaudant toutes sortes de plans qui lui permettraient de sortir ses bébés de la fange dans laquelle ils sont plongés depuis quelques mois, avant que les miasmes ne les étouffent définitivement.

N’ayons pas peur des mots, nous savons aussi qu’elle se raccroche désespérément à l’idée qu’un jour, une âme pieuse, adepte de la France qui se lève tôt, guidée par des valeurs de travail et de courage, aura peut-être l’ultime arme pour exterminer les vermines qui lui grignotent son gagne pain à vue d’oeil.

C’était Plume Vive, en direct des grilles du Royaume Diabolik Epidemik

(Laurence, bon courage ma vieille, t’as pas fini de te bouffer les doigts à mon avis)

Les Foutaises de Plume (Gem/Gempa Epidemik)

Ecrit pour Epidemik, sur proposition de Cholera

J’aime l’odeur du café italien, surtout à mon réveil. Et même si je n’en bois plus. Celle du pain chaud, de la tarte aux fruits en train de cuire et des plats mijotés par mes grands-mères.

J’aime bien le cliquetis que fait le clavier quand je tape dessus, surtout rapidement, ainsi que les animations sonores des vieux jeux vidéo Atari. Je n’aime vraiment, mais alors vraiment pas les mails à répétition avec .pps, chaines et tutti quanti.

Je n’aime aucune attentes. Enfin, si. Uniquement celles qui précèdent les fêtes, les vacances, les rencontres. Elles sont à mon sens le meilleur de l’évènement.

J’aime sentir l’odeur nichée dans le cou de ma progéniture, entendre leur respiration portée à mon oreille grâce aux calins distribués sans compter. Et je n’aime pas les soubresauts qui agitent un enfant après un gros chagrin ou une colère, comme si l’apaisement ne viendrait jamais.

J’aime sentir le vent dans mes cheveux, sur mon visage, en restant immobile, les yeux fermés, pour ressentir. J’aime aussi quand une brise vient chatouiller les arbres aux feuilles musicales, surtout lorsque je suis allongée dans mon lit, dans des draps frais, au tout début du matin ou en plein aprés-midi, les volets mi-clos…

J’aime la musique. Toute la musique. Celle qui délivre, qui dit, qui force, qui donne, qui initie. Qui divertit et change les idées également. Je n’aime pas les slams et les textes récités par saccades sans rythme. Ni la musique créé avec des machines électroniques, enfin, pas trop longtemps quoi.

J’aime par dessus tout l’éclat de rire d’un enfant. Les lieux empreints d’Histoire(s), les maisons avec du vécu, les meubles chargés de souvenirs. J’aime me sentir en sécurité, à l’abri, lorsqu’un orage gronde, au chaud et protégée. Les effluves des sous-bois et l’odeur du sable mélangée à la sueur de ma peau à la plage.

Je n’aime pas les cons. Non parce qu’ils sont cons, mais parce que je n’aime pas l’idée d’être moi-même « le con » de quelqu’un. Et paradoxalement, ne pas plaire à tout le monde, j’aime beaucoup.

Je n’aime pas avoir froid aux pieds, qu’on parle fort à mon oreille, qu’on gifle un enfant devant moi, ne pas savoir comment vont les gens que j’aime.

J’aime la chaleur de mon corps quand il sort du sommeil, les contacts rapprochés et le plaisir des sens. Je n’aime pas ce qui est tiède, je préfère l’air glacial mais honnête. J’aime le cash, dans tous les domaines.

Je n’aime pas l’odeur de la pluie sur les trottoirs de la ville, ni l’odeur d’oeuf pourri qui sort des égoûts parisiens. J’aime, à petite dose, celle des hydrocarbures et du marker indélébile. J’aime aussi les lumières de la grande ville, le périphérique à 2 heures du matin et les bistrots qui ouvrent à l’aurore.

J’aime les papillons. Ceux aux couleurs pastels, qui volent au printemps dans mon jardin. Ceux, plus abstraits, qui sont capables de déclencher des tempêtes à l’autre bout du globe. Ceux, vraiment concrets, qui tourbillonnent dans le ventre quand l’envie et/ou l’amour s’installe.

Et si aprés cette lecture, vous ne l’aviez pas encore deviné, j’aime les mots, ansi que leur pouvoir.

Les Feux de la Blogosphère (et d’ailleurs)

Je visite quotidiennement (environ 30/45 mn de mon temps passé sur l’ordi, je l’améliore chaque jour d’ailleurs) plusieurs blogs sur lesquels j’ai accroché, que ce soit au niveau du style d’écriture, des sujets abordés… ou les deux.

