Plume Vive fait sa rentrée !

Et à la mode estudiantine, s’il vous plaît.
Ouais, fin septembre, je suis comme ça moi.

En plus, j’ai plein de choses à partager avec vous ! Notamment ce que j’ai engagé, sur un coup de tête et en famille : un changement ra-di-cal dans notre quotidien. Je vous raconterai ça rapidement, car ça vaut le détour et le cheminement est original  😉

J’ai quelques coups de coeurs, impromptus et découvertes culturelles à vous faire découvrir aussi, j’ai hâte ! Et puis quelques astuces spécial SMIP, peut-être même une brève du vendredi, parce que ça me manque un peu de ne plus écrire ces morceaux de vie…

On se voit demain ?

Allez, je vous laisse en bonne compagnie !

L’influence musicale du jour

La découverte 2014, que je ne cesse de creuser depuis, parce que franchement, il a tout pour plaire celui-là. Il est bon chanteur, il est roux, il est plutôt pas mal, il est roux, il improvise du tonnerre, il est roux, il a de supers copains (cf. dernière vidéo :p ), bref, tout pour plaire je vous dis. Un univers à la fois rythmé et poétique, c’est rare et c’est Ed Sheeran, mesdames et messieurs.

Pour un petit moment à deux, c’est juste magique.

Impromptu de la semaine : Week-end de bricolage

Deux mois que je le tannais avec cette histoire d’étagères, forcément, il a bien dû s’y mettre hier ! Premier week-end de libre depuis notre retour de vacances, c’était le moment idéal. Alors oui, égalité hommes-femmes, tout ça, mais… non ! Je ne mettrai la main sur une perceuse pour rien au monde, trop peur de les abîmer et de ne plus pouvoir jouer de mon très cher piano. Seulement, tenir la planche, récupérer les vis et les ajuster dans les équerres, tout en faisant attention à ne pas tomber, la tâche en solitaire était ardue. J’ai donc été mise à contribution, contre mon gré.

Jouer les petites mains ne me passionnait guère. Alors j’ai commencé à jouer. Jouer avec tout ce qui me passait devant les yeux, sous la main, par la tête… Tout d’abord, l’un de mes index a farfouillé dans les clous, vis, rivets et boulons de la caisse béant à nos pieds, seul objet à proximité. Puis je les ai triés. J’ai fini par m’ennuyer de rester si sage, n’étant sollicitée que pour tenir un outil ou faire le coursier statique des pièces métalliques de fixation. Une moue exaspérée sur le visage, mes pensées se sont éclipsées loin, bien loin de la bibliothèque, et finir par s’évader vers la chambre à coucher.

Des envies extrêmement éloignées de notre activité du moment ont envahi mon cerveau. Difficile de me concentrer, malgré la simplicité évidente de mon rôle dans le montage de nos étagères. Même la perspective d’enfin pouvoir retrouver mes livres encore en cartons n’arrivait pas à calmer les visions, plus qu’équivoques, qui défilaient à toute allure dans mon esprit. Le croissant de peau que son t-shirt laissait entrevoir à chacun de ses mouvements, juste à hauteur de mes yeux, livrant ainsi les poils de son ventre à mon imagination déjà fertile, n’a absolument pas arrangé les choses !

Un mélange étrange s’est produit dans mes rêveries, bricolage et luxure étroitement liés, et contre toute attente, loin d’être incongrus une fois réunis. Une main tenant fermement une vis, laquelle parcourait de sa pointe l’un de mes seins, provoquant une intense chair de poule, autant alimentée par le contact froid du métal que par l’éventualité d’une minuscule griffure sur ma peau. Un mètre-ruban devenu souple pour les besoins de mon fantasme, jouant délicatement dans mes cheveux longs. Un gant épais et rugueux frottant ma cuisse nue… Assez ! D’une main ferme, j’ai attrapé la sienne, l’ai fait descendre de son escabeau puis l’ai entraîné, sans un mot, sans un regard, vers la chambre.

Je n’aime pas bricoler. Pas les étagères d’une bibliothèque en tous cas.

Il m'aura fallu près de deux mois…

Pour me remettre à l’écriture. Mais j’y suis !

J’écris pour d’autres blogs, articles que je relaierai ici, mais également, comme toujours, sur ce que j’ai lu/vu/entendu. Je vais oser caresser l’espoir de croire être en mesure de rêver de pouvoir reprendre les impromptus, également.

