La vie est étrange

Découvrir une artiste et apprendre son décès en l’espace de quelques semaines, qui se compteraient sur les doigts d’une seule main, ça laisse une drôle de sensation.

Egocentrique, la sensation, dans un premier temps : « je ne la verrai pas à Pézenas en septembre », « elle avait… 5 ans de moins que moi ? », « je ne connaîtrai jamais les textes qu’elle avait déjà en tête »… Puis moins tourné sur moi : « c’est beau de mourir en plein coeur de sa passion », « des pensées pour ses proches », « la vie c’est mal foutu, des fois… »

L’influence musicale du jour

Il y a des influences musicales que j’ai depuis toujours (comprendre l’âge auquel je pouvais écouter la musique librement !) et les morceaux qui suivent en font partie intégrante. The Cure et tous leurs titres, vieux comme de mon époque, ont fait partie de la cdthèque qui me suit depuis le collège… et que je n’écoute presque plus aujourd’hui ! C’est bien dommage.

Alors retour sur les 4 tubes que j’écoute avec grand plaisir :

 

Enjoy !

L’influence musicale du jour

La découverte 2014, que je ne cesse de creuser depuis, parce que franchement, il a tout pour plaire celui-là. Il est bon chanteur, il est roux, il est plutôt pas mal, il est roux, il improvise du tonnerre, il est roux, il a de supers copains (cf. dernière vidéo :p ), bref, tout pour plaire je vous dis. Un univers à la fois rythmé et poétique, c’est rare et c’est Ed Sheeran, mesdames et messieurs.

Pour un petit moment à deux, c’est juste magique.

L’influence musicale du jour

Une magnifique découverte, qui accompagne mes journées de travail, surtout celles pendant lesquelles je dois être au top de ma concentration créative. Le piano a un rôle important dans ma vie, parce que j’aime en jouer, qu’il est arrivé tard dans ma vie d’adulte, mais surtout, à l’écoute, c’est plus qu’une source d’inspiration. Je vous laisse découvrir son travail, car c’est juste sublime (idéalement avec une petite tasse de thé chaud)… Envoûtant.

 

Playing for change… one love

Des explications ? c’est ici… mais c’est en anglais.

Parce qu’il ne faut parfois pas grand chose pour faire changer le monde…

Rendez-vous la semaine prochaine pour une autre reprise tirée du mouvement.

Impromptus : Tous les soirs c'était la même farce

Tous les soirs c’était la même farce. Il fuyait mes œillades dès le dénouement du film. Tout le long du générique de fin, il prenait bien soin de ne pas croiser mon regard, histoire de ne pas avoir à le soutenir, lui et tout ce qu’il pouvait suggérer. C’était épuisant à force. Je cherchais sans cesse de nouvelles façons de l’interpeler, des plus douces aux plus entreprenantes, mais rien n’y faisait. Usant. Trouver divers stratagèmes pour arriver à mes fins, au moins une fois dans la semaine. Et encore, je n’arrivais pas toujours à maintenir cette fréquence. Non, décidément, ça devenait incompréhensible. Que lui arrivait-il ? D’accord, il n’a jamais montré d’affinités particulières avec La Chose, mais quand même.

Je ne suis pas vilaine. Je suis gentille. Je suis ouverte. Bon sang, mais que lui faut-il pour retrouver la (déjà) misérable flamme qui s’agitait dans son pantalon l’année dernière, au début de notre mariage ? Que lui faut-il pour avoir une pâle étincelle de lubricité dans le regard, juste le petit coup de starter dont sa monture a, quoi qu’il arrive et invariablement, besoin pour démarrer ? Qu’est-ce qui pourrait le décider à ne plus subir mes avances, mes assauts, mais à en être, lui, à l’initiative, ne serait-ce qu’une fois ? Existe-t-il vraiment des hommes qui sont si peu tournés vers La Chose ? Se pourrait-il que je sois tombée sur un de ces modèles qui se contentent de quelques dizaines de secondes de plaisir pour une semaine (voire un mois) de tranquillité ?

Quelle belle connerie. Pas de sexe avant le mariage. Quelle foutue connerie. Et je fais quoi moi maintenant ? Je continue à supplier Dieu dans mon coin pour avoir, par exemple, le droit de jouer de la flûte, enfin, que dis-je… pour avoir au minimum l’autorisation d’approcher, juste approcher, ma bouche de son instrument ? Autant pisser dans un violon. Et imaginer d’autres positions que celles validées, pardon, que celle validée par son éducation est carrément du domaine de l’impossible. Nous ne pourrons jamais accorder nos violons sur le sujet manifestement. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé pourtant. Souvent, le soir, après avoir rincé ma cornemuse à l’aide d’un thé léger, je me sens l’âme d’une amazone, prête à tout, aidée des scenarii qui se déroulent tambour battant dans mon imagination. Mais non.

Je suis condamnée, par les convenances, nos familles respectives, ma couardise, et que sais-je encore, à n’être qu’une éternelle frustrée. Je ne vais rythmer mes envies que par mes suppliques régulières et tentatives désespérées pour obtenir une petite fantaisie, un petit pois de folie au lit. Ou peut-être vais-je finir pécheresse. Enfin, rêver, ce n’est pas tromper, n’est-ce-pas ? Heureusement non, je serais déjà damnée sinon. Profiter honteusement et avec grand plaisir des histoires que ces fantasmes entraînent invariablement les nuits qui suivent leur création, ce n’est pas tromper, n’est-ce-pas ? Se satisfaire, seule à défaut d’être dignement accompagnée, à l’aide d’un amant sans cœur, ni peau, ni bras, ni jambes, de la taille d’un double décimètre, en plastique rose bonbon, ce n’est pas tromper, n’est-ce-pas ? Répondre par un clin d’œil aux sourires du voisin qui ne manque pas une occasion pour un compliment, de plus en plus appuyé, le compliment, ce n’est pas tromper, n’est-ce-pas ?

(…)

Consigne : Démarrer le texte avec « tous les soirs c’était la même farce » et inclure un ou plusieurs instruments de musique dans le texte.