Donc dans la matinée, comme tous les jours, entre un devis et un coup de fil, je vais faire un petit coucou à mon ami Nicolas. Je me trouve nez à nez avec son dernier article (tiens, encore un !), publié la nuit ou tôt ce matin, on ne sait jamais avec lui. Aprés tout, on s’en fout d’ailleurs, tant qu’il publie quelque chose (car il n’y a rien de plus terrible qu’un blog laissé à l’abandon, sans message d’avertissement au préalable, j’ai remarqué ça en visitant des blogs livrés à eux-mêmes et aux visiteurs désappointés. Bref, je m’égare…).

A la lecture de son billet, je reconnais un thème traité régulièrement ces temps-ci sur toute la blogosphère, avec plus ou moins d’humour, plus ou moins de détachement, mais des avis souvent bien tranchés. Dans cette nouvelle affaire qui ravage la communauté à laquelle nous, blogueurs, appartenons tous, j’ai commencé à me faire une opinion. En fait, j’y avais pensé lors de mes premiers pas dans le domaine des sites à commentaires, mais comme toute petite nouvelle qui se respecte, j’ai fermé ma bouche.

Aujourd’hui, mon opinion s’étant donc affirmée, ainsi que ma position dans la communauté, je vais à mon tour publier sur le sujet. Si ça vous intéresse, c’est en dessous. Si ça ne vous intéresse pas, vous avez des liens sympas sur lesquels cliquer dans la colonne de droite (arrivederci !).

Donc, entrons dans le vif du sujet, car pour ceux que la curiosité n’étreint pas, et qui n’ont donc pas cliqué sur le premier lien de cet article, ou même ceux qui n’auront pas compris la subtilité du titre de ce billet, je vais parler, pas longtemps ne vous inquiétez pas, des relations entre humains, cachés derrière un écran, ou non.

En préambule (oui ok, on en est à la moitié de l’article et je parle encore de préambule… et alors ?), je vous envoie par là, chez les ménagères, qui ont elles aussi,un avis sur la question, lequel je dois bien avouer, me fait saliver d’envie car j’aurais aimé écrire le même texte, surtout avec la même métaphore !

Bon, vous êtes revenus ? Non, non revenez ! Je sais, leur site est attractif, mais c’est ici que ça se passe ! Reprenons. Tout ceci, oui, tout ceci chers lecteurs, me fait penser à… mon départ du lycée, juste avant la première partie des exams (que j’ai quand même été passer).

Je ne supportais plus l’ambiance puérile, les gnagnagnas et autres imbécilités du genre adolescent… les greluchettes qui se plaignaient de ne pas m’avoir eu à côté d’elles au déjeuner, les superficielles qui me cotoyaient à la récré parce que j’avais les dernières pompes à la mode, les petits mecs qui lorgnaient sur mon décolleté avec des visées bien précises et sans être capables d’aligner deux phrases de français correct, se foutant royalement qu’à l’époque, il était nécessaire pour moi d’au moins échanger deux ou trois mots avant de… enfin. Je me suis donc dit que pour me sentir bien, en harmonie avec les autres et moi-même, je devais passer à l’étape supérieure, la vie active, chagée de gens intéressants et de relations enrichissantes.

Et puis j’y suis entrée, dans la vie active, et là… grosse déception ! Le monde des grands, soit-disant adultes, était pareil… non, pas pareil, pire ! Les grognasses qui me reluquaient de la tête au pied parce que je copinais avec le Chef, les trouillards qui ouvraient leur bouche pour me descendre dès que je gravissais un échelon de plus dans ma branche, les envieurs de bas étage qui ne comprenaient pas pourquoi la nouvelle allait sur le salon et pas eux, etc… sans parler de la cafet’ de l’une des boites, dans laquelle se déroulait le feuilleton le plus savoureux de ma carrière professionnelle, digne de Dallas et des Feux de la Blogosphère, mélangeant mesquinerie des filles et coups bas des gars.

Je suis donc passée par plusieurs étapes dans mon épanouissement personnel et ma réussite professionnelle, passant au travers de ces histoires… humaines on peut dire, mais franchement peu attrayantes.

Et cela ne vous étonnera pas si je vous dis (alors que vous l’avez certainement constaté par vous même) que les relations blogosphèriques sont dans la même veine.

En fait, mettez des êtres humains en collectivité, il en ressortira ces histoires à coucher dehors. Et dans le monde merveilleux des blogs, ça donne : kikimemé1kom ? kikivi1voarmonsit ? kikiféatentssionamoa ? tavusuivenuvoartonblog ! étoatuvi1kanvoarlemi1 ? ti1jtemé1li1 !