Un lectorat, autre que les irréductibles qui se comptent sur les doigts d’une, oh peut-être deux mains, sera-t-il sensible à mes mots ? Carpe diem…

C’est parti !

Impromptu de la semaine : Ca a débuté comme ça

Ça a débuté comme ça. Moi j’avais jamais rien dit. Rien. Mais ça m’est tombé dessus, d’un coup. Pourtant, pas un mot plus haut que l’autre, jamais. Mais ça a débuté comme ça. Des regards perdus, des soupirs légers, des sourires qu’on oublie et l’enthousiasme qui se meurt. Alors on pense qu’on le perd, on le voit partir, mais on ne sait pas trop où. Alors on essaie de savoir, on questionne, on bouscule un peu, on titille, souvent. Moi j’avais jamais rien dit. Rien. J’essayais juste de comprendre, de saisir ce qui se jouait, là, sous mes yeux, invisible cruauté. Je tentais, à maintes reprises, de reprendre la main, de conserver ce petit bout de tissu tiède, qui endort si facilement le soir, quand on a besoin de réconfort. Je croyais à des lendemains chantants, ensoleillés, où tout le monde retrouverait sa place, juste comme avant. Ça a débuté comme ça. Un détachement sourd et sournois, une affection que l’on vit et que l’on vide de toute substance, petit à petit, une alchimie qui se perd dans la réalité et perdure dans les souvenirs, insaisissable cruauté. Mais moi, j’avais jamais rien dit, rien ! Je ne demandais qu’à donner, offrir, toujours, toujours plus, toujours plus fort. Je voulais partager cet océan d’amour doucereux niché à l’intérieur de moi, cet océan peut-être un peu écoeurant, à force, mais toujours sincère. Mais on n’en a plus voulu. On l’a regardé sans dédain, juste avec de l’indifférence. Le niveau de l’eau est alors monté. Et le ressac, de plus en plus pressant, m’a rendue malade. J’ai creusé, creusé loin, pour écoper cette amère eau salée, pour éviter de me noyer dans ces sentiments qui finissaient par stagner, là, tout au fond. Ça a débuté comme ça. J’ai fini par me perdre dans le bleu de son âme et goûter le fer du sang de son coeur. J’ai fini par vomir cet amour, ces douleurs, ce trop-plein de lui. Ça a débuté comme ça. Moi j’avais jamais rien dit. Rien.

Pour prendre connaissance du thème de la semaine, c’est par là.

Pour savoir ce qu’est un impromptu, c’est par ici.

Ca fait du bien…

…de revenir chez soi.

Après une interruption de plusieurs mois qui m’a vue devenir l’écrivain public de mes rêves, j’ai un gros doute sur la subsistance d’un quelconque lectorat dans les parages, mais qu’importe ! Plume Vive est de retour, pour le plus grand bonheur des âmes qui hantent encore ce blog (et pour le mien, soyons réalistes).

Et nous allons démarrer en musique, avec un morceau qui me met une pêche d’enfer (attention, style musical so retro) :

Welcome back !

Vous cherchez Plume ? Vous allez la trouver !

Je m’y mets aussi, y’a pas de raison, surtout qu’il y en a des gratinées…

Bon, déjà, mon record en la matière (de recherche qui aboutit sur mon blog, fallait-il le préciser ?), c’est quand même…

Plume Vive !
(Ouf, l’honneur est sauf. 133 requêtes.)

Arrive tout de suite derrière, en tête du classement (je vous fais le top trois là, si vous aviez pas compris), tadaaaam :

parodie (de) chanson
(avec 68 demandes)

Pour finir, une recherche qui correspond au titre d’un de mes billets, posté vraiment pour un délire ponctuel et déjà oublié… comme quoi :

chanson (du) dimanche (matin)
(à peine plus de 15 requêtes)

Alors, ce que je trouve dommage (et je me rends compte que j’aurais dû me réveiller plus tôt), c’est que toutes les demandes ne sont pas là, certaines ont été effacées car devenues trop nombreuses, alors qu’il y avait certaines perles bien sympas quand même. Donc je me retrouve avec des requêtes qui ont été formulées au moins deux fois pour atterir ici… c’est parti !

perversion sex art > C’est tout à fait ça, En Aparté… de la perversion, du sexe et de l’art. Give me five.

avions dans le desert de mojaves > Oué et alors ? S’ils sont dans le Sahara ça pose problème ? (mais comment diantre ça peut faire arriver chez moi ça ?)