(phrases codées pour ne blesser aucun(e) blogueur(ueuse) qui pourrait se reconnaitre)

Ok, tenir un blog tient forcément un minimum du nombrilisme. Attention, nombrilisme actif (j’y tiens, parce que c’est quand même moins laid que le nombrilisme passif. Non, trouvez pas ?). Encore que ma toute toute première fois était collective et visait à défendre une cause juste. Point de regard tourné vers le nombril dans ses conditions. Quand la cause réunificatrice a été entendue et réglée, le blog a cessé, tout naturellement.

Par contre, en ce début d’année, forte d’une introspection particulièrement efficace menée courant 2007 (donc nombrilisme à donf’), j’ai ressenti le besoin de coucher certaines choses, certaines émotions, certaines histoires, réelles comme fictives. J’ai alors créé ce que vous trouverez derrière Circonstances Atténuantes. Je ne sais plus pourquoi j’ai eu envie de mettre ces écrits en ligne. Aujourd’hui, je répondrais « pour créer un espace, proposer une alternative à la pensée, susciter un échange, ou pas ». Oui, c’est pompeux hein ? Ben c’est comme ça, c’est tout.

J’ai fini tout naturellement par découvrir l’univers des autres blogs, et de fil en aiguille, de clics en clics, je suis arrivée sur certaines pages qui méritaient vraiment qu’on s’attarde sur elles. Enfin non, j’ai d’abord appris que je n’étais pas girly (du tout), que je supportais mal l’écriture usitée par bon nombre aujourd’hui (kiki, c vré, etc.) et que l’humour faisait vraiment la différence. Ah oui, j’ai pris une bonne claque dans la figure également : moi qui me croyais intelligente, j’ai découvert des blogs à vous filer des complexes sur votre nombre de neurones et ce, à vie. D’ailleurs, j’y retourne plus, suis pas maso, j’aime pas me rappeler sans cesse qu’il existe des endroits où je dois relire 6 fois un texte avant d’en comprendre la teneur.

Puis j’ai découvert des blogs simples, qui donnent envie de lire, de voir, d’écouter… et de donner son avis ! J’ai commencé à poster des commentaires, avec mon blog en lien dans mon identité virtuelle. Je me suis vite rendue compte que j’étais souvent en décalage avec les blogs que je visitais, par rapport à ce que je mettais moi-même en ligne. Ca ne facilitait pas les échanges (et le tonus de mon égo virtuel chutait à vue de clic). Mon côté bavarde et ma curiosité ont accentué la chose : il me fallait continuer à nombriler dans la blogosphère, avec un blog plus léger, et dans lequel je pourrai faire passer autre chose que l’émotion des mots.

Voici donc la création d’En Aparté (je mets pas de lien là, vous y êtes déjà ! Si ? Vous voulez quand même ? Bon, d’accooooord). Et là, éclate totale de mon nombril : les 3 premiers jours, 3 vues quotidiennes du blog. 25 vues deux jours plus tard. 50 le lendemain. 130 une semaine plus tard. Je ne fais donc pas partie des blogs influents et j’en suis bien contente. Car ce que j’aime avant tout, c’est échanger, pas devenir populaire (ça c’est la phrase pour faire bien). Mais ce que j’aime par dessus tout, c’est de constater que mes petites choses légères intéressent des lecteurs (ça c’est la phrase pour de vrai de vrai). Mon égo virtuel est à son top !

Aprés les guéguerres de blogueurs et blogueuses, de celle qui a piqué le concept de l’autre, de celui qui laisse jamais de com’ mais qui veut en recevoir, de celui qui laisse plein de com’ mais qui n’en laisse jamais, etc. etc. c’est carrément puéril. Et plaisant à lire de l’extérieur, je vous l’accorde !

Bon, je peux comprendre que l’on apprécie un petit mot gentil sur ce que l’on pond, de manière assez régulière pour générer une fidélité de lecture (enfin, si elle est un minimum intéressante, la lecture, pas comme ce billet inutile et à rallonge, hé hé). Je fais même partie des personnes à qui ça fait plaisir (le message est passé ? c’est pas avec mes 2 à 4 coms/article que je vais péter les scores hein !), comme tout un chacun je suppose.

Je mets un point d’honneur à répondre à ceux qui font l’effort de cliquer sur « ajouter un commentaire », mais je n’en attends pas plus de fidélité de leur part (je vous assure ! Mais revenez quand même hein, ça m’embêterait de gâtifier toute seule comme une vieillote que je suis… pas encore). De même, je pense réellement que les trolls et autres sabreurs de blogs n’ont que l’utilité et l’importance qu’on leur prête (merci la modération des coms… remarque j’ai bien essayé de l’enlever sur ce blog pour y ajouter un peu de piquant -j’aime le danger- mais j’ai pas trouvé où ça se passait… une bonne âme wordpresseuse pour m’aider ?)