leodagan appris lire > Hum, et toi, appris écrire ?

pauvre homme > toi-même ! (nan mais, ça va bien oui !)

perceval jeu poutre > LA référence auquelle je n’ai pas fait allusion dans mon billet dédié. Un comble.

glfjufururuururutititkrjeifodifieifiduw8 > mmhhh mmmhhh… racontez moi votre enfance…

0000000000000000000000000000000000000000 > mmhhh mmmhhh… racontez moi votre mariage…

fromage trou du curé > Et là, là… vous allez pas me croire… mais si je cumule toutes les (bonnes ou mauvaises) orthographes et tournures de phrases, je crois que je pourrais lever un autel à la gloire ce de fromage, sérieux…

super maman > C’est ici ! Cherchez plus !

(dégoûtée que les plus trashes soient squizzées parce qu’unitaires… je les note pour la prochaine, promis !)

Entretien avec un rêveur

(suite)

« le sentiment qu’il n’y avait pas de vie plus « juste » ou « normale » qu’une autre… Ce que semble oublier la plupart des gens… ils pensent toujours que ce qu’ils vivent est ce que l’on doit vivre… »
C’est tellement vrai et triste à la fois ! c’est le genre de pensées que je me suis évertuée à transmettre ces dernières années, sans succès…
Je remarque que tes envies et tes aspirations sont en étroite relation avec ton rapport à la mort, ça saute aux yeux… je comprends que tu sois désabusé d’entendre toujours les mêmes rengaines concernant ton projet de vie, les gens sont comme ça, envieux et frileux à la fois…

« mais je ne respecte pas les gens qui ne sont pas épanouis et qui ne changent rien… moi, je ne peux pas vivre ça, j’ai l’impression d’attendre la mort… »
Je te rejoins totalement sur le sujet, toujours à moindre échelle, ce que je vis et mets en place aujourd’hui, pour mes enfants mais avant tout pour moi, résulte de ce besoin de vivre ce que je veux… et tant pis pour les bien pensants et les mauvaises langues !
Bien sûr, ce qui fait ma plus grande joie aujourd’hui (mes enfants) représente aussi mon plus grand frein à mes envies fraîchement déterrées, mais qui sait, un jour, en oeuvrant dans ce sens, peut être pourrais-je à mon tour visiter plus profondément mes besoins ?

« J’ai toujours pensé que cela rendrait heureuse une femme ce que j’ai a donné… mais je me suis trompé… Je commence surtout à comprendre qu’elles ont besoin d’un nid douillet et d’un homme rassurant… C’est complexe… »
Certes c’est complexe, mais ça l’est aussi dans l’autre sens !
Tu comprends maintenant ce à quoi aspirent les femmes, car je pense que tu as enfin une vision assez juste de ce qu’elles souhaitent : l’ambivalence, l’ambigüité (ce qui fait l’essence même du caractère féminin !)… un mélange de confort et de surprise, de cocooning et de frisson, de promesses et de piqûres de rappel… il faudrait un Superman de l’occasion, un géant fort sur lequel pouvoir compter, un acrobate de toutes les situations… cet homme là n’existe pas… et c’est pour ça que c’est difficile, pour tout le monde, mais encore plus pour un « aventurier de la vie » comme toi, qui est en demande constante de nouveauté et de sensations… c’est en ça également que c’est complexe : tu recherches (attends) une personne qui pourrait ressentir, vivre et espérer comme toi, mais ça non plus, ça n’existe pas (n’en déplaise à ta psy !)… je suppose que ton souhait de rencontrer quelqu’un avec au minimum quelques projets que tu partagerais et que tu n’aies pas à convaincre est un peu plus réaliste… et cela doit être le résultat de tes expériences amoureuses passées… comme quoi tout est « utile » dans la vie, rien n’est vain, surtout ce qui fait mal…

« Je crois que je dois faire peur des fois… J’imagine que cela doit un peu tétaniser… on me dit souvent que je suis extrême ou exigeant… Ce que je ne ressens pas vraiment, mais cela doit être une façon de me dire « je n’arriverai pas à te satisfaire… je ne sers à rien dans ta vie… »
Personnellement, et toujours grâce à mon empathie, c’est tout à fait ce que je pourrais ressentir… vivre une relation à deux, c’est aussi se nourrir de cela, pas seulement avoir une compagnie pour faire des découvertes… attention Rêveur, je ne juge pas, je ne connais rien de toi dans le domaine, mais c’est une émotion qui pourrait très bien ne pas avoir joué son rôle dans certaines de tes relations…

« Je ne sais pas comment expliquer que mon bonheur c’est de partager mon monde… de donner… pourvu que l’on apprécie réellement ce que j’ai à donner… Et plus encore, j’aimerais qu’on me prenne aussi un peu par la main pour m’emmener dans des « mondes » que je ne connais pas. »
Et bien si, tu l’expliques très bien là ! Tu as déjà essayé de cette manière ? avec ces mots là ? Je me demandais justement de quelle façon tu avais rencontré les femmes qui ont partagé ta vie jusqu’à présent, et si tu avais toujours été aussi clair avec toi même…?

« En fait, mon idéal serait d’avoir une petit maison comme un petit port pour prendre le temps, faire des choses simples… puis de temps en temps partir sur un projet… il faut ressentir encore et encore des vraies émotions, même fortes… c’est ce qui fait la vie. Si on était pas vraiment malheureux un jour comment pourrait-on être vraiment heureux un autre ? »
Très juste… mais tu vois, ça, ça fait peur, surtout à une femme qui souhaite enfanter, les extrêmes de la sorte, c’est vivant, c’est jouissif même, mais c’est aussi incertain, demandeur d’énergie et de confiance en soi… pas évident tu ne trouves pas ?

« J’ai une bonne étoile dans l’ensemble et je crois aux vertues de toujours essayer… Mais, c’est vrai que le temps passe et cela me fait un peu peur. Il faut l’apprivoiser. »
Encore une fois, la mort te travaille… existe-t-il une raison particulière au fait que tu sois si sensible à cette destination finale ?

« C’est drôle que tu m’estimes chanceux. Cela fait un an que je prépare ça… »
Je parlais de l’opportunité d’avoir un lieu comme celui-ci, et non du projet que tu prépares consciencieusement depuis tant de temps… et là je parle sérieusement, « sans envie ni frilosité », ton projet est vraiment emballant, accessible et prometteur… mais celui là a besoin d’être vécu seul je pense, tout du moins au début… et si je te pose la question aujourd’hui, penses-tu « revenir » un jour ?
Une question très personnelle : as-tu déjà eu envie d’avoir un enfant ?

« Qui est vraiment fou ? »
Quelle bonne question…

Ami lecteur du soir, bien le bonsoir !

Je te vois en train de frétiller rien qu’à l’ouverture de ce blog, devant ce mot qui te semble maintenant si doux et exclusif, je parle bien entendu du terme « ami » (celui qui a crié « lecteur » n’a pas encore compris qu’il n’y avait pas de specimen du genre dans le coin, nous ne sommes que d’infâmes ignares sur ce blog, tenancière incluse).

Me revoilà, avec des morceaux de moi (oui, y’en a pas mal de « moi », alors me débarrasser de quelques morceaux comme ça, par ci par là, ni vue ni connue, histoire d’alléger un peu l’actif tu vois, ben ça peut le faire moi j’dis, mais attention hein, je voudrais pas t’éclabousser en jetant les bouts, écarte toi un peu de la trajectoire couillon) et je suis intimement persuadée que tu n’attends que ça.

Alors ne sautille plus sur place, enlève les mains de ton slip et arrête de te ronger les ongles (ah ? j’ai pas précisé qu’en plus, y’avait que des aliens dans le coin ? Trois mains ! Oui, parfaitement ! Thomas a bien des lectrices poulpées décérébrées, j’ai bien le droit d’avoir des aliens analphabètes, non mais !), tu vas être servi, et dans les grandes largeurs qui plus est (euh… c’est pas une tournure un peu trop léchée pour le concept de l’article ça ? hein ? Ok, je la ferme et je continue, désolée d’avoir interrompu ta transe).

Plume les a vues. Tout a commencé il y a deux jours, quand elles ont débarqué chez elle. Des filles. Oué, t’as bien lu, t’as pas de crotte dans les yeux : des filles. Comment te dire, comment t’expliquer ma fébrilité quand je suis face à ce genre de phénomène qui m’est complètement étranger ? Oui, oui, tu as bien déduit (tu dois être bien équipé de l’encéphale toi !). Mes trois loupiots sont bien des mâles. Des vrais en plus. Alors, quand ces créatures d’un autre sexe sont arrivées dans les parages, voilà ce que ça a donné :



Ouiiiiiiiiiiiiii ! Du rooooooooooooooooose ! Du rose partout ! Et encore, je te fais grâce des autres objets, car j’ai pitié (à mes heures, si, si, je t’assure, la preuve). Et c’est pas tout ! Des paillettes, des chouchoux, des élastiques, des barrettes à n’en plus finir, à t’en faire perdre la tête !