Alors chers lecteurs, je vais mettre un terme à ce poncif, mais avant cela (oui c’est pas fini), je souhaite à mon tour relayer le message de paix et d’amour que Nicolas, mon cher ami, a commencé à distribuer ce matin. Enfin, non, je vais le nuancer quand même : il n’est pas nécessaire de nous aimer tous, les uns et les autres. Fouttons-nous simplement la paix. Commentons lorsque nous en avons envie, ne nous formalisons pas quand personne ne réagit à un article, évitons les agressions inutiles et puis… pour les amateurs de sensations fortes question volume de commentaires, vous pouvez toujours aller par . Chaque mercredi, c’est plus de 200 coms, obligé.

Foutaises

Je vous laisse le découvrir ce court-métrage, si ce n’est déjà fait…

Spéciale mention à Marc Caro qui s’est occupé des bruitages additionnels, ils ont tout particulièrement attiré mon attention…. de même, le comédien qui n’est plus à présenter et dont j’adore la gueule…

Régalez-vous !

3ème catégorie

En réponse à un billet particulièrement attrayant et écrit sur les Pestes, posté sur Epidemik voilà quelques jours maintenant (et à l’invitation de l’auteur, Lau, de ce même billet à me lâcher sur la catégorie à laquelle j’appartiens, et dont je n’avais pas vu la trace dans l’article original -reprenez votre respiration- ), je déclare officiellement ouverte la 3ème catégorie de Pestes : la Peste Attachiante (copyright « Sainte Ango ayez pitié de nous pauvres pécheurs »)

Et bien oui chers lecteurs je vous le dis, il n’y a pas que les Petites Joueuses (P.J.) et les High Levels (H.L.) dans le monde des Pestes ! Vous pouvez être entourés, vous, pauvres mortels, de membres dignes ou se flattant de faire déjà partie de cette catégorie hors norme que forment les Pestes Attachiantes !

Loin des faux airs que prennent les P.J. ou de l’idée fixe d’aller emmerder le monde qu’affectionnent tout particulièrement les H.L., les P.A. (Pestes Attachiantes, donc) se flattent d’être non pas juste intelligentes, mais brillantes (et modestes cela va de soi). De plus, les P.A. n’ont pas besoin d’attirer l’attention, le public est envoûté d’office.

Pas besoin de surjouer, elles ont en elles le véritable charisme que mérite le terme de Peste. les gens viennent à elles commes les abeilles butinent les fleurs. Les simples mortels se nourrissent de l’aura naturel de la Peste Attachiante et celle-ci les remercie de maintenir le niveau d’égocentrisme nécessaire à toute Peste qui se respecte à flots, en accordant à ces pauvres brebis inconscientes le peu d’attention que la P.A. est en mesure d’accorder à une autre personne qu’elle-même.

La Peste Attachiante ne mâche pas ses mots, mais reste polie. Elle met les pieds dans le plat quand le sujet l’interpelle au plus haut point, mais reste sage quand il s’agit d’échanger des banalités : inutile de perdre son énergie en civilités.

Attachante et chiante, oui. Sincère et directe, la P.A. ne peut que s’attirer la sympathie de son oratoire. Fidèle à ses principes, la franchise est son arme absolue, la morsure (au sens propre comme au figuré) son arme fatale. Tandis que sa sociabilité à toute épreuve lui font rencontrer moult personnages intéressants, elle sait raison garder et fera fonctionner son sixième sens sans égal pour diriger ses conquêtes, virtuelles comme réelles.

Car la Peste Attachiante, c’est aussi une femme (et non une fille, on ne joue pas dans la même cour, hein les P.J. ? n’est pas les H.L. ?) qui sait se donner les moyens de ses envies, et les crier haut et fort ces envies, voire convertir les plus sceptiques à une cause noble et juste, ou purement nombriliste quand le besoin s’en fait sentir. Oui la P.A. reste une Peste, sa gueule avant celle des autres voyons.

Pour finir, la Peste Attachiante ne peut pas laisser indifférent. Sa méthode « j’me la joue cool » peut irriter les véritables H.L., mais elle s’en fout. Sa nonchalance et sa classe innée peuvent déstabiliser les P.J., mais elle s’en contrefout. Sa manière d’être toute entière peut exaspérer les non-Pestes et brebis égarées, mâles comme femelles, mais elle s’en carre complet.

La Peste Attachiante, c’est celle qui ne vous laissera jamais indifférent, la Peste à côté de laquelle vous ne pourrez pas passer sans dire un mot, de quelque nature que ce soit, gentil comme méchant. Et voilà son unique plaisir : susciter.