Soyons tout de même bon joueur (ou bonne joueuse en l’occurence, ben oui, même si j’ai pas l’habitude d’en avoir à mes côtés, je suis quand même une nana, qu’on se le dise), ils ne sont pas venus qu’avec deux filles et tout plein de rose. Nan. Ils ont aussi amené ça :

Ok, j’en bois pas, mais c’est très utile dans la région, si tu veux pas te retrouver avec ta maison bazookée le lendemain d’une non présentation de toute boisson anisée lors d’un apéritif. Vrai de vrai. On est pas en Corse mais c’est tout comme ici.

Et puis, ils avait ça aussi, les bougres :

Là tout de suite, ça me parle mieux tu vois. Oué, je me doute bien qu’à toi, ça doit pas te parler. Ou si, mais pas du bon côté : je t’arrête tout de suite, ce ne sont pas les excrèments d’un animal, ni les prothèses mammaires pourries d’une fétichiste qui aurait regretté son geste à plusieurs reprises, non ! Ce sont des figues ! Fraîches ! Mûres à point (d’accord, très mûres pour certaines), absolument succulentes… gorgées de soleil, un régal pour les papilles…

Et puis il y avait ça aussi :

Des bonbons, espagnols, terribles… pour les enfants, les bonbons. Ben heureusement que j’aime pas trop ça, parce que vu comme ils sont supercalifragilistisexpialidocious, il n’y en aurait déjà plus (comment ça cette phrase n’a ni queue ni tête ? va te coucher, va !)

Y’a pas à dire quand même, quand on a du monde à la maison, ça bouscule un peu les habitudes, même quand on en a pas trop (en période estivale, dans le coin, c’est pas trop ça, les habitudes). Mais quand même quoi, quand y’a du monde, ben… y’a du monde et… ça se voit. Les chambres ne ressemblent plus à des chambres mais à des dortoirs optimisés, comme ici :

Photo sur laquelle tu vois même qu’on optimise les paires de draps moches achetées 5 euros l’ensemble à l’opération blanc de la supérette du coin, mais qui en attendant sont bien pratiques pour faire des lits vite faits sur lesquels les gamins arrêtent pas de sauter parce que c’est rigolo, voire se lâcher quand ils sont pas en âge d’aller sur le pot mais que leur mère parfaitement indigne s’en cogne (en fait, si, il est en âge, le n°3, mais veut rien savoir. Et le premier qui dit « fils à sa mère »… il aura raison… (part pleurer sa misère dans un coin du blog)).

C’est aussi ça, les réunions d’amis ou de famille l’été, dans le Sud :

Des platrées de pâtes qui ressemblent pas à grand chose, mais lesquelles dans l’assiette rendent toute la saveur qu’elles avaient caché jusque là. Tu sais pas toi, mais ça peut être vachement romantique une platrée de pâtes. La preuve.

Et puis, les vacances entre amis, la visite de la famille, le Sud, la chaleur, le soleil, ce sont aussi… les barbecues. Alors moi, j’aime pas ça. La viande, bof bof. J’en mange, mais je peux m’en passer. Jusqu’à ce que mon corps réclame sa dose minimale. Toutes les semaines quoi. Alors le barbecue… Et depuis que l’ex n’est plus dans les parages, forcément, les barbecues sont en berne. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot : il ne sera pas prouvé que Plume ne réussisse pas son premier barbecue finger in the nose. Regarde bien ça :

Et bien tu vois, là, c’est le tout premier barbecue… où j’ai retourné la viande avec mes blanches mains, munies d’une fourchette. J’avoue, inculte en la matière, j’ai du redemandé à l’ex (enfin, il l’a fait de lui même, même pas eu besoin de verbaliser, si c’est pas beau) de me montrer, une seule et unique fois, comment on préparait la base qui sert à cuire les aliments, j’ai nommé, ici bas, les ceps de vigne et autres charbons. J’ai tout bien vu, tout bien compris aussi que c’est pas moi qui m’y collerait la prochaine fois. Sûr et certain. En attendant, admire lecteur, cette belle viande élégamment posée sur la grille… c’est moi qui l’ai fait.

Ah oui, et y’a aussi aut’chose que j’ai fait, de mes blanches mimines. J’ai réussi à maintenir en vie ceci :

Alors tu ricanes, tu ricanes, devant ces frêles fleurs gaiement colorées…. mais, sais tu seulement ce que ces plantes ont traversé pour en arriver là ? ben non ! t’en sais rien du tout, alors ferme là, et lis bien ce qui suit, c’est digne de… ben digne de moi.

C’est mon frère et son petit colibri qui m’ont offert ces jolis plants quand ils sont passés me voir (ben oui, on reçoit pas mal dans le Sud, pendant l’été, c’est pas une légende rurale, loin de là) et après 3 jours passés sur la terrasse, à l’abri hein, quand même, du soleil, sur les 6 plants, y’en a deux qu’ont commencé à faire la gueule : évidemment, fallait s’en occuper et les rempoter. Chose faite, figurez-vous que n°3 m’en voulait de ne pas l’avoir invité à la fête : lui aussi il aurait bien trempé ses mains dans le terreau collant (beuuuurk) et planté des zolies fleurs pour maman. Mais non, sa sale bête de mère l’a complètement oublié. Alors, qu’à cela ne tienne, il s’est fait un trip tout seul : il a tout balancé par terre. Crie pas lecteur, c’était de l’art en fait, il essayait d’harmoniser le rose, le vert et le noir sur le gris de la terrasse, et comment dire… c’était franchement nul. Surtout au bout de la troisième fois, où j’ai quand même eu l’éclair de génie de lui faire remettre (ultra maladroitement et à refaire, mais c’est pas grave) les plants dans le bac à fleurs et le terreau par dessus. Ben depuis, tu le croiras ou non, il y touche plus. Et mes fleurs qui tiraient grave la tronche après tout cet art abstrait, ben elles sont toutes belles…

Ah pis j’ai aussi appris que mon n°2, mon coeur tendre, ma brutasse, était prêt à être père. Il a joué pendant les deux jours au papa et à la maman avec la grande qui a débarqué (du même âge que lui, hein, je précise, pas de détournement de mineur, ils ont 4 ans et demi chacun). Et vous savez ce qu’ils sont capables d’engendrer de nos jours, comme gnome monstrueux ? Ca :

Voilà. J’ai l’immense honneur, l’intense joie, de vous présenter mon petit-fils (non, tais toi, il n’y a aucun air de famille, et encore moins dans la silhouette, je ne te permets pas. Et laisse ses oreilles tranquilles, on t’a rien demandé.). Après, quand on sait qu’on a vécu ces deux jours au rythme de ça (vive les mioches et Ronny qui leur veut du mal), ben tu sais que le petit, il sera jamais tout neuf. Ses parents, oncles et tante étant déjà barrés (sans parler de sa grand-mère, c’est à dire, moi), c’est mal parti pour lui.

Sur ce, nous allons entamer les dix derniers jours de vacances, qui vont permettre de reprendre le rythme tranquillement, histoire que tous mes numéros ne se couchent plus à minuit passé la veille de la rentrée et que l’on ne marche plus sur des pots de yaourts vides dans la cuisine quand il s’agira de manger un petit déjeuner équilibré. Faut aussi marquer les affaires de classe et recommencer à regarder les instruments de musique. Youpi. La rentrée arrive…

Voilà lecteur, une bonne grosse tranche de ma putain de vie top classe, tellement qu’elle est belle qu’elle fait tout le temps envie. Je sais, c’est dur pour toi, mais c’est la triste vérité. Allez prends lecteur, prends, et reviens, surtout. Y’en aura encore, et pour tout le monde.

Deux journées ordinaires dans une vie extraordinaire…

Entretien avec un rêveur

Premières réponses

Tu dis être parti en vrille après le choix de ta formation, tu voulais parler de tes premiers émois ou de tes choix professionnels (ou des deux) ?
Les deux… j’ai travaillé 3 ans en tant que salarié… j’étais avec quelqu’un… j’avais une voiture… une petite maison… j’ai tout arrêté et je suis parti 2 ans en coopération au Togo…

L’Afrique, les voyages à répétition… je ne vais certes pas être très originale sur ce coup là, mais j’aimerais bien en savoir plus, les endroits où tu es parti, ce que tu en as retiré…
Donc le Togo et ensuite des petits voyages en Europe de l’Est, au Maroc… j’ai travaillé sur Londres, Madrid, Paris… J’en ai retiré une liberté extrême et le sentiment que tout était possible… une grande ouverture d’esprit et le sentiment qu’il n’y avait pas de vie plus « juste » ou « normale » qu’une autre… Ce que semble oublier la plupart des gens… ils pensent toujours que ce qu’ils vivent est ce que l’on doit vivre…

Tu parles de tes théories, de ta vision de la vie, d’une philosophie qui t’est propre, et que l’on écoute avec attention mais qui ne se partage (visiblement) pas si facilement… mais penses-tu avoir trouvé les bons gestes, les bonnes images pour faire passer l’envie, la distiller à celles que tu convoitais et/ou qui partageaient ton quotidien ?
Je ne sais pas trop. Beaucoup de personnes sont d’accord avec moi ou intéressées mais finalement personne ne souhaite changer ses habitudes. Par peur, je crois. Par facilité aussi. Et parfois par conviction tout simplement. Quand je dis que je vais dans les Pyrénées, neuf fois sur dix, on me dit « c’est génial, je t’envie, tu as bien raison… mais moi je ne pourrais pas ». Ca me fait rire… Je n’en veux à personne. Nous avons tous nos parcours. Par contre, je souffre qu’on soit d’accord avec moi, séduit par ma façon de vivre mais qu’au final, personne ne s’engage vraiment… Surtout que cela reste ouvert. Je ne souhaite pas forcément tout remettre en question ou vivre sur la route… j’aimerais juste des projets en commun, petits ou grands… des choses fortes… Je respecte les gens qui ont des passions et qui les vivent. Je respecte aussi ceux qui aiment vraiment leur boulot… mais je ne respecte pas les gens qui ne sont pas épanouis et qui ne changent rien… moi, je ne peux pas vivre ça, j’ai l’impression d’attendre la mort…

Je me suis interrogée sur ma position aujourd’hui, dans l’hypothèse où je serais libre de mes mouvements plus d’une semaine d’affilée (!), donc sans enfants, sans engagement professionnel, et te rencontrant, avec tes belles histoires (dans le sens noble du terme) et tes rêves à vivre… et je pense comprendre (au moins un peu) les femmes qui freinent des quatre fers devant la réalisation de ce qui ne représentait pour elles que de jolis contes à idéaliser (ou un cadre à admirer au dessus de la cheminée)… je ne les connais pas, bien sûr, je ne te connais pas beaucoup plus à vrai dire (…)
Développe, ça m’intéresse… J’ai toujours pensé que cela rendrait heureuse une femme ce que j’ai à donner… mais je me suis trompé… Je commence surtout à comprendre qu’elles ont besoin d’un nid douillet et d’un homme rassurant… C’est complexe. Parce que si tu es trop pantouflard, ça ne va pas… trop aventurier non plus… Elles ont aussi maintenant besoin d’avoir une vie professionnelle épanouissante, d’être mère, amante… Quel boulot ! Et si tu vois et que tu ressens vraiment la mort, la vie n’a pas de finalité en soi… donc autant qu’elle soit comme un conte… d’où ma théorie de « rien n’est important (puisque l’on va mourir) donc tout l’est (vivre avec passion, sans oublier que cela ne sert à rien, que tout est futile…) »

(…) mais disons que tu sois sans défaut (?) et que le seul handicap dans ton projet de vie soit ton désir de vivre l’intense, ta boulimie d’expériences si possible enrichissantes… mettons nous à leur place une seconde… tout cela est synonyme d’envies à assouvir, de tourbillon d’émotions, de constante nouveauté… et cela peut aussi induire que ce qu’elles apportent, à votre relation et à toi même, ne suffit pas… pour peu que la plupart soit des génitrices dans l’âme et l’étincelle doit à tout jamais rester sous verre…
Tu as raison. Je n’avais jamais vu ça sous cet angle… Je crois que je dois faire peur des fois… J’imagine que cela doit un peu tétaniser… on me dit souvent que je suis extrême ou exigeant… Ce que je ne ressens pas vraiment, mais cela doit être une façon de me dire « je n’arriverai pas à te satisfaire… je ne sers à rien dans ta vie… ». Je ne sais pas quoi en penser. Je ne sais pas comment expliquer que mon bonheur c’est de partager mon monde… de donner… pourvu que l’on apprécie réellement ce que j’ai a donné… Et plus encore, j’aimerais qu’on me prenne aussi un peu par la main pour m’emmener dans des « mondes » que je ne connais pas. Ma psy me dit que je cherche mon double… Je ne crois pas mais peut-être un peu plus proche oui. Enfin, au moins quelqu’un que je ne dois pas convaincre… ça serait déjà pas mal.

A 20 ans, je t’aurais suivi sans une seconde d’hésitation, géographiquement, spirituellement… tant qu’on me laissait (laisse) mon libre arbitre, j’étais (je suis) à l’affût de nouvelles expériences… aujourd’hui donc (je continue le fil de ma pensée), je sais que, alors même que mes projets de procréation sont déjà (bien !) réalisés, l’âge, l’expérience (la vie en somme) font que je ne me jetterais plus à corps perdu dans une aventure, pour en vivre le meilleur comme le pire, car c’est aussi ça vivre le jour présent, redécouvrir le sens de la vie, encaisser le bon comme le moins bon (ce que je vis aujourd’hui, à une moindre échelle je te l’accorde, mais qui n’en enlève pas moins le piment aux situations).
Je comprends. J’ai eu cette envie avec mon ex. Me poser un peu… C’était très agréable. En fait, mon idéal serait d’avoir une petite maison comme un petit port pour prendre le temps, faire des choses simples… puis de temps en temps partir sur un projet… Il ne faut pas croire que je suis un fou furieux… j’ai rencontré des vrais aventuriers et je serais bien incapable de réaliser ce qu’ils font. J’ai toujours bien organiser mes projets… Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles… Il faut se jeter à corps perdu dans des aventures (avec l’expérience, on apprend à reconnaître les pièges et à les éviter…). Il faut ressentir encore et encore de vraies émotions, même fortes… c’est ce qui fait la vie. Si on était pas vraiment malheureux un jour comment pourrait-on être vraiment heureux un autre ?

Alors oui… à 17/25 ans, le temps des copains, des amourettes et de la vie au jour le jour… arrive ensuite le temps de la trentaine, des projets de vie qui finissent de se dessiner et qui se conforment pour la plupart à « metro/boulot/dodo… enfants »… et puis il y a les « marginaux », qui n’ont en fait de marginal que le mérite de ne pas avoir oublié leurs rêves, leurs envies et ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue… il n’en existe pas qu’un, de ces rêveurs… mais la probabilité pour que des représentants des deux sexes se rencontrent et fusionnent se réduit avec les années qui passent pour chacun d’eux… cela n’empêche qu’il en existe toujours… et qu’à 34 ans, une vie est très loin d’être terminée…
J’espère, oui. Je me fatigue un peu aussi parfois… mais j’essaie de garder un peu de fraîcheur. Je suis de nature optimiste. Et je me laisse guider par mes envies. J’ai une bonne étoile dans l’ensemble et je crois à la vertu de toujours essayer. On a rien à perdre… les adultes ont peur de se planter… Ils estiment souvent qu’ils n’ont plus rien à apprendre. Et ils ne veulent plus montrer qu’ils peuvent encore « tomber du vélo sans les petites roues ». Je n’ai pas cette orgueil là et j’adore apprendre des choses que je ne connais pas du tout. Comme un enfant. Mais, c’est vrai que le temps passe et cela me fait un peu peur. Il faut l’apprivoiser.

Pour finir, les Pyrénées, un break loin de tout ce qui peut te peser, c’est vraiment la bonne opportunité pour te recentrer, tu es un chanceux dans ta peine… as-tu déjà eu l’occasion de faire ce genre de « point » ?
C’est drôle que tu m’estimes chanceux. Cela fait un an que je prépare ça. Je me suis séparé de tout mes biens. J’ai arrêté mon boulot. Je n’ai plus de maison. Je me suis lancé dans le vide. Ce n’est pas de la chance. C’est une volonté. Et j’ai peur mais je l’accepte. Je préfère un peu de peur et d’excitation que de la dépression… Et oui, j’ai déjà fait ce genre de choses. En partant en Afrique, en me mettant à mon compte. En voyageant. Et puis cela fait quinze ans que je vais dans les Pyrénées me ressourcer et que j’apprends à comprendre ce qu’ils vivent…

Le rêveur à Plume…